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we lived ; jaesun
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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Mar 12 Déc - 19:36

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Comment en étaient-ils arrivés là ? Jaehwa se le demandait parfois. Un monde détruit, abandonné aux créatures les plus abjectes qui auraient pu exister. Un monde triste, sans espoir, alors que l’Homme était le maître du monde depuis des années. Il n’y avait hélas pas de réponse exacte à sa question. L’Homme était-il mauvais ? Si c’était le cas, pourquoi existait-il des gens qui se laissaient avoir par les autres ? des êtres niais et faibles face au pouvoir que les plus résistants arrivaient à imposer ? S’il avait cherché plus loin, il se serait certainement donné mal à la tête. Mais au lieu d’y penser, il avait fait un choix : celui de ne jamais perdre face aux autres. Ainsi, il avait commencé à se battre de son côté, sans céder quand la situation devenait trop complexe et que rien n’allait comme il l’entendait. Il avait commencé à se prendre pour l’un de ces puissants qui arrivaient toujours à leurs fins, et il était devenu l’être dur et indépendant, fougueux et presque barbare que les moins chanceux de l’Abri connaissaient parfaitement. Pour les autres, ce n’était qu’une question de temps. La vie n’avait jamais été tendre avec lui, alors il s’était endurci, oubliant l’enfant qu’il était à son arrivée dans cet endroit. Oubliant même, à l’occasion, que cet endroit lui avait sauvé la vie quand il n’était encore qu’un enfant.

Et il n’avait jamais forcé Kwangsun à abandonner son petit cocon douillet pour le rejoindre à l’extérieur, quand il était devenu explorateur. Que quelqu’un, peu importe qui, puisse lui reprocher une telle chose semblait totalement absurde. Ça l’énervait. S’il avait été en mesure de se battre, Jaehwa aurait répondu à son meilleur ami, avec autant de piquant et d’acide dans la voix qu’il n’en fallait pour le provoquer. Parce qu’être assis là, dans cette pièce, coincé sans pouvoir s’échapper, l’énervait plus encore que le reste. Il aurait pu sauter à la gorge des infirmières, des médecins, si on lui en avait donné l’occasion. Mais il était trop faible. Trop faible à cause d’une pute décharnée. À cause de cette goule qui avait essayé de lui arracher ce qui était le plus précieux à ses yeux depuis son arrivée à l’Abri.

Parfois, il lui arrivait de regretter que ce soit une personne. Y avait-il plus fragile qu’un être humain ? Les arbres résistaient à des tempêtes, résistaient à des pluies torrentielles. L’humain attrapait froid et mourait grelottant dans un coin. Un arbre subissait le coup de couteau et perdait un peu de sève. L’homme poignardé s’effondrait en hurlant, puis se vidait de son sang. Il n’avait plus ni griffes, ni crocs. Ses sens émoussés ne lui permettaient plus de se protéger, d’éviter le danger. Dans un univers aussi hostile que les terres dévastées, c’était la proie idéale. Le fait qu’ils s’en soient sortis tous les deux tenait du miracle.

Jaehwa aimait penser qu’il connaissait Kwangsun mieux que quiconque dans cet abri. Mieux que ses propres parents. Pourtant, il restait imprévisible. Imprévisible et décevant, aujourd’hui. Pourquoi lui mentir alors que le mensonge était si évident ? Pourquoi refuser de lui dire la vérité ? Le tissu se froissa sous ses doigts, alors que Jaehwa gardait les yeux rivés sur les bandages que son meilleur ami portait sur le torse. Il voulait des réponses, pas rester là, à le regarder souffrir sans savoir à quel point il avait mal. Mais Kwangsun ne répondait pas, et il se contenta de ce silence, glissant doucement les doigts sur les bandages, puis sur sa peau, malgré lui. Une peau chaude, une chaleur vivante. Il avait eu tellement peur de le revoir froid. Si froid.

Son regard se releva finalement, quand il remarqua le comportement étrange de Kwangsun. Quand il remarqua ses mains sur son visage, cachant des larmes qu’il n’arrivait, de son côté, pas à verser. Qu’importe combien le soulagement était grand aujourd’hui ; combien la douleur était grand, il ne parvenait pas à pleurer, même s’il en avait envie. Sa tristesse et sa colère s’exprimaient autrement.

Par réflexe, il s’appuya un peu plus contre le mur quand Kwangsun s’approcha encore et s’assit sur lui et, naturellement, il vint à la rencontre des lèvres de son meilleur ami, appréciant ce contact comme tous les autres auparavant, les yeux fermés. Il laissa sa bouche épouser plus longuement la sienne, levant ses bras endoloris pour saisir le visage de son meilleur ami par les joues, essuyant ses larmes du plat de ses pouces. Ses sourcils se froncèrent sous la douleur, mais cela ne l’empêcha pas d’appuyer un peu plus son baiser, de pincer légèrement la lèvre inférieure du chasseur entre ses lèvres abîmées pour réclamer l’accès, prolongeant encore leur échange durant quelques secondes avant de s’éloigner, murmurant contre ses lèvres. « On est en vie, Kwangsun… Pleure pas. » Ce n’étaient que des mots, mais la survie était importante à ses yeux.

