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The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other.
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Force (1) ~ Perception (4) ~ Endurance (4) ~ Charisme (5)
Intelligence (7) ~ Agilité (8) ~ Chance (2)

"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



Explorateur Unité C • leurre
MessageSujet: Re: The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other. Mar 23 Jan - 13:23

The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other.
feat. HunRa

Trop exaltée, ta panique je ne remarquais. Certes, t’entendis-je crier mais, je le mis sur le compte de la surprise et l’effroi momentané. Ces créatures rencontraient généralement peu d’adeptes. Spectre de la peur depuis des siècles, bien avant les mutations, je ne m’étonnais que ce reptile puisse te révulser. De plus, peut-être étais-tu plus trouillard que tu ne le prétendais ? Je n’y prêterais plus attention que cela, histoire de ne pas te gêner d’autant que j’avais grand besoin que tu acceptes de m’aider. J’aurais préféré être équipée pour cette rencontre. J’aurais préféré être parée non pas tant pour affronter que pour capturer un tel serpent et extraire son venin en toute sécurité. Splendide spécimen, il me semblait bien trop imposant pour mener à bien une telle entreprise. Toute première fois que je rencontrais un de ces seigneurs des Terres Désolées. Des yeux, je le dévorais. De curiosité, je trépignais. Une telle occasion de l’étudier je ne pouvais laisser passer !


Et pour cela, il me fallait faire appel à ta bonne volonté, quitte à minauder. Quitte à ravaler cette maturité que je défendais pourtant généralement si ardemment. Cependant, parfois, il fallait bien savoir user des avantages de mes charmes adorables. Ou un soupçon exaspérante, mais n’était-ce pas ce subtile mélange qui me rendait si irrésistible ? Pour preuve, tu cédais. À moins que ce ne fut le gain du marchandage que je te proposais qui te séduit. Toi qui semblais en mal d’armes, voilà que sous le nez je te mettais l’une des miennes. Un pistolet pour lequel il te suffirait de prononcer un seul mot, de répondre par la positive. Ce que tu fis et de satisfaction j’en bondis : « Yes ! Merciiiiiii ! » Un peu plus et je te sauterais au cou. La perspective de te contrarier serait forte tentante mais la situation n’était pas la plus propice aux taquineries. Puisque tu acceptais alors mon pistolet 32 je décrochais de ma ceinture et le déposa dans la paume de cette main que tu me tendais. Au moment où tu t’en emparais, ces mots tu prononçais. Sueur froide et peinée, je ne pus retenir un murmure : « Mort… » répétais-je, le coeur douloureux. Mes yeux voilés je relevais de l’arme désormais entre tes doigts jusqu’à ton visage mais tu ne semblais le remarquer. Le peu de ton visage que j’entrevoyais se parait déjà de froideur et concentration.


D’un geste, tu me poussais, me reculais dans la simple intention que ton espace fut dégagé ou pour me protéger ? Un bref instant, je fus troublée. Le suivant, je prenais conscience que tu t’apprêtais à tirer. Je n’eus que le temps de m’exclamer soudainement, au même moment où ton doigt presser sur la détente. « PAS LA TÊTE ! » Au son de la détonation, mon sang se figea. Je détestais cela. Les armes à feu me révulsaient toujours autant. Et chaque fois qu’à mes oreilles elle résonnait, je luttais. J’avais beau mettre entrainé des heures durant, ce souvenir je ne parvenais à effacer. Effroyable roulette russe. Mais présentement, je l’évinçais par le soulagement. Celui de constater que ta cible tu avais manqué. Paradoxal ? J’avais crains que sa tête tu aies visé et qu’en conséquence, les glandes sécrétant le précieux venin que je convoitais auraient été abimées, voire désagrégées. À t’entendre prétexter un simple essai, un rictus moqueur je ne pus réprimée. Comme si j’allais te croire. « Dis plutôt que tu ne tires pas mieux que moi… » commençais-je à railler avant que ta prise sur mon bras ne m’interrompe soudainement. Pour fuir, la bête énervée par ta menace, à ta suite tu m’entrainais. Je ne résistais, cependant : « Atta… » Brièvement, je jetais un regard par dessus mon épaule, jugeant préférable de ne pas perdre de vue notre assaillant. Mais alors qu’un regard je lui jetais, je remarquais que sa course il avait très brièvement talent pour user de son ressort. Mes yeux s’écarquillèrent, mes jambes accélèrent. Je te dépassais. « ACCÉLÈRE ! » te criais-je en t’impulsant de dévier légèrement afin de ne nous trouver dans la trajectoire de cet assaut puissant.


Dotée d’un corps plus léger, plus agile, plus rapide, je menais la course. Pour autant, je ne te lâchais point. Au contraire, à ta prise, je répondais, mes doigts agrippaient ton bras. Lent, tu me paraissais trop lent. Mon coeur s’emballait. Et si le serpent te rattrapait ? Que ton mollet il mordait ? Nous parvenions à atteindre les bâtisses touristiques en ruines aux murs pour partie effondrée, éventrée. Cette fois, je te lâchais. « PAR ICI ! » Sur des gravas, je bondissais avec la vivacité d’un chat. Aussitôt perchée, sur mes talons je tournais, vérifiais où tu en étais. Faute d’expérience, ton ascension risquait d’être plus laborieuse que la mienne, tandis qu’hormis quelques roulements de gravas jusqu’en bas, rien ne ralentirait le serpent. Instinctivement, instantanément, mon pistolet à énergie nucléaire je daignais et sans réfléchir je tirais. Aussitôt la détente pressée, je fermais les yeux. J’avais peur. Peur d’avoir raté car tu ne pouvais t’en douter mais… j’étais encore une assez piètre tireuse et en voulant dissuader le serpent, ma cible j’aurais pu manquer. Sur toi, j’aurais pu tirer. Angoisse qui ne dura qu’une poignée de micro-secondes avant que mes yeux je ne rouvre pour constater que… tu étais indemne. Mon tir de sommation n’avait été raté. Je n’espérais touché l’animal. J’ignorais si je l’avais fait. L’important fut de l’effrayer pour te donner le temps de grimper.



