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Into Darkness ft. Moon Yorell
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Force (1) ~ Perception (4) ~ Endurance (4) ~ Charisme (5)
Intelligence (6) ~ Agilité (8) ~ Chance (2)

"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



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MessageSujet: Into Darkness ft. Moon Yorell Mar 7 Nov - 19:46
Into Darkness
Let me be your light
Sourd murmure, comme un tabou, dont tout le monde avait néanmoins connaissance, depuis quelques semaines, nous étions de retour. Depuis quelques semaines, nous avions été libéré de notre quarantaine. Liberté mitigée, surtout pour ta personnage, qui se refusait à sortir de sous terre. Tes états d’âmes faisaient rumeurs à travers les couloirs. On te disait souffrait. On te disait dément. Tes nuits au sommeil des plus agités, à ce qui se racontait, tes éclats de voix traversaient les parois. Le repos de tes voisins, tu troublais. À l’instar des défunts qui venaient hanter le tien. J’avais eu vent de ta souffrance. J’avais eu vent de ton appétit qui s’en était allé. Je devinais ton renfermement, encore plus grand qu’auparavant.

Je te cherchais. Puisque tu ne semblais être nulle part. Puisque l’ombre que était devenue n’avait été aperçu de quelques témoins ayant croisé mon chemin, je m’en allais vers le seul endroit où j’étais persuadée de te retrouver sans me tromper : les écuries. Un parfum si atypique flottait dans l’air. Une odeur agréable à mes narines et le doux ronronnement des mandibules qui berçaient le lieu. Tout semblait si paisible, moi-même qui n’était cavalière, j’y reconnaissais un refuge attrayant. Sans un bruit, l’allée de box, je longeais. Une tête sortit de par-dessus sa porte. Bel animal venu me saluer mué par la curiosité. M’imaginais-je, cette perle de mélancolie dans son regard, tandis que de ma main, je caressais son chanfrein. Doux pelage, pour eux, j’éprouvais de la peine de les savoir enfermé sans pouvoir sentir le rayon du soleil sur leur robe. Je reconnaissais mon nouvel ami de l’instant comme étant une ancienne monture de l’unité E. Comme étant désormais, orphelin de son père humain. Dans un murmure, ma tête contre la sienne, je m’excusais : « Navré de n’avoir pu te le ramener… » Culpabilité qui nous poursuivait, pourquoi portions-nous si lourdement le fardeau de ces pertes pour lesquelles nous n’étions fautifs ? Et pourtant, il restait bien là, ce sentiment, bien présent, certainement encore plus oppressant dans ta poitrine que dans la mienne.  Un baiser déposé entre les naseaux de l’animal bien docile, je le quittais. En direction de ta personne, si ma supposition s’avérait bonne, je marchais. Lorsque depuis les ténèbres qui t’enveloppaient, ma présence tu remarquerais, tu me chasserais. Je n’en doutais. Mais j’étais habitée de ferme détermination de rester. Parce que j’étais, dans cet Abri, la plus à même de te comprendre. Je ne saurais prétendre être ton égal. Au contraire même, n’étions-nous pas de parfaits opposés. Une fois encore dans notre façon de combattre nos sombres souvenirs, toi, tu restais proscrit dans l’obscurité, tandis que pour ne pas étouffer, j’avais à nouveau couru dans les Terres Désolées dès qu’il me le fut permis. Hâtant même cette permission. Je ne saurais partager l’intégralité de tes pensées. J’avais conscience de la différence de ce que nous avions vécu, tous les deux. Mais connaissais-tu d’autres yeux que les miens en celui pour avoir été témoin de ce qui s’était passé ? Pour te regarder sans te juger ? Alors, pas à pas, lentement, du box de ton précieux animal, ton ami le plus fidèle, ton cheval, je m’approchais. Ma présence, je te révélais.  


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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell Jeu 9 Nov - 18:21
Into Darkness
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Rien n'est plus fort en ce moment que ce sentiment de ne pas être chez soi. De ne pas être à la maison. Je n'ai même plus la notion du temps. Des jours ont passé, des semaines peut-être, mais je ne saurai dire la date exacte d'aujourd'hui. C'est horrible. Je me laisse porter par le peu d'humanité qui me reste. Ca me ronge, ça me tue. J'ai de nombreuses fois supplié pour qu'on m'euthanasie, dans mes crises de folie, alors que les médecins m'attachaient avec des contentions sur le lit d'hôpital. Qu'on m'euthanasie, qu'on me tue, tel l'animal que je suis devenu. On m'a entendu hurler, pleurer, devenir de plus en plus aliéné par la réalité de ma situation. Malade ou non, c'est surtout dans ma tête que tout se passe. J'ai même été incapable de reconnaître mon grand frère, l'unique lumière rassurante dans ma pénible vie. Que suis-je devenu ? Une ombre difforme. J'ai passé presque toute la période de quarantaine sous sédatifs pour permettre à tout le monde de travailler dans le calme. C'est tellement plus simple d'endormir la douleur... C'est comme brûler à vif en permanence, sauf que c'est mon cerveau qui crame. Je n'ai jamais eu autant envie de mourir.

