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Hide & sick #Capishin
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MessageSujet: Hide & sick #Capishin Mer 7 Mar - 3:07

Hide & Sick
ft. Sungie le pas drôle boudeur
Mes mains tremblaient. Dans ce lieu qui m’était aussi inconnu qu’étrange, dans ce bâtiment que certains appelaient « une caserne », je tentais de les apaiser. Le froid, la pluie, la peur, le stress… Tant d’éléments qui avaient provoqué chez moi un tremblement de mon corps tout entier mais c’était bien mes mains qui en étaient les plus touchées. Sèches, abîmées, bien que propres car j’avais dû les laver à mon arrivée. Les blessures lançaient, ma peau tirait, dès que je posais les doigts sur une surface quoi que celle-ci puisse être, je sentais une douleur s’immiscer le long de mes avant-bras. Une douleur aigue, puissante, bien que je savais passer outre parfois. La seconde plus ennuyante, fut celle qui me lasserait la cuisse. Une douleur bien inconnue de ma personne mais bien présente malgré tout. Comme si celle-ci fut creusée d’une certaine façon, qu’elle peinait à se soigner et m’interdisait de bouger bien que, parfois, cela était nécessaire. A l’instar de notre « visite » de ce bâtiment et, surtout, des escaliers que nous avions du grimpés. Qui étaient devenus une épreuve de plus pour moi…

Face à moi, tout le monde s’agitait. Ils avaient reçus des ordres, ils se préparaient. Moi ? J’attendais, encore une fois. J’attendais sans savoir quoi exactement. Je restais dans mon coin, silencieux. Personne ne venait me voir, je n’allais voir personne. C’était la meilleure solution pour tout le monde, et surtout pour moi. J’étais bien ici, par terre, près d’une fenêtre qui m’offrait une vue sur l’extérieur si je relevais le nez de mes genoux ainsi ramenés contre mon torse. J’étais une boule, une petite boule frêle qui pourrait rouler dès que quelqu’un frappait dedans. Ce n’était le cas, car bien installé loin de toute cette agitation qui, peu à peu, s’amenuisait ; mais cela aurait pu l’être. Les bras autour de mes jambes, j’eus peur un instant. Peur d’être seul dans ce bâtiment, livré à moi-même sans savoir ni où j’étais, ni comment rentrer ni où étaient tous ces gens. Allaient-ils seulement revenir ? La tension grimpait un peu plus, mon visage pâle se cachait davantage derrière mes genoux, mes bras. Je voulais disparaitre. Ne plus avoir mal, ne plus me sentir aussi étrange. Car je me sentais étrange depuis notre arrivée sur ces terres.

Mon cœur semblait si chaud et si froid à la fois. Ma tête à la fois légère et embrumée. Mon nez se bouchait par moment, d’autres, j’éternuais à plusieurs reprises. Mon corps était si faible, plus que d’habitude. Sans doute parce que j’eus vomis pas si longtemps avant ? A moins que cela faisait déjà longtemps que c’était passé ? Je ne savais, je n’avais pas la notion de temps, encore moins pour le moment. Cette voix me disait d’aller m’allonger, de me reposer, que mon corps devait être malade. Mais je ne comprenais, je n’écoutais. Si j’allais m’allonger, si je dormais, tout reviendrais. Je ne voulais pas dormir… Alors je luttais malgré mon regard tantôt larmoyant, tantôt piquant, malgré ma tête qui pouvait donner l’impression d’exploser d’un instant à l’autre alors qu’à d’autres instants, elle semblait aussi légère qu’une boule de coton duveteuse. Dans la pièce, plus personne. Si ce n’était cet homme. Un homme effrayant sans que je n’arrive à ressentir de peur. Un homme étrange et que je n’arrivais  à comprendre. Comme beaucoup d’autres… Il n’était une exception, je ne comprenais personne. Mais lui semblait se plaire à venir me parler, à m’entendre parler. De mon mutisme il sortait me faire sortir malgré moi, semblerait-il qu’il attendait après des réactions également ? Seul dans cette pièce en sa compagnie, je me terrais dans le silence, dans l’immobilisme. Je n’étais qu’une boule que personne ne voyait, un cactus posé dans un désert, un brin d’herbe parmi tant d’autre. Le pouvais-je ? N’étais-je pas plutôt un cerisier au milieu d’un désert ? Une fleur au milieu d’un tas d’herbe ? Désireux de me faire invisible, je n’en demeurais que plus visible aux yeux de cet homme…


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MessageSujet: Re: Hide & sick #Capishin Dim 8 Avr - 21:42