Tu me rejoignais sur ce promontoire. Haletante, je te fixais. Intensément. Comme si de ton être, mes prunelles refusaient de se détacher. « Est-ce que ça va ? » soufflais-je entre deux respirations. Instinctivement, je m’apprêtais à poser une main sur toi, ton bras ou peut-être… ton visage. Mais à cet instant, un bruissement, et ma tête je détournais. L’absence de tout serpent je constatais. Cependant loin de moi de crier victoire quant à son départ ou soupirer défaite quant à mon dessein raté. Je ne m’illusionnais guère à ce sujet. « Je  doute qu’il soit vraiment parti… » te dis-je, continuant d’observer quelques instants l’environnement qui nous entourait depuis notre promontoire de ruines et décombres. Si la pression retombait quelque peu, nous ne pouvions pas pour autant nous relâcher. Il y avait fort à parier que le redoutable reptile n’en resterait pas là. Encore moins s’il avait vraiment faim. Or pour nous avoir attaqué alors que nous ne l’avions vraisemblablement pas déranger, il devait bel et bien être affamé. La seule autre alternative qui m’apparaissait serait la présence d’un nid à proximité. Ce qui ne serait pas plus rassurant pour nous deux, tout au contraire. Cependant, habituellement, la période de nidification ne correspondait pas au mois de janvier. Mais existait-il encore des cycles biologiques réguliers dans ce monde dévasté et déréglé ? Je pensais que oui, nous devions juste apprendre à étudier ce nouvel environnement.  « Ces prédateurs lâchent rarement leur proie et savent faire preuve d’autant de ruse que de patience. » L’instinct des serpents demeurait le même qu’ils soient irradiés ou non, voire, leur agressivité avait été augmenté avec les radiations. Si l’observation de ces derniers ne m’avait guère été permise jusqu’à ce jour, je connaissais plutôt bien le sujet des serpents non-irradiés, plus que la plupart des gens. Parce que je les aimais et il me passionnait depuis mon enfance. Néanmoins, présentement, je me confrontais à leur dangerosité. Je comprenais ô combien, ce serait lui ou nous pour la survie. Je devrais te laisser le tuer bien que sa tête tu n’aurais le droit de viser.


Profonde inspiration, lente expiration, depuis notre « place de sureté », je prenais le tenter de me concentrer pour analyser la situation. Réflexion rapide, je ne savais qu’illusoirement en sécurité. Le serpent pouvait être n’importe où, prêt à bondir dès lors que nous remettrions le pied sur la terre ferme. À moins qu’il ne parvienne à nous prendre par surprise ici même. Nous ne pouvions pas jouer au jeu du plus patient avec lui. Une seule solution s’imposait dans mon esprit. Évidente pour le leurre que je suis, certainement pas pour autrui. Alors, fermement, je me tournais face à toi. Je t’adressais un regard déterminé. « Sois franc, tu es un bon ou un mauvais tireur ? Et ne cherche pas à te donner des airs, j’ai besoin de savoir pour… » Pour savoir si tu serais vraiment capable de le tuer si je te l’apportais dans l’angle de tir que tu aurais choisi en faisant l’appât. Ma spécialité. J’irais me mettre à découvert, je le ferais sortir de sa cachette pour fondre sur moi, tandis que toi, tu aurais la distance et la sécurité pour viser. Quitte à te prêter ma seconde arme, plus performante et efficace. Plus avisée pour parvenir à l’abattre mais alors, je ne serais que d’autant plus vulnérable, à la fois à la merci du serpent et de la tienne… Toi qui ne m’a pas caché tes possibles intentions de me tuer. « Non, plus important encore, est-ce que je peux te faire confiance ? » Droit dans les yeux je te fixais. Par-delà tes prunelles, je voulais sondé ton âme. Y voir si je pouvais te croire. J’étais prête à me lancer encore une fois dans une folle et périlleuse stratégie pour atteindre l’objectif. Cependant, je n’étais pas totalement suicidaire non plus. C’était ma vie que je m’apprêtais à mettre entre tes mains. Me trahirais-tu ou pouvais-je t’accorder, ne serait-ce que brièvement, une confiance aveugle ? 





* * *

Réussite : le serpent (actuellement hors de notre vision) a été touché. Il est d’autant plus déterminé mais aussi un peu affaibli.

Échec :  le serpent (actuellement hors de notre vision) n’a été touché, seulement effrayé sur l’instant et reportant son attaque sans renoncer à ses proies pour autant. 
    


♡ ♡ ♡
COSMIC ARROW


When I look at you, tears keep falling I don’t know why Did you go round and round to come to me ? I can’t avoid this love Did you recognize me right away ? I will find you Let’s never be apart now From my side Don’t leave me
   
I Miss You
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MessageSujet: Re: The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other. Mar 23 Jan - 13:23

Le membre 'Park Yeonwoo' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé de réussite' :
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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.


✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout.



A world without weaponry and war, where no one gets hurt, is but a pipe dream





Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






Whether you see it from the palace or from Banchon, the moon is still the same right? Even if I am Crown Prince, and you are who you are, we will be allright wherever we are as long as our hearts feel the same. Just like that moon





You must be careful with kindness. It’s usually mistaken for weakness by stupid people.