Lorsque la période de quarantaine s'est terminée, on nous a relâchés. Je n'ai jamais cherché à côtoyer qui que ce soit. Mon corps traine dans les couloirs. Je ne me rends jamais au réfectoire pour manger, bien que j'avoue en avoir besoin. Notre période de captivité nous a pas mal amaigris, et il nous faut reprendre des forces. Mais je ne le mérite pas Je n'en suis pas digne. La journée, je ne fais que souffrir en silence. La nuit, c'est ce que je redoute le plus. Je ressasse sans cesse ce calvaire, cette douleur, ce dégoût de moi-même. J'ai encore le goût âcre de la cuvette dans la bouche. J'ai encore l'odeur forte du sang sur mes mains. J'ai encore le bruit sourd du coup de feu lorsque j'ai appuyé sur la détente. J'ai encore la vision nette de la merde dans laquelle on croupissait. Je n'y arrive pas. Je me réveille en hurlements, en sueurs, en pleurs, priant je ne sais quels dieux pour mettre fin à mon cauchemar. C'est comme si une entitée supérieure voulait me punir d'avoir tenu ce flingue, d'avoir tué ce type. Au final, je ne vaux pas mieux que les autres.

Le seul réconfort qu'il me semble avoir trouvé, c'est la compagnie silencieuse de mon compagnon de route. Je ne saurai expliquer comment, ni même pourquoi, mais Susanoo est ce qui me permet de survivre, plus que de vivre. Alors, depuis quelques jours, j'ai élu domicile aux étables, dans le box de ma monture. De la paille et une simple couverture me permettent de tenir dans mes nuits agitées. Personne ne s'en soucie, personne ne cherche même à me raisonner. C'est comme parler à un mur. A un corps sans vie. Je fixe les planches de bois dans un silence de plomb, me concentrant sur les bruits ambiants que font les chevaux. Puis, des bruits de pas. Je tourne seulement mon regard vers la sortie du box, allongé sur le côté au fond, sur une botte de paille. Lorsque Yeonwoo apparaît dans mon champ de vision, un long soupir traverse le lieu. Un soupir qui veut en dire long. Yeonwoo, ce pot de colle ambulant qui refuse de comprendre que j'ai besoin d'être seul. Susanoo fait barrage, avec sa tête difforme et son regard livide. Il serait probablement prêt à la faire fuir à n'importe quel instant. « Dégage. » Sec, abrupt, je fais en sorte que son désir de me voir se transforme en rancoeur envers ma personne. Et cela vaut mieux pour elle, car elle risque de faire la conversation avec une porte de prison. 



