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Freeze ft. Sung Il
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MessageSujet: Re: Freeze ft. Sung Il Dim 25 Fév - 18:12

Le membre 'Pyo Sung Il' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Météo Suwon Hiver' :
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MessageSujet: Re: Freeze ft. Sung Il Dim 25 Fév - 20:53

Freeze
ft. Pyo Sung Il

Le calme après la tempête.
J’aimerais le connaître, le ressentir, une expression qui ne pouvait m’être familière. De toujours et pour toujours,  je semblais condamné à vivre dans une crainte, une angoisse constante. Et quand bien même cet homme à mes côtés semblaient moins agressif, je ne savais oublier ce moment précédent où j’eus fait face à sa fureur. Une colère qui, à mes yeux, n’était pas bien différente des autres à une seule exception, celle qu’il pouvait faire ce que bon lui plaisait. Pas seulement comme les autres à vivre correctement, à parler correctement, à agir comme n’importe qui sans se faire voir. Il y avait beaucoup de personnes ainsi, toutes même, à l’exception d’une que j’incarnais. Cet homme, je le savais, je l’avais compris, on me l’avait dit, il faisait partie de ces gens que je ne pouvais me permettre d’énerver. Lui, plus que les autres. Alors j’avais fait l’effort. Un gros effort, pour formuler une question, une interrogation, quelques mots bégayer avec difficultés. Parce que je ne voulais avoir formulé un mensonge en face de lui, que j’avais la sensation que, si ça arrivait, il l’apprendrait et me punirait. « Il ne pourrait pas l’apprendre puisque ce n’est pas quelque chose que nous connaissons. » Ses mots, suivis de ceux de cet homme, tout me confirmait cette éventualité. Pourtant, le doute subsistait, pesant, latent… Et si j’y avais été sans le savoir ? Sans que personne ne le sache ? Parce que ma mémoire n’était parfaite, que bon nombre d’interrogations me venaient, celle-ci n’y échapperait pas. « Même si c’était le cas, alors personne ne le saurait. Il ne pourrait pas te punir. » Si personne n’était au courant, alors lui non plus… Qui plus est : il ne s’était pas énervé. Il n’avait pas reprit mes cheveux entre ses mains. Alors c’était vrai. Je ne devais jamais y avoir été…

Les pupilles visées sur le monde extérieur, sur ces gouttes qui tombaient sans répit, qui instaurait dans l’habitacle une mélodie aussi rapide que les battements assourdissants dans ma poitrine ; j’écoutais attentivement les mots de l’homme à mes côtés. Ici, comme il l’avait dit, c’était Suwon. Un endroit moins humide que là où nous venions ? Vaguement, dans mon esprit, des souvenirs se dessinaient. Des espaces verdoyants, surmontés d’arbres en très hautes altitudes, des campements qui se dressaient et disparaissaient rapidement, des gens, des animaux parfois, des créatures. Des images vagues, floues, incertaines. Probablement fausse. Je ne savais pas, je ne savais plus, qu’est-ce qui était vrai, qu’est-ce qui était faux, qu’avais-je vu et qu’avais-je imaginé pour combler des trous  inexplicables dans mon existence.

Brusquement, le son de la pluie devenait plus clair, plus vif à mes oreilles. Loin de me perturber, je restais impassible face à cette vitre qui se baissait devant mes yeux. Je me contentais de la suivre des ceux-ci sans comprendre quel fonctionnement pouvait la faire descendre ainsi, n’y avait-il pas de poignée ou de manivelle pour la descendre, la pousser ? Une chose qui, encore une fois, ne m’était familière. Une chose que je ne comprendrais et sur laquelle je ne cherchais pas à m’attarder. Sans un mot, sans broncher, j’observais l’homme tendre son bras sous la pluie. Je savais qu’il ne fallait pas sortir sous la pluie parfois, celle-ci pouvait nous blesser. La femme qui m’avait recueilli me l’avait bien appris, même avant d’arriver là-bas, c’était avec presque certitude que je pouvais affirmer en avoir conscience. Car j’avais vécu en extérieur pendant des années ou, du moins, j’étais sorti très régulièrement ; car j’avais vu des gens en subir les conséquences malgré moi sans jamais l’avoir véritablement perçu de mes propres yeux. Non, ce qui me faisait pousser une plainte ce n’était pas la peur de le voir se blesser mais bien l’arrêt soudain et brusque que le chauffeur provoquait.