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MessageSujet: Re: The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other. Dim 4 Fév - 20:07

The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other.
feat. HunRa

Il n’est pas chasseur et n’est pas non plus un expert dans l’art de tirer malgré ses quelques expériences, alors forcément voir cette bête, face à eux, ne peut que lui insuffler de la peur. La peur face à une mort probable. Comme à chaque fois. Chaque fois qu’il se retrouve face à un ennemi, humain ou non-humain. L’appel de la mort est proche, retenti comme un chant, qu’il refuse d’entendre. Pas pour l’instant. Pas pour le moment. Il n’est pas encore prêt à lâcher sa vie. Il a bien trop de choses à accomplir. Il ne s’est pas encore vengé. Il n’a pas encore puni les assassins de sa bien-aimée. Et puis même, outre cette pensée, il doit détruire son clan. Ou tout au mieux le changer. En faire un meilleur clan, avec de nouvelles pensées, de nouvelles méthodes. Il sait que ce n’est pas chose facile, mais il y croit. Il essaye d’y croire. Alors face à cette bête, il est finalement déterminé à survivre, malgré la peur qui lui a tiraillé le corps quelques secondes avant. Désormais c’est un autre visage qui apparaît. Une autre émotion : celle de la détermination. Heureusement que malgré son arme perdue, à jamais, la jeune femme se tenant à ses côtés accepte volontiers de lui offrir son arme, pour les défendre et parce qu’elle lui doit bien ça. Sans arme il est vulnérable et si elle la lui offre c’est qu’elle-même présent qu’il n’y a que lui qui peut venir à bout de cette bête, ou du moins en grande partie. Il ne met pas en question ses capacités, bien au contraire, il a vu par son coup de pied qu’elle est capable de désarmer un humain, mais une bête . . . c’est d’un tout autre registre. Mais à son plus grand regret il rate le premier tire, s’insultant intérieurement de son manque de professionnalisme face à cette bête, qu’il déteste tant. Sa phobie. Il lui lance alors un regard noir quand elle ose, indirectement, remettre en question ses capacités. « Ce n’est pas ça », dit-il d’un ton presque tranchant, « tous les tires ne peuvent pas être parfaits » et c’est vrai. Il ne connait pas d’homme n’ayant jamais manqué, au moins une fois dans sa vie, un tire, et c’est le cas pour lui. Bien sûr il ne dit pas être un expert, mais il ne dit pas être un amateur non plus. Il prend donc la fuite, pour mieux cibler la bête, et surtout pour prendre de la distance avec celle-ci qui semble quelque peu enragée. Par instinct, il prend la jeune femme par le bras, l’entrainant dans sa folle course, se faisant au final rattraper par elle, jetant de temps en temps des regards inquiets vers ce serpent. Il manque de trébucher, plusieurs fois, mais chaque fois se rattrape. De justesse. Le serpent s’approchant dangereusement, furieux. Son cœur s’accélère, et ses lèvres ne peuvent s’empêcher d’échapper un petit rictus face à autant d’adrénaline. Cela fait bien longtemps qu’il n’a pas eu un tel ressenti. Et alors qu’il continue à courir, la jeune femme s’en va se cacher, ne réalisant pas de suite son subterfuge, ratant de peu son coup. Elle a failli le tuer ! Il sait pertinemment que ce n’était pas son but premier. Il en doute même fortement. Mais elle était à deux doigts de le faire, son cœur s’étant arrêté plusieurs secondes, face à la peur, ayant eu l’impression de croiser la faucheuse. Il la rejoint donc, après avoir perdu toute sa respiration, essayant de calmer les palpitations de son cœur. « Ou . . . », il n’a pas le temps de répondre qu’il croise son regard inquiet, manquant quelques secondes de perdre de nouveau son rythme cardiaque. Pourquoi semble-t-elle si inquiète ? Pourquoi a-t-il le sentiment d’avoir déjà vu ces yeux inquiets posés sur lui ? Et encore une fois il a cette impression de déjà vu, mais encore une fois il la chasse d’un revers de main. Tentant d’oublier.

Il hoche vigoureusement de la tête lorsqu’elle lui précise, bien qu’il le sache déjà, que ce n’est pas un être qui va abandonner si rapidement. Ces serpents sont des êtres vicieux, qui ne cessent que lorsque leur proie est morte, ou lorsqu’eux-mêmes meurent. Il est clair que cela sera soit eux, soit lui. Et Hun préfère l’option lui. Il jette quelques regards, pour vérifier s’il peut apercevoir la bête, mais rien. Du moins pas pour le moment. Elle doit se cacher, comme eux, et attendre le bon moment, comme eux. De quoi il refilait quelques frissons. Elle lui pose alors quelques questions, concernant sa manière de tirer, et bien plus encore si elle peut lui faire confiance. Qu’a-t-elle donc en tête ? A-t-elle un plan ? Il scrute dans son regard ce qu’elle tend à lui dire, inspirant profondément, hésitant. « Pour répondre à ta première question je ne me donne pas des airs. Du moins cela serait stupide de ma part de faire croire en tes capacités que je n’ai pas. Je doute être excellent mais je doute être mauvais aussi. Du moins je sais tirer ». Il espère avoir bien répondu, ou peut-être n’est-ce pas assez. Mais il n’a pas envie de mentir, et surtout pas se donner des airs de bons tireurs. Il sait tirer. C’est tout. Il n’y a rien de plus à ajouter. « Concernant la confiance », il hésite, la regarde, cherchant lui-même une réponse dans la couleur de ses yeux. Il n’est pas un homme de confiance et au lieu de lui dire qu’elle peut compter sur lui il a bien envie de dire le contraire. Mais quelque part il sait pertinemment que ce n’est pas forcément une question de confiance mais surtout de méfiance. Il se méfie des autres. Des coups de poignards qu’ils peuvent lui mettre. Il sait qu’il ne peut se fier qu’à lui, mais là, c’est elle qui lui demande, et non l’inverse. Il prend donc une grande inspiration, jetant de nouveau un regard, cherchant la bête. « Non, mais . . . . tout dépend de la raison. Si c’est pour qu’on puisse survivre, tous les deux, alors je suppose que tu peux me faire confiance, dans le cas contraire je dirai non ». Son regard est de nouveau attiré vers la jeune femme, ayant comme l’impression qu’il peut lui accorder plus. Mais il n’en a pas envie. S’en empêche en tout cas. Juste pour aujourd’hui. Juste parce qu’ils sont en dangers. Il accepte. Il accepte de lui offrir sa confiance. Mais pour seulement quelques minutes. « Je t’écoute » dit-il alors, sachant pertinemment qu’elle avait un plan et que c’était sûrement le seul moyen pour eux de s’en sortir.