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by Wiise
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kwang sun est un peu particulier, assez populaire, narcissique, beau, ambitieux, intuitif, malin, débrouillard, excellent dans son domaine, pas si superficiel, bavard, confiant, curieux, pas intrusif, ouvert d'esprit, impulsif, impatient, rancunier, détestable sometimes, lunatique, mais avec son entourage, il peut être possessif, sans gêne, capricieux, boudeur. en mission, il est vif, obéissant et tenace.



25 ans, né à Busan le premier novembre 2069. ses parents étaient riches avant la guerre, maintenant l'un est un garde de l'abri, l'autre siège au conseil. il a vécu sur terre jusqu'à ses 8 ans environ, avant de se rendre dans les abris. dés qu'il a eu la possibilité d'aller explorer, il l'a fait. il s'entraîne souvent, beaucoup afin d'être à la hauteur de ses propres espérances.

Kwang Sun signifie Dieu ou Divinité en coréen

Il a déjà couché avec des filles, et des garçons. Il ne regarde jamais le sexe de la personne qui lui plaît. Il ne se case jamais, ou alors pour une courte durée, parce qu'il trouve ça encombrant, chiant et ça lui demande trop de temps, trop d'attention.

Son meilleur ami l'a déjà embrassé, parce qu'il était juste impossible à réduire au silence. Sun a tellement rougi de honte et d'embarras, qu'il ne lui a pas parlé pendant plusieurs jours.

c'est ce fameux meilleur ami qui a donné une importance à son anniversaire lorsqu'ils se sont connus. mais c'était sans doute à cause du fait que le cadet était né un jour plus tôt et un an plus tard que lui.

Kwang Sun n'est pas très proche de ses parents. En fait, il essaie de se détacher émotionnellement de tout le monde, mais n'y parvient pas facilement. Une fois qu'il est attaché à quelqu'un, il a du mal à décrocher.

Il s'est battu pour la première fois aux environs de ses douze ans, parce qu'il n'aimait pas les rumeurs qui circulaient sur lui. Il a alors commencé à en balancer, histoire que ça nourrisse la conversation des gens de l'abri, et pour contrôler ce qui se disait.

Il ne sait toujours pas comment il fait pour si bien s'entendre avec son meilleur ami, mais ça semble fonctionner alors il n'y pense plus.

Si l'un est impliqué dans quelque chose, alors l'autre l'est certainement aussi. Plus lié encore que les doigts de la main, ils sont inséparables depuis des années.

Il est clair qu'il excelle dans son domaine, mais ce ne sont pas seulement des "on dits", il est vraiment, sacrément, doué. Mais ses heures d'entraînement sont également nombreuses. Après tout on ne né pas parfait, on le devient.
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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Mer 13 Déc - 0:17

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Tous les efforts qu'il fournissait pour rester neutre, pour ne rien montrer, autant sa douleur physique, ce picotement régulier et infatigable qu'il ressentait dans ses poumons, que ses émotions trop nombreuses. Il ne savait même pas comment il faisait pour tout contenir, pour garder cette apparence froide devant son meilleur ami. Il voulait autant se laisser aller que revenir plus tard. Sans doute était-ce une bonne idée. Sans aucun doute qu'il n'aurait pas du venir ici, parce que voir Jaehwa le rendait faible, plus faible qu'il ne l'avait été avant. Et pourtant, c'était contradictoire, il lui donnait la force de vivre, d'avancer et d'apprendre de ses erreurs. C'était grâce à Jaehwa que le surnommé divin était encore là, vivant, fort, entraîné comme un forcené, comme un véritable petit soldat. Il avait appris la plupart de ses techniques tout seul, les perfectionnant avec des mannequins qui ne bougeaient pas. Se retrouver devant une horrible créature, sans soutien de son équipe au complet, avec une tête de mule suicidaire à ses côtés ... Il avait vu la mort de près, de trop près sans doute, et il avait eu peur. La terreur, la douleur, les événements, leurs baisers échangés et la douceur de Jaehwa aussi. Tout se mélangeait, il ne parvenait pas à réfléchir correctement. Et Kwangsun ne réfléchissait jamais avant de faire quoi que ce soit, il était du genre instinctif, limite primitif pour certaines choses, et là ... Des millions de pensées affluaient en même temps, et il lui était difficile de gérer. D'évacuer.