☆☆☆ ce sont des mots prononcés au hasard qui m'ont tout révélé.
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Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell Sam 11 Nov - 12:02
Into Darkness
 Le ciel d’orage planait au-dessus de l’écuries. Au fil de mes pas, les sombres cumulus se rapprochaient en silence. Leur poids sur mes épaules, je les bravais me sachant en proie à la foudre qui finirait s’abattre sur moi. Et le tonnerre claqua. Du son de ta voix, d’un implacable rejet tu m’assénas. Je n’en doutais pas. Je ne m’en surprenais pas, je commençais à te connaitre. Notre sinistre sort, où nous n’étions plus des êtres vivants mais pas encore des morts, nous avait permis de découvrir la véritable essence les uns des autres. Plus encore que si nous avions fait équipe pendant de nombreuses années. Toi et moi, nous nous opposions, pour cette raison que je ne pouvais te laisser sombrer sans essayer de te rattraper. Tu m’avais sauvé alors, à ma façon, je te le rendrais. Ta langue et celles des autres proclameront certainement mon entreprise vaine, mais si je ne suis celle qui s’y attèle, qui le ferait ? Existe-il de détermination et de persévérance égale à la mienne ? A toi, je m’accrocherais. Je me raccrocherais et reviendrais aux propres origines de ma personne : Ra On.  « On dit s’il te plait. » Ce fut à son tour que ma voix résonna en réponse à la tienne. Les mains sur mes hanches, je te fixais fermement, un petit air mutin dessiné sur mes traits. « Yeonwoo, dégage, s’il te plait » D’un mouvement de tête, je manifestais mon absence d’approbation. Les derniers pas, je franchis jusqu’à poser ma main sur la porte du box. Je remarquais les oreilles de ton animal qui se couchait, mais je continuais jusqu’à ouvrir le loquet et écarter la porte dont je me reculais ensuite. Seule à présent, la chaine de sécurité constituait la frontière entre vous et moi. Je concédais de rétablir la distance par quelques pas en arrière, puis en tailleur, je m’asseyais. « Et comme il ne me plait pas… » Sur ma poitrine, mes bras, je croisais. Mon minois se renfrognait.  Je te fixais, quelques instants, ainsi avachi, t’abandonnant de ton propre chef dans les flammes qui te rongeaient. Puis, mes muscles se délièrent. Lentement, mes bras retombèrent. Mon expression et ma voix s’adoucirent.  « Depuis combien de temps n’as-tu pas bougé d’ici ? » Mes mots ne s’imprégnaient de reproches, juste d’inquiétude. Un soucis sincère à ton égard. Mais, croyais-je vraiment en un espoir que tu daignes me répondre ? Un soupir franchit mes lèvres. Mes yeux se baissèrent que pour mieux se relever, déterminés. « Bien, si tu comptes rester muet, je continuerais de faire la conversation toute seule. » J’avais à mon actif, des années d’expériences en la matière. Si tu t’imaginais être  la première porte de prison que je rencontrais. Métaphoriquement, elles devaient encore plus nombreuses qu’au sens propre. Au quartier général de la Main Rouge, il y avait certainement plus de coeurs et de bouches scellés que de cellules qui le composait.  « De quoi pourrais-je bien te parler d’intéressant… » Index sur mon menton, je réfléchissais à ce que nous ferait, me ferait un bon sujet de conversation.  « Oh ! Et si je te comptais une histoire ?! » Quitte à parler seule, te narrer un récit me semblait le plus approprier, d’autant plus qu’en ce domaine j’étais particulièrement douée. « Laquelle choisir… » J’en connaissais des centaines, voire peut-être des milliers. Dans ma mémoire, j’essayais de les rassembler. Un tel exercice m’avait manqué bien que j’eus l’occasion d’y renouer au chevet de Ji Wook et Hana. Alors, je m’inspirais de l’une qui leur plaisait  « Tu connais la légende des étoiles amoureuses ? » J’aurais pu t’énoncer un conte à valeur moralisatrice plus significative à ton condition, mais je ne le voulus. Pas pour commencer. Plus en douceur, je devais d’abord d’amadouer. Ou peut-être t’exaspérer en franchissant la barrière de ta patience. Quoiqu’il en soit, je me mis à conter cette histoire de romance. Je me plaisais à te faire entendre ma voix. Je renouais avec de lointains souvenirs où cette mélodie en récit apaisait les esprits les plus tourmentés. Sous le masque de Yeonwoo, je réveillerais cette enfant qui commençait à se perdre en chemin. Ce serait en m’évertuant à être une petite lueur dans tes ténèbres que je pourrais moi-même me rappeler qui je suis.   


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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell Lun 20 Nov - 1:09
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Aucun son ne franchit mes lèvres. Seul mon regard peut parler pour moi, et il atteste de mon envie pressante de lui faire quitter les lieux. Si je me suis réfugié ici, c'est justement pour éviter que l'on m'importune. Plus le temps passe, et moins j'éprouve de la compassion pour Yeonwoo. Mon destin a pris un drastique virage depuis notre calvaire subi au hangar désaffecté. Je les vois encore, au creux de mes paupières. Les flammes qui montent, qui illuminent notre chemin vers une mort certaine. Et la fumée qui brûle mes bronches, qui étouffent mes poumons. J'ai voulu mourir en me croyant condamné. Et pourtant, j'avais sorti tout le monde de là, même Yeonwoo, une fille fort détestable maintenant que j'y repense. Incapable de garder sa langue de sa bouche, qui s'accroche à tout ce qui est méprisable de l'espèce humaine. Mais je l'ai sauvée. J'ai sauvé tout le monde, sauf moi-même. Sauf Hyun Ki. Frisson. J'entends encore le coup de feu dans ma tête. Et mon regard fou se poser sur son cadavre encore tiède. Il est mort. Il est mort, putain. Je l'ai tué. Non, plutôt, je l'ai achevé, sauf que je me refuse de l'admettre. Je crois que je suis devenu fou. Et dans ma démence, ma réalité s'est déformée au point où tout me parait détraqué. Jamais je n'ai autant voulu qu'on m'anesthésie, qu'on me libère du poids de ma culpabilité. Je ne hurle plus de vive voix, mes soubresauts se font silencieux dans le creux de ma poitrine. J'ai envie de mourir, pour ne plus jamais être vivant.