Après exposition du plan, dangereux soit-il, il pose quelques secondes sa main sur son épaule, avant qu’elle ne s’en aille. Se jeter dans la gueule du loup, ou plutôt du serpent. Il n’a pas envie qu’elle se fasse tuer. Par sa faute. Sa vie est entre ses mains. Il le sait. Il prend donc une grande inspiration, et se cache au mieux, se préparant pour ne pas se rater. Il n’a pas droit à l’erreur. Surtout pas. Il tremble légèrement, sa main tenant fermement l’arme, se sentant vide. Vide parce qu’il a peur. Peur de voir une autre personne mourir par sa faute. Et une femme surtout. Qui lui rappelle tant elle. Il grimace, ayant soudainement un mal de tête atroce, mais essayant de garder son attention fixe, sur la scène qui va se dérouler sous ses yeux. Il doit réussir. Il doit la protéger. Coûte que coûte. C’est désormais son combat. Il peut le faire. Il va la sauver et se sauver. Et alors la bête sort de sa taverne, prête à bondir sur la jeune femme, l’arme de Hun dirigée vers le serpent, prêt à tirer à tout moment. Au bon moment. Il ne peut faire aucune erreur. Aucune . . .

Et il tire . . .
 


♡ ♡ ♡
COSMIC ARROW


† “I’ve learned that secrets make you sick. I’m learning how to be a voice and not a victim. I’ve learned that sex is natural. I’ve learned that love is necessary, heartbreak is unavoidable, and loneliness is brutal. I’ve learned the key to being happy is to tell your truth, and be okay without all the answers
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Elle est le soleil qui réchauffe,
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MessageSujet: Re: The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other. Mer 7 Fév - 11:51

The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other.
feat. HunRa

Dans mon esprit, une seule solution, une seule stratégie s’imposait. En vérité, je ne doutais qu’il puisse y en avoir d’autres mais celle-ci m’apparaissait comme la plus naturelle. Je savais que je pouvais le faire, j’en avais l’habitude et les aptitudes. Un serpent, aussi impressionnant fut-il, ne se révélait pas le pire de mes opposants jusqu’à maintenant. Et la colère des hommes dupés pouvaient s’avérer bien plus redoutable qu’une créature irradiée. Et face aux hommes s’ajoutaient la difficulté qu’en aucun cas, je cautionnerais qu’ils puissent être tués. À l’instar de mon apprentissage au tir, j’étais leurre afin de protéger, de tenir éloigner le danger, non pas de piéger. Je me sentirais trahie par mes pairs de l’Abri si un jour venait, ils m’utilisaient à de pareilles fins. Mais si pour mettre ma stratégie en application j’avais confiance en mes capacités, j’ignorais tous des tiennes. Jusqu’à maintenant, tu ne m’avais guère rien démontré de transcendant. Un tir raté arrivait à tout le monde, certes, cependant, dans un tel plan nous n’aurions droit ni l’un ni l’autre à l’erreur. Au moins tu étais franc. Réaliste mais franc. Si précédemment ta susceptibilité réagissait, présentement, je t’entendais répondre humblement et sans détour. Peut-être qu’une once d’assurance supplémentaire m’aurait rassuré, néanmoins, il valait sans doute cette humilité à un excès d’orgueil prônant plus d’habilité que tu n’en aurais véritablement été doté. Quant à te faire confiance, ta réponse me fit grimacer. Je ne te retirerais pas ta sincérité, et en un sens, je l’appréciais. Sauf qu’en conséquence, je ne mesurais que d’autant plus la dangerosité de ce que je m’apprêtais à te proposer.