Tenant d’une simple main sur le haut de son genou, c’était aisément et sans grande surprise, que je me retrouvais à glisser de celui-ci. Du choc soudain, ce fut d’abord mon épaule qui en fut la victime en heurtant l’arrière du siège passager sans une once de douceur, m’arrachant une grimace qui, bien vite se transformait en une plainte faiblement audible mais bien douloureuse. De l’équilibre instable perdu à présent, mon menton en payait les frais à son tour, mais contre le genou de l’homme cette fois. Choc assez violent, trop violent d’ailleurs pour mon crâne qui, déjà, semblait avoir payé les frais d’une collision précédente bien qu’inconnue de ma conscience. Ce fut un brin sonné que je me redressais, des perles salées aux coins des yeux bien qu’elles refusaient de se frayer un chemin sur mes joues, comme trop souvent d’ailleurs. Un léger goût de fer s’installait dans ma bouche en provenance directe de ma joue que j’avais mordue dans le déroulement des évènements très certainement. Probablement… Je ne savais pas. Les bruits résonnaient étrangement dans mes oreilles, comme étouffés, sourds.

Il fallut une sensation humide et répugnante sur ma joue pour me faire ouvrir les yeux à nouveau. Les iris brillantes posées sur le visage du plus âgé, ce fut vers son poignet que je les dirigeais ensuite. « Retire ta main » était la seule chose que je désirais lui dire, la seule qui me traversait l’esprit. Je ne voulais pas sentir cette chose contre ma peau. Je détestais. C’était dégoutant. Pourtant, je me contentais d’un faible et léger retroussement de narines pendant que mes mains restaient blotties sur mon menton douloureux. Je ne comprenais l’enthousiasme de celui qui était mon vis-à-vis, je ne savais pas pourquoi il semblait si amusé… pourquoi l’homme avait soudainement freiné en semblant s’inquiéter pour lui. La pluie était différente, ne l’avait-il pas dit lui-même ? Probablement, dans cet habitacle, je devais être le seul à ne rien comprendre à ce qu’il se passait, le seul qui ne s’amusait, qui ne réagissait. Car inévitablement : je n’avais pas réagi à ces gestes précédents. Tout s’était passé trop vite pour que je ne daigne même pouvoir penser à faire quelque chose et, surtout, à savoir quoi faire. Dans ce corps faible et meurtri qui était le mien, il n’y avait pas une once de reflexe ou de notion d’instinct, rien ne pouvait l’être. Tout était réfléchi à l’avance, calculé, prévu mais rien n’était contrôlable pour autant.  


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MessageSujet: Re: Freeze ft. Sung Il Dim 4 Mar - 19:30