Et l'ignorance me frappe. J'ai appris à l'oublier, cette présence indésirable. Sa voix fluette qui anime les boxes du niveau un. La porte du mien ouverte, assise en tailleur, elle se met à parler toute seule mais moi, cela fait bien longtemps que je ne l'écoute plus. Mon regard est fixé intensément entre deux planches de bois, laissant mes démons intérieurs me grignoter. Ca fait mal. Je sens la haine me piquer dans les doigts, et les larmes me monter aux yeux. Que je suis fatigué. Que je suis affamé. Que je suis dépité. L'eau salée coule le long de ma peau sèche et irritée par la paille. Je ne vaux rien. Si deux étoiles sont vouées à s'aimer, alors je ne veux pas en être une. Je ne suis pas une étoile. Je ne brille pas. Moi, je suis plutôt un trou noir prêt à entraîner tout le monde dans ma chute. J'aurais dû le faire tant que j'en avais encore l'occasion. Je suis sûr qu'il restait encore des balles dans le chargeur, putain. Et ça fait mal de repenser au passé, de regretter le passé. Ma gorge se serre, un grondement se fait entendre. Je la déteste. Je la hais de s'évertuer à vouloir me sauver alors qu'il n'y a plus rien à faire. « Pour la deuxième fois: dégage. » Son histoire ne me touche pas, malheureusement. Ce n'est pas comme ça qu'elle pourra m'aider. Et le seul moyen d'y parvenir, c'est de me laisser tranquille.



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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell Lun 20 Nov - 16:11
Into Darkness
 Réaction prévisible, tu demeurais insensible à la jolie histoire que je te contais. Ma volonté n’était d’user d’une histoire qui pourrait te toucher, qui pourrait t’atteindre. J’espérais à peine que tu daignes m’écouter. Mon souhait consistait simplement à te tenir compagnie, à te témoigner d’une présence. Que tu n’étais pas seul et abandonné. Peut-être aussi que je cherchais après ta propre présence toi qui savais mieux que personne en cet Abri ce que j’avais subi. Mon récit, par le son de ta voix, tu interrompis. Un soupir, à ton instar, je me répétais : « Pour la deuxième fois : On dit s’il te plaît ! »  Mes mains sur les hanches, d’un mouvement de tête, rictus aux lèvres, je manifestais l’expression d’un mécontentement avant qu’une pointe de malice ne s’affiche : « Et comme on dit jamais deux sans trois… »  Ne devrais-tu pas enchainer directement afin de pouvoir changer de disque par la suite ? Attendrais-tu que j’eus entamer une nouvelle histoire à te raconter juste pour le déplaisir de la couper ? « Essaieras-tu de varier la prochaine fois avant de te transformer en perroquet ? » Et mon imaginaire m’emporta déjà. Mes yeux se levèrent en direction du plafond, me représentant le vol de cet oiseau aux ailes si colorés, m’inspirant des illustrations imprimées dans les livres. « Ça devait être beau les perroquets ! » Quelques instants, je rêvassais, me remémorais toutes les images que j’avais pu voir, toutes lignes que j’avais pu lire à leur sujet. Puis, derechef, sur ta personne mon regard redescendait. « Tu crois qu’il en existe encore ? » Oui, je m’obstinais et m’obstinerais encore longtemps à te faire la conversation quand bien même tu t’acharnerais à refuser de me donner la réplique. « Si j’en avais eu un là, j’aurais pu te le laisser afin de me remplacer pour continuer à te faire la conversation pendant que je retournerais vaquer à mes occupations ! » Je tirais la langue discrètement entre mes lèvres polissonnes. Cependant, sur ma sincérité, je revenais ensuite : « Bien que non, je préfère être là, avec toi… » Tu ne le comprendrais certainement pas mais c’était vrai…