Mais à défaut d’autre choix, mon plan je t’exposais. L’appât je serais pendant que le rôle du tireur tu endosserais. Je redescendrais en bas. Je me fierais aux traces laissaient par le reptile dans la neige recouvrant par endroit sol, histoire de ne pas être la première surprise. De ne pas atterrir directement dans ses crochets sans avoir le temps de réagir. J’ignorais encore la véritable puissance du venin d’un tel spécimen, et si je m’y intéressais, l’étudiais, je préférerais ne pas servir de cobaye en l’expérimentant à mes dépends. Ainsi le sol je foulerais. Je serais petit lapin sorti de sa tanière, chaton égaré et miaulant se plaignant de la fraicheur de la neige gelant ses coussinets. Je serais vulnérable, mais pas seulement vis à vis du serpent, mais de toi aussi. Puisque ce plan tu semblais approuver – réaction face à laquelle, je ne savais quelle conclusion tirée : malgré tes traits inexpressifs prévoyais-tu d’en profiter pour te débarrasser de moi ? D’où venais-tu pour ne présenter aucun inconvénient à ce qu’une femme se jette dans la gueule du loup ? Non pas que je m’en outrais, au contraire, pour une fois je n’avais pas à batailler pour affirmer mes capacités. Juste, tu me surprenais –, je te laissais choisir le meilleur angle de tir selon ton analyse, en déduire  l’emplacement exact jusqu’auquel je devrais essayer de mener le reptile afin d’augmenter au mieux tes chances, nos chances de réussite.

Plan établi, je te confiais à présent, ma seconde arme. Je déglutis avant de te la tendre. La boule au ventre par ce geste, je m’en remettais pleinement, inconsidérément à toi, l’étranger que je ne connaissais pas. Tu te faisais bien équipé et moi totalement désarmée. Etais-je folle ? Peut-être. Cependant quand bien même tu n’aurais encore jamais manié pareil pistolet, il s’avérait d’un emploi plus aisé et surtout plus puissant que le petit calibre classique. Grace à son énergie nucléaire, même avec un tir moins précis, tu causerais davantage de dégât à ta cible. Comme tu pourrais me tuer aussitôt que j’aurais le dos tourné. Folle, oui, j’étais bien complètement folle. Si mes pairs l’apprenaient, j’en serais blâmée. Un nouveau sermon, voire une punition pour mon incurable imprudence, mais aujourd’hui, je commettais bien l’une de mes pires folies. Pourtant, je l’avais choisi, en mon âme et conscience. Comme si quoi que tu dises, tu détenais déjà ma confiance. Nous aurions pu chercher une autre solution et pourtant, une petite voix en moi avait foi en toi. Cette main sur mon épaule, pouvais-je la prendre comme un gage de sincérité de ta part ? Durant quelques instants, de mon regard je te fixais. Puis, une profonde inspiration et je m’en retournais. De notre perchoir je descendais…


Les pieds au contact du sol, j’oubliais tous les doutes. Toutes les questions. Je me concentrais. Je balayais la vague étrange de sentiments qui m’envoyaient des signaux brouillés, incapable de les interpréter quant à ce que tu m’évoquais. Mes sens j’aiguisais. Je me concentrais, oui, j’essayais mais alors pourquoi alors que brièvement mes paupières s’abaissaient un tableau de printemps se dessinait ? Je flottais à travers les souvenirs passés, bordés de murs partiellement effondrés, là où la nature reprenait ses droits fondamentaux. Je nous revoyais, lui et moi, lorsque pour la première fois nous rencontrâmes un serpent.  Lorsque pour la toute première fois, il m’embrassa… Un bruissement, un frisson, aussitôt le songe disparaissait. Le serpent lui apparaissait. Après un bond, les battements de mon coeur je stabilisais. Puis, j’oeuvrais. À son instar, je l’observais. Nous analysions les mouvements l’un de l’autre. Inexorablement il finirait par fondre sur sa proie, à ce moment là, je devrais être vive et réactive. Je devais réussir à te l’amener là où nous avions décidé. Le suspense dura plusieurs instants, des secondes qui me parurent interminables, puis l’assaut fut donner. J’esquivais, sur le côté, puis je courrais. Jamais en ligne droite. J’arrivais à l’emplacement escompté maintenant arriverais-je à trouver moyen de l’arrêter ? Qu’au moins l’espace d’une poignée de secondes, il se fige. Pour que tu tires. Je freinais juste avant, surpris, lancé, le reptile me dépassait. Mais sans perdre de temps, un demi tour il effectuait. Serein et menaçant, il comprenait sa proie acculée. Que je n’avais guère de chance de lui échapper. Il avait vrai, à une exception près. Ton tir, tu devais réussir. Peut-être que sinon arriverais-je à esquisser une nouvelle esquive mais rien n’était moins certain. Ma survie dépendait présentement en très grande partie de toi. Fragment d’instant, le doute revenait. Allais-tu en profiter pour laisser la créature me happer avant de tirer ? Allais-je mourir aujourd’hui ? Je n’y croyais.

Et ton tir retentit.

Sous mes yeux, je vis le corps du serpent être touché. Projeté, croulé sur le sol, mais il continuait à bouger. Blessé mais pas tué. Un cauchemar me hantait tandis qu’il se débattait contre un mal meurtrissant ses organes. Il luttait contre son agonie. Sous mes yeux, je revoyais un homme, au visage maculé de sang, qui souffrait le martyr mais dont la vie ne quittait pas encore le corps. Mes jambes menacèrent de se dérober. Je résistais. Je me fus prise de nausées mais je les ravalais. Mes muscles tremblaient. De pas incertains, je m’approchais. Mais ses gestes, sa fureur demeuraient encore bien trop dangereux pour que je puisse l’atteindre. Et à quoi bon ? Je ne disposais de rien dont j’aurais pu me servir pour abréger son agonie. Le seul qui le pouvait… C’était toi ! Alors, dans ta direction je me tournais, levais les yeux et criais : « Ne le laisse pas souffrir ! » Un ordre, une supplique de détresse, j’ignorais moi-même ce qu’il en était. Je ne pouvais juste plus supporter de le voir ainsi se battre avec une mort inexorable. Tu devais réitérer ton tir. À moins que… À la croisée lointaine de nos regards, je te fixais. Entre-bas, désarmée, serais-je ta prochaine cible ? Cette inquiétude légitime, je ne parvenais à l’occulter, notamment à cause de tes précédents dires. Cependant, je ne ressentais non plus l’imminence de la mort. Malgré ma vulnérabilité, mon organisme légèrement secouée par les effets secondaires de l’adrénaline, je n’y croyais. J’ignorais pourquoi mon coeur avait une telle foi en toi.