Freeze

outfit + La Capitaine se tordait de rire, bien trop heureux du tour qu'il avait joué à tous les passagers. Le conducteur allait dans son sens, le félicitant pour sa plaisanterie. L'esclave à côté de son invité de dernière minute ne faisait quant à elle qu'acquiesçait, comme si on lui avait demandé son avis, probablement par peur de l'héritier qui se trouvait à deux places de la sienne. Seul le cadet de la voiture ne semblait pas s'en amuser. Sung Il s'approchait de lui, les sourcils froncés et une moue faussement boudeuse il s'arrêtait à quelques centimètre de son visage. “Oses me dire que je n'étais pas drôle.” Déclarait froidement le Capitaine. “Oses dire que tu n'as pas eu peur l'espace d'un instant qu'il s'agisse d'une pluie acide.” Continuait-il sur le même ton. Il ne semblait plus rire, il ne semblait plus être d'aussi bonne humeur que l'instant d'avant. Cependant, et ce parce que c'était dans sa nature, il se reculait pour pousser un long soupire et reprendre son air joueur. Ce genre de comportement venant de sa part pouvait pousser certain à se questionner sur ses réelles intentions. Jouait-il le rôle du grand méchant ou essayait-il de se donner un air sympathique et compatissant avec ses facéties? Ses hommes savait de quoi Sung Il était capable. Certains l'ayant même vu commettre des actes par simple cruauté. D'autres, probablement plus tordus que le futur leader se plaisaient à être sous son commandement, sachant que quoi qu'ils fassent, à quel point leurs actes pouvaient être inhumains, ils bénéficiaient toujours de l'appuie du Capitaine. Le petit couturier devait-il alors trembler face à cet homme aussi faux qu'imprévisible?
Ennuyé par le manque de réception du garçon, il tournait la tête vers le paysage. Il préférait pour le moment l'ignorer plutôt que de l’abîmer encore plus. C'est alors qu'il remarquaient qu'ils étaient à présent dans une ville en ruine. De son unique oeil, il contemplait les restes de cette ville. C'était sa première fois dans cette ville, la première vague ayant été menée à partir du hangar qu'ils avaient trouvé vers ce qui était autrefois Ansan. Pour une première et alors qu'il s'imaginait être totalement euphorique et intenable, Sung Il était étrangement calme et silencieux. Le bide de sa plaisanterie précédente semblait avoir réellement atteint son humeur. Arrivé à la caserne de pompier, il descendait de la voiture arme à la main. Ses hommes faisaient de même, attendant les ordres de leur chef. Sung Il attendait que tous soit rassemblés autour de lui pour énoncer doucement. “Vous cinq, vous partez en reconnaissance dans le bâtiment. Vous, cinq, faites une ronde sur les alentours, tuez les créatures à vue et vous deux, restez avec moi. Nous allons commencer à élaborer le programme des prochains jours.” Une fois ses ordres donnés, il se tournait vers Jae Shin. “Toi, tu restes à côté de moi. Temps que je ne t'en donne pas l'ordre, tu ne bouges pas. C'est compris?” Même s'il semblait sévère, sa voix s'était tout de même adoucie pour s'adresser au garçon. Son but n'était pas de le faire fuir, chose qu'il redoutait, mais de le protéger sous prétexte qu'il était un membre libre de son clan.




Watching me losing my peace
Pushing me down to my knees, bastard
Do I need to beg you please?
It's feeling more like a trick than treat

So why you laughing at me?

ils m'ont eu:
 
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MessageSujet: Re: Freeze ft. Sung Il Lun 5 Mar - 6:37

Freeze
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Le bout des doigts frais et blessés sur mon menton meurtri, mes iris restaient, eux, braqués sur ses traits. J’évitais avec soin son regard, me souvenant de cette vision effrayante qu’il m’avait offerte auparavant, néanmoins, je voyais ses lèvres bouger, les commissures de ses lèvres se mouvoir au fil de ses paroles, la joue de ses joues se tendre et se détendre selon les syllabes qu’il prononçait. Des détails, que beaucoup ne verraient pas, mais qui, à mes yeux, semblaient expliquer un mécanisme étrange et lointain : l’art de l’élocution. Si je ne connaissais le nom de cet art, dans la pratique, il restait quelque chose de difficile. Mes muscles étaient tendus en permanence, empêchant un mouvement aussi rapide et fluide que le sien. Mes lèvres étaient gelées constamment, comme bien d’autres parties de mon corps et, aujourd’hui, plus encore que d’habitude. Je ne savais pourquoi, je ne m’en souvenais, mais, certainement, avais-je été sous cette même pluie qui frappait l’habitacle du véhicule. Accompagné cette mélodie, ses mots s’élevaient dans les airs, comme une menace, un poids qui s’appuyait sur mes frêles épaules. Je ne savais ce que je devais dire. Devais-je parler ? Elle me disait de me taire, de ne surtout pas dire ce qu’il disait. Pourquoi me demandait-il de le dire si je ne devais pas le dire ? Je ne comprenais pas. C’était étrange et incompréhensible pour moi. Plus que le mécanisme de la formulation de mot, c’était les idées à évoquer qui m’était encore plus étrangères. A quoi cela servait-il ? Comment l’utiliser ? Bien trop de subtilité pour l’esprit endommagé que j’étais. Alors je demeurais silencieux, une fois de plus. A son détour de ma personne, mon regard se posait sur le paysage extérieur. Si pour beaucoup, l’ambiance pourrait paraitre pesante, pour moi, elle était bien plus agréable que beaucoup d’autre. Le silence, l’immobilisme ambiant… J’avais peur, j’étais stressé, dégouté des contacts que les remous du véhicule provoquait avec tantôt l’un des corps, tantôt l’autre, mais au moins : je n’avais à me forcer à parler. Je n’avais à subir. Juste attendre, telle une statue, silencieuse, immobile. C’était parfait.