Silence qui retomba, durant une poignée de secondes, je vous observais : toi et ton si loyal compagnon. À nouveau, d’une voix cette fois encore plus douce, plus discrète, je te demandais : « Pourquoi ne le vois-tu pas ? »  De mes yeux, je désignais ton entier dont la tête reposait au-dessus de toi. « Pourquoi le laisses-tu pas panser tes maux ? Tu ne vois pas comme il aimerait pouvoir t’aider à les surmonter ? »  Il reste là près de toi. Il apprécie ta seule présence. Quand tu es là, il peut dormir autrement, mais parce que tu souffres, il ne peut être confortable non plus. Ton anxiété, tu la lui transmets et je me doute que l’esprit extirpé de ton brouillard, tu le saurais bien mieux que moi. « Il la ressent lui aussi… »  Ta peine est la sienne, pour la simple raison qu’il t’aime. Les théories peuvent varier sur la sentimentalité des animaux mais une chose était certaine, ils étaient réceptif. Tu étais son repère. Il a besoin de toi, alors, s’il le faut pour te relever, il sera là, ton plus fidèle soutien. « Puisque tu hais les humains, puisque tu te hais toi-même, est-ce que même lui, tu ne l’aimes plus ? » Et si tu me répondais par la positive, je demeurerais persuadée du contraire. « Tu ne veux pas vivre et te relever juste pour lui ? » Une façon de pensée comme j’en étais en vérité que trop habitée, celle qui me portait pour garder l’envie de vivre, de survire, malgré tout. Peut-être que dans ton cas, ce n’était qu’un cheval. Mais puisque c’était toi, c’était bien plus qu’un cheval ! 


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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell Dim 10 Déc - 0:50
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Let me be your light
Elle court, elle court la maladie de l'amour. L'amour malsain de se jeter dans la gueule du loup, de plonger dans les ténèbres et la noirceur du pelage court de ma monture. L'amour malsain d'haïr tout le monde, d'en vouloir à la terre entière et de me blâmer continuellement, éternellement, pensant obstinément être incompris. Parce que ça fait mal, ça fait tellement mal de s'en vouloir. Je revois ces visages que j'ai dû laisser derrière moi. Mes compagnons de route, mes camarades d'exploration. Ils ne sont plus que des cendres qui voyagent au gré du vent, dommages collatéraux d'un fou furieux, d'un fou à lier, d'un fou du roi. Elles courent, les flammes, sur mes bras et mon visage. Mes pupilles font miroiter ce feu crépitant, cette lumière qui obscurcit nos sens. Frisson. De fines perles de sueur glissent le long de mon visage. Je scrute le bois travaillé de l'étable de ma monture, le coeur au bord des lèvres, la fièvre au bord du précipice. Elle dit vouloir rester avec moi, mais à quoi bon insister lorsque je lui fais clairement comprendre que sa présence ici, à mes côtés, m'est tout sauf bénéfique ? Je ne peux m'empêcher de ressasser ce passé que nous avons en commun. Les rires glauques, les complaintes des sacrifiés, les cris des grands brûlés. Ca cogne dans ma tête comme les cymbales d'un soleil de plomb. Ca me brûle, ça me déchire, ça me détruit. Et elle court, elle court la maladie de l'amour.

Mon corps entier commence à trembler par l'impatience qui me gagne. Dans un sursaut étouffé, je reporte mon regard sur sa silhouette beaucoup trop maigre pour elle. Elle est douce au toucher, le visage délicat, ses doigts fins parcourant avec attention sa peau sèche. J'ai mal. Elle me fait mal à me parler de ce dont elle ne connait rien. Que sait-elle de ma relation avec Susanoo ? Que sait-elle de ce mal qui me ronge et qui ne concerne en rien l'étalon qui me borde chaque jour depuis mon retour des flammes de l'enfer ? Je pousse d'un mouvement vif du bras la couverture urticante. Je quitte la botte de paille sur laquelle j'étais échoué depuis des jours. Je tremble, titube, les yeux rouges et la haine sur mon visage. Je suis prêt à lui faire du mal, à réunir mes dernières forces pour enserrer ce cou qui ne cesse de s'exprimer. Je veux broyer ses os, voir le sang pulser dans le blanc de ses yeux et la voir souffrir pour n'être qu'un poids sur mes épaules. Je m'approche vivement de l'entrée du boxe, me bloquant à quelques centimètres de son visage de princesse. Je la déteste. Je la hais. Je veux la tuer. Mais quelque chose au fond de moi m'y empêche. La maladie de l'amour, la maladie de la compassion, la maladie d'avoir été ensemble dans ce calvaire. « Je ne t'aime pas Yeonwoo, et quand tu comprendras ça, tu verras que tu n'auras plus besoin de venir perdre ton temps ici. » Je me retourne ensuite pour lui faire dos, serrant mes bras contre moi dans un sanglot étouffé. Je me déteste de me sentir aussi vivant. « Je ne vaux la pitié de personne... » Et je ne vaux certainement pas son affection.