♡ ♡ ♡
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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.


✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout.



A world without weaponry and war, where no one gets hurt, is but a pipe dream





Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






Whether you see it from the palace or from Banchon, the moon is still the same right? Even if I am Crown Prince, and you are who you are, we will be allright wherever we are as long as our hearts feel the same. Just like that moon





You must be careful with kindness. It’s usually mistaken for weakness by stupid people.

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MessageSujet: Re: The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other. Dim 18 Fév - 14:20

The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other.
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Il ne dit rien, mais parce qu’il a peur d’en dire. Bien trop pour cette inconnue. Il a peur de lui exposer ses angoisses. Des angoisses qui n’ont pas de sens, pas alors qu’il ne la connait pas. Pas alors qu’elle n’est qu’une étrangère à ses yeux. Du moins c’est ce qu’il croit. Malgré tout il ressent cette peur agonisante de la perde. De la voir mourir sous ses yeux. Pourtant des morts il en a vu. Non pas qu’il soit devenu un être sanguinaire, sans pitié, il est juste devenu ce qu’on a souhaité qu’il devienne, perdu de toute manière dans l’obscurité. Dans les abysses de son âme. Il préfère donc jouer ce rôle d’individu passif, ne ressentant rien, et gardant ce visage si flegmatique, ne cillant même pas une seconde et ne semblant pas hésiter à la laisser s’en aller. Pour le pire. C’est lui qui devrait être la proie. Lui en tant qu’homme. Mais il la laisse faire. Non pas qu’il n’ait pas envie de la retenir, mais il n’y arrive simplement pas. Et puis dans ce monde n’est-ce pas mieux de panser à soi qu’aux autres ? Il faut savoir faire preuve d’égoïsme et il l’est devenu, ou en partie. Lui qui pourtant se serait sacrifié, pour un proche, pour elle. Pas pour tout le monde. Du moins c’est ce qu’il croit. Il n’a jamais dû le faire. Il ne s’est jamais retrouvé face à de tels questionnements. Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce qu’il fasse sa rencontre. Tapi derrière une bute, il attend donc, la voyant au loin, suivant ses déplacements avec une attention particulière, se demandant encore s’il ne doit pas la rattraper. S’il ne doit pas l’empêcher de faire ça. Il a encore le temps. Il peut encore le faire. Mais il ne le fait pas. Parce qu’il y a cet être qui l’en empêche. Cet être qui préfère se protéger. Et puis de toute manière, il se le dit, il va y arriver. Il va vaincre ce serpent. C’est tout. Elle ne sera pas touchée, blessée, et encore moins morte. Parce qu’il est là, aux aguets. Il attend le moment opportun. Il est prêt. Il va la protéger. Il le faut. Il le sait. Et lorsque le serpent sort, et qu’il le voit s’approcher d’elle, l’angoisse le prend. Il est tétanisé. Il revoit son passé. Elle. Le serpent. Il n’y arrive pas. Il n’y arrivera pas. Il a peur. Et soudainement tout devient flou, il se perd, le passé se mélange au présent, et il la confond. Encore. Avec elle. Il la revoit. Et son cœur lui fait mal. Mais il doit agir. Il doit la protéger. Elle est en danger. Et sans attendre, il tire, son regard changeant de la peur à un être déterminé.

Quelques secondes plus tard, c’est le calme dans ce froid glacial. Il n’y a aucun bruit, ou juste sa respiration qui se fait haletante. Il regarde les alentours pour s’assurer qu’il l’a bien tué, sortant doucement de son repère, et regardant si elle a été sauvée. Si elle est en vie. Il la voit bouger, et commence à accourir jusqu’à elle, comme pousser par une soudaine adrénaline, désireux de la prendre dans ses bras, de s’assurer qu’elle va réellement bien. L’arme toujours en main, il parvient à sa hauteur, voyant son visage meurtri, ce qui lui lacère le cœur. A-t-elle peur ? Ou y’a-t-il une autre raison à sa douleur ? S’est-elle blessée ? A-t-elle eu du venin ? Et alors elle lui fait une demande particulière. Etrange. Il la regarde, ne comprenant pas ses mots, surpris par tout ça. Pourquoi souffre-t-elle ? A-t-il raté sa cible ? L’a-t-il touché ? L’angoisse le prend, il frissonne, et a soudainement des nausées qu’il retient de justesse. Il ne veut pas la blesser. Il ne veut la faire souffrir, et pourtant il a le sentiment que c’est de sa faute et qu’elle est en extrême souffrance. Serrant légèrement entre ses doigts l’arme, il la fixe, la tend vers elle. Mais . . . il n’y arrive pas. Sa main est tremblante, et son corps refuse d’agir. Pourquoi devrait-il abréger ses souffrances ? De quelles souffrances parle-t-elle ? Il relève alors l’arme et tire sur le serpent qui s’agit encore, un peu, craignant qu’il ne retrouve assez d’énergie pour la toucher et la blesser. Il regarde alors la bête qui git au sol, le sang coulant sur la neige blanche, marquant ainsi le cycle de toute une vie. Mais cela ne le touche pas. Ou du moins pas tant que c’est un animal dangereux. Il observe juste ce sang qui s’écoule, presque passionné, ses yeux rivés sur cette couleur vive, les yeux ouverts en grand, un frisson lui parcourant de nouveau le corps. Il perd juste quelques secondes la notion du temps pour retrouver enfin son esprit, se tournant vers la seule personne pouvant l’aider à retrouver ses esprits. Il se penche vers celle-ci, s’accroupillant légèrement, pour être à sa hauteur. Il la regarde quelques secondes, sans dire un mot, sans rien faire de plus pour finalement . . . lui tendre sa main. « Besoin d’aide ? ». Il continue de la fixer et lui attrape alors le bras pour tenter de la relever la tenant fermement, pour ne pas qu’elle tombe. « Te serais-tu blessée ? ». Il examine rapidement la jeune femme essayant de voir la moindre marque, la moindre petite blessure, voir même morsure. Il ne réalise même pas qu’il tient toujours sa main entre la sienne, fixant avec attention, une attention presque dérangeante, la jeune femme. « Tu n’as pas trop eu peur ? » et pour une fois il laisse, sans s’en rendre compte, transparaître une pointe d’angoisse. Une crainte cachée. « J’aurai pu te blesser. Tu aurais pu mourir. Y as-tu pensé avant. Juste un peu ? ». Elle ne sait pas quel genre de tireur il est. Elle ne sait pas s’il peut réussir ou non. Il aurait pu être mauvais. Terriblement mauvais. Et elle aurait été blessée. « Je ne t’ai rien dit au départ, parce que je n’ai pas à te dire quoique ce soit. Mais . . . c’était risqué. Et j’aurai préféré évite ». Parce qu’il a eu peur. Mais son visage se durcit, presque sous le poids de la colère.