Hide & Sick
ft. JS
Plusieurs jours étaient passés depuis le départ du petit groupe de l'ordre des Insurgés. Il avait a sa tête Pyo Sung Il dit le Capitaine. Ce dernier avait quitté les siens avec une promesse de victoire. Cette fois-ci, il n'avait plus le droit à l'erreur et pour éviter de reproduire le même schéma que la dernière fois, l'effectif d'esclave avait été réduit de plus, chacun avaient reçu des ordres précis dont un commun, celui qui garantirait à cette escouade une couverture parfaite. Le mensonge installé dans la tête de chacun, les équipes de noir vêtu et masqués partaient en exploration dans les terres désolées qui fut autrefois baptisé Suwon. Chaque groupe avaient des tâches journalières: la cartographie des zones exploré et la fouille des bâtiments en plus du pillage. Tous? Non, dans ce groupe, seul un jeune garçon n'avait reçu aucun ordre. Le Capitaine l'avait volontairement laissé de côté. Il était le seul a connaitre la raison de la présence du garçon et personne ne s'aventurait à lui poser de questions.
Ce jour-là, il était parti tôt accompagné de deux de ses hommes en guise de protection. En effet, Sung Il avait entendu parler d'une zone neutre aux portes de l'abri anti-atomique qu'il convoitait. Pour lui, ce lieu était une réelle occasion de s'approcher au mieux de la zone qu'il convoitait tant et sans se faire repérer. Lui et ses hommes arpentaient les allées du marché un air faussement distrait bien qu'en réalité, ils notaient mentalement les emplacements des gardes ou de tout ce qui semblaient être un poste de surveillance. Sung Il sentait son coeur s'emballer dans sa poitrine. Jamais il n'avait été aussi près de son but ce qui nourrissant ce sentiment d'excitation. Ces portes monumentales étaient à présent si proche de lui, lui faisant dessiner sur son visage un large sourire bien que caché derrière son masque. Si proche... et pourtant si loin. Après l'excitation ce fut la frustration. Les trois Insurgés ne quittèrent pas le marché, respectant les distances de sécurité imposées par les gardes. Ils n'étaient qu'en phase de repérage mais à cette distance, à l'exception du nombre de soldat de l'Abri ou des postes de surveillances ils n'avaient rien de quoi énerver le futur leader. Ses poings se serraient tandis qu'il se mêlait à la foule hétéroclite avec un but en tête: rentrer à la caserne. Cependant, son regard fut happé par un stand. L'homme dit le Capitaine s'approcha du dit stand, ses yeux se baladant sur les babioles qui s'y trouvaient. Quelques pièces métallique liées à des perles, des pierres ou même d'anciens artefacts de ce qu'on appelait maintenant "l'Ancien Monde".  Curieux, l'homme passait ses doigts sur ses babioles. "Un de ces bijoux vous intéresse, Monsieur?" Demanda une petite voix féminine. Le futur leader levait les yeux vers son interlocutrice. Cette femme avaient des traits doux, elle semblait être une femme au tempérament calme voir même discret, rien qui pouvait correspondre à sa fonction de vendeuse. "Je regarde." Répondait l'homme, poursuivant sa contemplation jusqu'à s'arrêter sur un article. Ses doigts glissaient sur ce dernier, se délectant de la douceur de la peau de cette peau de bête.  Ses lèvres s'étiraient alors qu'un nom lui venait en tête. "Combien pour cette peau?" Demanda-t-il. Immédiatement, la réponse se fit entendre. "Cette fourrure est cher, Monsieur." Aux mots de la vendeuse, le premier fils Pyo sorti un bras de sous sa cape, dévoilant un petit bidon d'essence, à peine cinq litres. "Cinq litres d'essence, ça vous va?" La jeune femme fit des yeux rond en voyant ce que l'homme lui proposait en échange d'une fourrure. Le troc ne se valait évidement pas et probablement par naïveté, elle secoua la tête. "J'aurais l'impression de vous voler, Monsieur." A ses mots, un sourire s'esquissait au coin gauche des lèvres du futur leader. Il posa le bidon sur le stand, prenant la fourrure et un bijou. "Ainsi vous ne me volerez pas." Déclara-t-il avant de partir. Les bras chargés par le rouleau de fourrure, il quittait le marché.
De retour à la caserne, il montait les marches jusqu'à ce qui était provisoirement sa chambre. Là, le jeune fils Woo l'y attendait, comme un animal de compagnie. Il regardait cette petite chose assise au sol, s'avançant vers lui pour jeter le rouleau de fourrure au sol sans adresser un mot au garçon.



Watching me losing my peace
Pushing me down to my knees, bastard
Do I need to beg you please?
It's feeling more like a trick than treat

So why you laughing at me?

ils m'ont eu:
 
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