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"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell Jeu 14 Déc - 16:18
Into Darkness
 Fus-tu, par mes mots finalement touché ou révulsé ? Quoi qu’il en fut, j’en constatais un premier progrès. Toi qui te relevais. Toi qui sur moi fonçais. Et je ne bronchais. D’un millimètre, je ne cillais malgré toute l’ardeur, toute la fureur qui semblait animée ton corps. Que tu me saisisses, que tu me violentes ne me ferait regretter. D’un seul pas, je ne reculerais. Ne te retiens pas, aux coups j’ai été bien plus accoutumée que tu ne puisses le soupçonner. Pourtant, au dernier instant, tu te figeas. Ton intention tu raisonnais, signe que tu ne te faisais pas encore bête assoiffée de sang. Tu me dis ne pas m’aimer, mais sur mes lèvres, se fut un doux sourire qui se dessinait. Fin et apaisé, tandis que ton dos tu me tournais. De ma voix mélodieuse et sereine, dans un souffle, je te rassurais. « Ce n’est pas grave. » Que tu ne m’aimes pas, ce n’était pas grave. « J’ai l’habitude de ne pas être aimée. » Je ne m’en plaignais pas. Je n’en soupirais pas. Au contraire, j’en riais presque parfaitement consciente de ma nature envahissante née d’un besoin de reconnaissance. De l’envie d’être aimée. Mais j’avais appris aussi à être rejetée quand bien même je clamais au déni de la part d’autrui. C’était ainsi que je m’étais construite, moi l’orpheline. Moi qui ne possédais ce socle, ce pilier fondateur nommé famille. « L’affection sincère donne sans attendre de retour. » Parce qu’avant de recevoir de l’amour, j’avais commencé par beaucoup en donner. À ma façon, parfois masquée, parfois revendiquée, par fierté, je prétendais être détachée, mais ô combien à toutes ces personnes j’avais pu m’attacher. Tu en faisais partie. Un pas dans ta direction j’effectuais. Ou tu mentais, ou tu te trompais, mais à ton égard tu ne semblais comprendre ce que je ressentais : « Cela ne s’appelle pas la pitié, mais l’amitié. » D’un second pas encore, je m’étais un peu plus rapproché de toi. Mes maigres bras passèrent, le long de tes flancs. Sur ton ventre, mes mains se rejoignirent. Dans ton dos, entre tes omoplates ma tête tournée de profil je posais. « Pour tous ceux qui ont péri, nous avons le devoir de vivre nos vies… » te murmurais-je, la gorge un peu plus nouée que précédemment. « Parce que nous n’avons pas le droit de la gâcher. » Nous qui étions vivants, ne ferions-nous pas offense aux défunts en rejetant cette vie ? « Il faut se battre, se relever… » Bénédiction ou punition, si nous vivions, il devait bien y avoir une raison. « Nous sommes ceux qui ont le devoir d’agir, de reconstruire car nous sommes les vivants. » En attente de découvrir les volontés de notre destinée, ne devrions-nous pas oeuvrer pour les autres ?  « Et pour tous ceux qui nous entourent, les animaux, les enfants, nous pouvons commencer à changer le monde. » Tu te moquerais certainement, une fois de plus de moi. De ma vision du monde, à l’opposé de la tienne, mais n’accepterais-tu pas t’entendre, d’en prendre ne serait-ce qu’un monceau qui te permettrait de vaincre tes démons ? « S’il nous faut nous repentir, si nous avons une culpabilité à laver, il nous faut le faire en allant de l’avant. Si tu souhaites t’adonner, t’abandonner, ne le fait pas aux ténèbres mais à ceux qui te sont chers. À ceux qui ont besoin d’aide… » J’en avais besoin. Besoin de toi, mon seul ami à savoir, à avoir vécu dans cet enfer avec moi. Tu ne pouvais comprendre ce que cela représentait pour moi d’avoir enfin quelqu’un qui partageait, qui comprenait l’un de mes secrets. Pour la premières fois ces souvenirs secrets, je n’étais pas seule à les garder. 