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† “I’ve learned that secrets make you sick. I’m learning how to be a voice and not a victim. I’ve learned that sex is natural. I’ve learned that love is necessary, heartbreak is unavoidable, and loneliness is brutal. I’ve learned the key to being happy is to tell your truth, and be okay without all the answers
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"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



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MessageSujet: Re: The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other. Jeu 22 Fév - 16:37

The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other.
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Le cauchemar se répétait. À cet instant, il revenait me hanter. Un parmi tous ceux que je refoulais. Un parmi tous ceux qui m’habitaient et que je gardais secret. À voir le serpent se tordre de douleur, à ressentir l’adrénaline d’être à ta merci, que d’un seul tir, tu pouvais m’abattre si tu le souhaitais, l’effroi se ravivait. La neige fondait sous le brasier dont les flammes dévoraient le hangar. Dans ma tête, les hurlements de terreur et d’agonie résonnaient. Et ce homme, cet ami que nous n’avions pu sauvé. Dont nous avions dû abréger les souffrances… Tout le poids de mon impuissance, de ma peur, ma fatigue et ma détresse semblèrent se répercuter soudainement sur mes épaules. Dans mes jambes. Si celles-ci avaient tout d’abord résister, voilà qu’à nouveau, elle flanchait. À genou, j’étais tombée. La sensation gelée de la neige s’infiltra dans les fibres de mes vêtements, mais je n’y prêtais attention. Pas même un frisson. Pour l’instant je souhaitais seulement que tu y mette un terme. Que tu tires une nouvelle fois et que le serpent ne s’en débatte plus avec la mort certaine qui l’attendait.


Obnubilée par la créature, il me fallut plusieurs secondes avant de remarquer, cette arme que tu… braquais dans ma direction ? Non, je me trompais. N’était-ce pas ? De mes grands yeux je te fixais, fébrile et pourtant, investie d’un sentiment de ne pas courber l’échine. Je resterais fière et digne, quoi qu’il arrive. Et la détonation se fit entendre. Elle résonna en écho sur les rives du lac. Instinctivement, mes paupières s’étaient fermées, froncées. J’aurais aimé avoir mes mains sur mes oreilles pour protéger mes tympans, réalisant alors à cette pensée, qu’indéniablement, tu ne m’avais touché. Les rideaux de chair rendirent  la lumière à mes pupilles. Spontanément, je les levais dans ta direction. Puis, elles suivirent le cheminement de ton regard : le corps désormais inerte du serpent autour duquel la neige se drapait de pourpre. Je n’éprouvais nulle émotion à la vue du sang, en revanche, je ne pouvais ignorer la mort qui se cachait derrière. Doucement, j’expirais et dans mes pensées, j’exprimais comme une prière. À la fois pour la paix du défunt et pour celle de son assassin. Ainsi qu’un remerciement que je te devais bien que pour le moment, il ne s’exprimait au-delà de la barrière de mes lèvres.