Les différents paysages défilaient sous mes yeux, parfois, une créature se faisait voir au loin. Mais nous passions trop vite pour que je pense même à essayer de l’identifier… Si je le parvenais. Je ne connaissais énormément de créatures, alors sur des terres aussi éloignées de celles que je connaissais… Enfin, le véhicule s’arrêtait. Dans mon abdomen, une sensation étrange, lourde et désagréable. Alors que rapidement, le véhicule se vidait, c’était immobile que je demeurais, à observer ce qui nous entourait, la végétation, les bâtiments, les sons et le climat également… Tout était nouveau, effrayant. Bien plus encore lorsque, en bougeant mes jambes pour les poser sur le sol du véhicule, je sentais mon ventre se tordre douloureusement. Mes doigts glissaient sur celui-ci, une partie que je ne saurais nommer, mais qui, indéniablement, existait et souffrait sans aucune raison apparente. « C’est des nausées, sors prendre l’air frais. » Des nausées ? Je ne savais ce que c’était, je ne comprenais pas, mais j’obéissais. Non parce que cet homme me disait de rester près de lui, j’avais horreur de cela, mais bien parce qu’elle m’avait dit de sortir. Pourtant, une fois les deux pieds au sol, c’était une sensation bien plus désagréable qui me gagnait. Comme si mon ventre allait me sortir par la bouche ? Je ne savais comment le qualifier mais je posais les mains devant mes lèvres, les gardant closes dans l’espoir que cette sensation passe avec le temps. Chose qui… ne fut le cas. Au contraire, à bloquer ainsi ma respiration en partie, à ne pas m’aérer comme elle me l’avait conseillé, je finissais par courir – pour une fois – loin du véhicule, juste assez pour être loin des regards. Les genoux au sol, penché en avant avec une main sur mes bronches, me voilà qui rendait le peu de nourriture que j’eus pu avaler dans la matinée. Avais-je mangé ? Je ne m’en souvenais. Pourtant, ce n’était qu’un liquide qui passait mes lèvres, alors, probablement que j’avais mangé…

Aux coins de mes yeux, dévalant cette fois bel et bien sur mes joues, des perles salées qui voyaient si rarement le jour. Ma main en appuie sur le sol s’était serrée dans la terre et les herbes qui jonchaient le sol, la salissant un peu plus encore. Mon ventre était si contracté que je me demandais d’où une telle force pouvait provenir, de même pour ma gorge qui était incapable de se détendre. Les lèvres entrouvertes, j’aspirais à retrouver mon calme alors que la panique me gagnait de plus en plus. Etais-je tombé malade ? Est-ce que c’était grave ? Je ne voulais mourir en vivant cette scène encore et encore jusqu’à mon dernier souffle. C’était douloureux, fatiguant. J’étais fatigué à présent, pour une des rares fois où je pouvais le ressentir. Mais pourrais-je dormir ? Ma main précédemment sur mes bronches se levait à mes yeux pour les sécher alors que je me relevais difficilement, titubant. Est-ce qu’on m’avait attendu ? Je ne voulais pas me retrouver tout seul bien qu’être avec des gens me faisait tressaillir d’angoisse également…




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