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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell Jeu 4 Jan - 0:24
Into Darkness
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Chaque mot qui sort de ses lèvres fines de femme me fait l'effet d'une aiguille dans mon corps fatigué. Je souffre, je suis fatigué, et j'ai tout sauf envie de l'écouter me donner son discours de survivante optimiste, car je n'ai pas envie de le devenir. Pourtant je le sais, elle ne veut que mon bien et m'empêcher de sombrer encore plus loin dans le malheur dont je suis victime. Auto-flagellation pour tout ce que j'ai pu faire dans cette bâtisse devenu ruines. Je la déteste, je la déteste tellement de ne pas essayer de me comprendre et de tout simplement me déblatérer un discours auquel je ne m'identifie pas. Rien de ce qu'elle me dit me ramène à la réalité. Seule sa présence m'exaspère et m'enfonce progressivement dans plus de rancoeur envers sa personne. Je n'ai jamais voulu ça. Nous aurions pu, peut-être, être amis, si ce que nous avions traversé ne m'avait détruit. C'est plus fort que moi, je ne peux que la voir affaiblie, condamnée, les flammes autour d'elle et ses cheveux décoiffés, la crasse sur ses joues rondes mais ses yeux pétillants. Cette rare vivacité d'esprit qui a permis, je crois, de sauver des vies. Ce que moi j'ai été incapable de faire. Elle, elle a sauvé un gamin que je désire éliminer plus que de raison. Comme si c'était mal de lui avoir laissé la vie sauve, comme s'il représentait malgré lui un danger pour moi, pour nous, pour l'abri. Frisson. Je me sens encore plus m'alourdir qu'elle s'appuie sur moi pour tenter de me redresser, de me permettre d'aller de l'avant. Et elle m'alourdit les épaules d'un fardeau encore plus dur à porter que le poids de ma culpabilité: se pardonner à soi-même.

C'est tout d'abord une vague de colère qui gonfle dans ma poitrine. Ses mains serrées contre moi, ses bras enserrant ma taille amaigrie, sa tête s'écrasant entre mes omoplates, je fais une réaction allergique à son contact. Comme une crise d'hypoglycémie, au bord de la convulsion, je tremble de tout mon saoul sous elle. J'ai envie qu'elle me lâche, qu'elle disparaisse et qu'elle ne soit qu'un mirage dans ma vie. Parce qu'elle m'affaiblit, et elle me fait devenir quelqu'un que je refuse d'être. Les larmes. Les larmes coulent toutes seules et dévalent mes joues dans des sanglots retenus. Un chagrin que je retiens depuis des semaines. Cette mer salée qui goutte silencieusement et s'écrase au sol parmi les brins de foin. Mes épaules tressautent, mes genoux fléchissent, et je m'échappe de son étreinte en posant mes genoux à terre, enserrant mes bras de moi-même. Je souffre. Je souffre beaucoup trop et je la déteste encore plus de m'avoir rendu si faible. Et je pleure devant elle, me cachant de sa vue assassine. Elle a meurtri mon esprit, elle a meurtri mon âme. « Je n'ai pas envie de changer... Tu n'as pas compris ça ?... » Je n'ai pas envie de devenir quelqu'un de bien, de meilleur. Je n'ai pas envie de m'accrocher à une amitié factice, à un paradis artificiel. J'ai déjà sauté dans la gueule du loup, la corde qu'elle me lance me brûle les mains et sa lumière m'aveugle. Je pose mes mains au sol, me penchant dessus en remplaçant mes soupirs étouffés en de vraies complaintes. Des geignements qui déchirent les remparts de mon sanctuaire. Mais la réalité, c'est que je me mens à moi-même. Bien sûr que j'ai besoin d'elle. Bien sûr que j'ai besoin qu'on m'aide, mais je suis bien trop fataliste et j'ai bien trop de fierté pour l'avouer. Alors ces larmes, peut-être, sont un autre signe de ma détresse. Et je me déteste. Je me déteste d'être ce que je suis aujourd'hui. Un corps sans vie, un semblant de goule, une âme écorchée et un cadavre en perdition. La mort au bord des lèvres, et le diable au corps.