Toi non plus, tu ne dis plus mot l’espace d’une poignée d’instant. Accroupi face à moi, qu’attendais-tu ? Qu’attendais-je pour réagir ? Pour rendre animer cette scène gelé, de l’eau du lac à nos corps figés. Seul le vent qui soufflait légèrement, effleurant ma chevelure trahissait la réalité de ce tableau hivernal. Puis, tu fus celui qui en brisa le silence. Demeurant hagarde, je me laissais faire tandis que tu me redressais. Que tu m’inspectais ? Sans doute fut-ce l’impression de ce regard, trop intrusif, trop prévenant qui me piqua au vif. Mon orgueil réveillé, avec une once d’assurance, j’entamais de dédramatiser la situation. Je n’étais chose fragile qui se casserait pour si peu. « Je n’ai pas eu peur. »  Mensonge. Mais, je me dotais de trop de fierté. D’autant plus pour confesser une vérité que tu ne comprendrais. D’entre tous les éléments, au fond, l’attaque du serpent ne fut assurément celle qui m’éreinta le plus. Mes nerfs étaient accoutumés à une telle épreuve. En revanche, les évènements passés les avaient affaiblis sur certains sujets. Et surtout, j’avais douté. De mon partenaire, aussi improbable qu’indispensable, j’avais douté car j’ignorais si la confiance que je t’accordais, tu la méritais. « Juste… Je ne supporte pas la souffrance et la mort… » Debout sur mes pieds, entre nous deux, j’avais rétabli la distance. Je n’avais besoin de ton soutien. Je ne tomberais plus. Mes jambes avaient recouvert de leur vivacité. Les yeux rivés vers le corps du désormais défunt serpent, ces mots je les avais émis dans un souffle empreint de tristesse. Le coeur lourd, je ne connaissais que trop bien ces deux terribles alliées. « Je ne suis pas morte, c’est l’essentiel, non ? » Un sourire renaissant sur mes lèvres, je te regardais derechef. Il fallait toujours voir le côté positif. Toujours garder le cap et l’espoir ! « Et j’avais parfaitement conscience de que je faisais, j’ai l’habitude. » J’affirmais avec un peu plus de hargne, autant par fierté, soucis d’alléger la situation que te rassurer également. Tu m’avais semblé t’inquiéter. « En revanche… » formulais-je d’une voix beaucoup plus douce. Un ton qui t’étais destiné. « Je suis désolée… » Mes yeux baissés, presque honteuse pour ce que je venais de t’imposer, de mes doigts je vins reprendre l’arme que je t’avais prêté pour mener à bien ce plan. La première je te la laisserais en remplacement de celle qui avait échoué dans son apprentissage de la plongée. Mon pistolet à énergie nucléaire rangé dans son étui, tes mains je pris entre les miennes. Du regard, je les couvais.  « J’ai cru que tu avais l’habitude toi aussi. Que tuer ne te dérangeait pas… » La façon dont tu avais précédemment parlé, ton attitude et tes propos, m’y avait laissé penser. Cependant, je venais de te voir en action et c’était une toute autre version que j’avais cru lire sur tes traits. Mes yeux je révélais jusqu’à la rencontre des tiens, sincèrement touchée : « Je me suis trompée. J’en suis désolée, je ne voulais pas t’y forcer… » Peut-être était-ce étrange en ce monde dévasté où la violence et la mort régnaient, mais je culpabilisais. J’avais été tellement persuadée que tuer t’indifférais que pas un seul instant je ne m’étais interroger à ce sujet. Or à présent, je le savais. Je le pressentais. J’étais certaine qu’en ton for intérieur, tu n’avais rien d’un tueur. Impossible à expliquer l’origine de cette pensée mais la voila bien ancrée.


Un doux sourire que je t’adressais, comme un vain réconfort que je pouvais te donner pour compenser mon erreur de jugement, je libérais ensuite tes mains de l’alcôve des miennes. Je m’éloignais et me dirigeais vers la dépouille du reptile mutant. Prudemment, je l’observais, le contournais. « À toi aussi, je te demande pardon. » dis-je à haute voix, navrée que tout ceci soit arrivé. Je me plaçais ensuite derrière sa tête, m’accroupissant au-dessus de son corps. « Il vaut mieux rester prudents, certains serpents peuvent encore être agités de spasmes pendant plusieurs dizaines de minutes après leur mort, » t’expliquais-je alors naturellement, spontanément mon comportement. « Surtout au niveau de la mâchoire qui peut se refermer sur un imprudent. » Je me saisis de celle-ci. Une main sous l’inférieure du reptile, je me penchais légèrement en avant afin d’observer avec plus de détail la morphologie de sa tête. Puis, je la reposais, quelques instants. De ma sacoche d’expédition, je sortis une fiole que je portais sur moi justement pour la collecte de venin de serpent. J’en revins donc ensuite à nouveau à soulever la tête de ce spécimen. Avec précaution, j’ouvris sa gueule révélant ses impressionnants crochets. Et encore, la chair de ses gencives les recouvrait en partie. Je t’adressais un signe pour venir m’aider en maintenant le récipient sous les crochets, pendant que je retroussais ses gencives et exerçais une pression sur ses glandes supérieures, faisant ainsi couler le venin le long de ses dents : « Les venins des serpents mutés ne sont encore que trop méconnus. Pour la création d’antidote, il faut les étudier et pour ça réussir à en collecter. » Parce que je te le devais bien, je continuais à t’expliquer les raisons pour lesquelles je désirais tant obtenir de ce précieux et dangereux liquide. 


Une fois la collecte effectuée. Je déposais avec soin la tête du défunt sur son linceul de neige. Je me redressais, reprenais la fiole et la fermais avec minutie. Après un tel procédé pour l’obtenir, je ne pouvais me permettre d’en perdre le contenu sur le chemin du retour. « Je te ne remercierais jamais assez… » Malgré une once de soupir en guise de deuil pour l’animal, de culpabilité pour t’avoir infligé le rôle de meurtrier, je conservais un léger sourire. « Je travaillerais dur pour que cette mort et ton geste ne soient pas vains. J’en ferais un premier pas vers un antidote pour sauver des vies ! » Le poing levé, ce fut avec assurance, détermination et engouement que je te l’annonçais. Non, mieux encore : « Je te le promets. » Mon poing s’ouvrit et mon petit doigt je te tendis. Signe de la promesse que je m’engageais à sceller. Une promesse que j’érigeais dores et déjà dans mon coeur, presque à l’égal de trois véritables, celles qui m’étaient les plus chères.

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The ultimate tragedy is when two souls share an amazing connection but meet when they aren’t yet ready for each other.
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