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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell Jeu 11 Jan - 19:50
Into Darkness
Bavarde que j’étais, spontanément, de mes lèvres les mots s’échappaient. Ses pensées qui me traversaient, je ne le filtrais. D’une nature à mentir, en situation sérieuse, je n’étais guère composée. Imperceptible rire nerveux dont ma lèvre supérieure tressauta, j’ironisais intérieurement à ma franchise bafouée par ce mensonge qui constituait désormais ma vie. Mes paroles pourtant sincères, leur accorderez-vous ne serait-ce qu’une once de véracité lorsque la vérité pour sera révéler ? Que mon masque sera tombé. Que pire qu’une espionne vous ayant infiltré, je vous avais tous dupé. Qu’en ce monde, je mériterais presque d’être considérée traitresse à chacun de mes clans. Il en était au moins, qui n’hésiterait à me désigner ainsi, et c’était en partie cette peur de m’y confronter qui me convainquait de rester cachée. Lâcheté dont je n’étais au fond pas dépourvu non plus, je me cachais derrière l’espoir de retrouver l’être aimé avant d’oser. Avant d’agir et recouvrer cette liberté, cette identité que j’affectionnais autant que je redoutais.

Et de ma tête contre ton dos, de mes bras autour de ta taille, je te sentis tressauter. Des muscles se contractèrent et ton corps fléchissait. Tandis que stupéfaite, impuissante, presque affaiblie que toi, mon étreinte se délassait. À terre, je te laissais choir, incapable de t’en empêcher. De résister à la pression de ton poids pourtant bien en deçà ce qu’il eut été. De ce qu’il aurait toujours dû être, si en enfer, tu n’avais pas été fait prisonnier. Si je te retenais, je ne t’abandonnais pour autant tout au contraire. Mon coeur se serra à la vue, au constat de ta détresse qui s’exprimait enfin. Ne savais-tu pas que les larmes se dotaient d’un pouvoir autre que celui conté dans les mythes sur les sirènes ? Gage d’émotions, elles permettaient aussi d’en alléger au moins un soupçon, le coeur trop meurtri pour en supporter davantage. Puisque tu pleurais, tu étais encore humain. Quelques instants, poignée de secondes incomplètes, je t’observais. Je ne savais quel serait le geste qui t’apaiserait ou au contraire t’aiderait peut-être à davantage en déverser. Si tu avais besoin d’un reflet pour tout évacuer, je serais celui-ci. J’accuserais les coups et la violence des mots. Ne pourrais-tu pas m’en parler, moi la seule qui réellement comprendrait ? Qui ne te jugerait ou ne te prendrais en pitié, car notre déshumanisation, je l’avais également expérimentée.

Lentement, mes genoux je fléchissais. À tes côtés, je me postais. Silencieusement face à ton corps courbé, agité par les sanglots qui, je le devinais, certainement l’ébranlait et le meurtrissait. Sur ma joue, une larme roulait. Une larme pour toi. Pour cet ami qui souffrait et que malgré mes discours, j’ignorais comment penser. Pour toi, j’aimerais véritablement être dotée des pouvoirs d’une fée qui saurait effacer le moindre de tes mots.

Doucement, délicatement, sur ton épaule, une main je déposais. Gage de ma présence et de mon soutien. De te témoigner que tu pouvais encore continuer, que tes larmes tu n’avais à contenir jusqu’à un point donné. Plusieurs instants, je patientais. Je me taisais. J’attendais que ne serait-ce qu’un tout petit peu tu sois soulagé avant qu’une nouvelle fois, le son de ma voix ne fende l’air : « Yah ! Cesse donc de faire l’enfant ! » D’une infime tape, mes doigts assenèrent cette même épaule qui était la tienne. Malgré ma gorge quelque peu nouée, je me forgeais un timbre assurée, presque jovial : « Tu crois qu’on ne fait toujours que ce qu’on veut dans la vie ? » Non,  ce n’était pas tes larmes que je moquais mais ton état d’esprit que je pointais. Tu n’avais le droit de tout abandonner. La vie te lançait un défi, tu ne pouvais te contenter de lui rétorquer que tu n’as envie. « Tu peux pleurer, déverser toutes les larmes que tu veux à la seule condition que ce soit le premier pas pour te relever… » À nouveau douce, tu ne saurais me vaincre croire que tu te complaisais dans ta douleur et ton malheur. De toute façon, tu ne pouvais te le permettre, alors soudainement, ma voix se fit bien plus froide et ferme : « Nous vivons en communauté, tu ne peux te contenter de rester fardeau. Soit, tu te ressaisis, tu persévères, soit tu en finis. » J’étais dure. Un jugement implacable qui certainement ne me ressemblait guère mais je connaissais aussi l’aspect impitoyable de la vie, des clans y compris de l’Abri. Chacun d’entre nous bénéficiait d’un logis, d’une ration, un luxe que tous ne pouvaient prétendre. Nous devions, en conséquence, oeuvrer pour le mériter !
 


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MessageSujet: Re: Into Darkness ft. Moon Yorell
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