En pinçant ses lèvres, il se retenait de verser des larmes. Du mieux qu'il le pouvait. S'il devait se faire mal, s'il devait faire saigner ses lippes, alors tant pis, mais il devait tenir. Au moins jusqu'à ce qu'il envoie chier Jaehwa et qu'il trouve une excuse pour s'en aller. Il devait lui dire que c'était de sa faute, qu'il avait mal agi et qu'il lui en voulait de l'avoir mis en danger. De les avoir mis tous les deux en danger. Mais il ne parvenait pas à lui en vouloir, non, c'était impossible, parce que son esprit était un paradoxe complet à ce moment-là. En suivant le mouvement délicat des doigts de Jaehwa sur sa peau, Kwangsun se sentit faiblir, tellement, qu'il aurait pu exploser en larmes comme un enfant qui n'a aucune retenue. Il ne put garder ses larmes plus longtemps, malgré ses paupières fermées, et ses mains sur ses yeux pour se cacher, elles ne voulaient plus s'arrêter. Sa voix était bloquée dans sa gorge, il ne pouvait répondre à son meilleur ami, parce qu'il ne pouvait tout simplement plus exprimer ce qu'il ressentait. Dans cette chemise trop grande, ouverte par les soins de son géant, Kwangsun sentit une vague de frissons le parcourir. Ce n'était plus les bandages qu'il touchait, mais sa peau. Sa peau meurtrie par de nombreuses cicatrices, et pourtant si douce, dont il prenait un soin pas possible. Il était Kwangsun, avec un peu de diva en lui. Il se devait d'être au top, même dans les circonstances les plus catastrophiques.

Seulement ce contact ne l'aida pas à se retenir. Bien au contraire, se faire toucher de cette façon le fragilisa un peu plus, et il décida de ne plus réfléchir. D'agir, comme il le faisait toujours. Peu importait quoi, il ne pouvait pas juste rester planté là, devant le lit de son meilleur ami, comme s'il venait d'apprendre qu'il était mort. Jaehwa était en vie, devant lui, et Kwangsun avait besoin de se le prouver, de faire comprendre à son corps et son cerveau, que tout ça, ce n'était pas un putain de rêve, une fourberie de son cerveau en manque de son abruti de géant favori. Retenant quelques secondes sa respiration douloureuse par les larmes et les soubressauts que faisaient ses poumons, provoquant ainsi une panique qui tardait bizarrement à venir, il se hissa sur le lit de Jaehwa. L'une de ses jambes passa au-dessus du corps fin du blessé, et il posa ses fesses sur son bassin, sans pour autant y poser tout son poids. Il avait peur de lui faire mal, de le faire grimacer ou qu'il le sente se tendre de par ce contact. Tout du long, il n'osa pas regarder Jaehwa mais lorsque son visage s'approcha, dangeureusement, il laissa ses yeux larmoyants et rougis par sa peine se délecter des pupilles vivantes de son meilleur ami. Il se pencha un peu plus en avant, et déposa un baiser appuyé sur des lèvres sèches, en manque d'eau, de vitamines, de vie. Kwangsun se laissa emporter par toute cette effusion d'émotions, et frotta son corps contre celui du plus grand. Simple réflexe. Qui lui permit d'avoir plus d'accès à la bouche de Jaehwa. Il ne s'arrêterait pas là, il avait besoin de son meilleur ami. Seulement, les conditions étaient différentes. Sa présence dans la même pièce que lui ne lui suffisait plus.

Des mains se posèrent sur ses joues, et les siennes se dirigèrent automatiquement sur le torse finement musclé de Jaehwa. Il s'autorisa à venir glisser ses doigts dans les mèches de cheveux sur sa nuque, et à se rapprocher encore, collant leur corps bien plus que nécessaire. Kwangsun avait les yeux fermés, définitivement clos, et bien que par moments, il ressentait une douleur écrasante sur son thorax, il luttait. Il avait certainement plus besoin de ces contacts avec le plus jeune que toute autre chose. Le baiser sembla ne durer que quelques secondes, mais ils en furent contraints, pour respirer. Les larmes de Kwangsun s'étaient momentanément arrêtées avant de reprendre après les mots de Jaehwa. Oui, ils étaient en vie, mais à quel prix. « tu n'aurais jamais du venir ... tu n'aurais pas du sortir de l'abri ce jour-là ... » Il parlait pour dire tout et n'importe quoi, culpabilisant et blâmant à la fois son meilleur ami. « j'ai mal Jae ... j'ai peur ... et je t'aime, t'imagines pas à quel point, je peux pas te perdre. » Et le mot "aimer" était un euphémisme pour décrire à quel point son meilleur ami était un pilier dans sa vie. Combien il aurait été détruit s'il n'avait pas survécu ou s'il était mort sous ses yeux, sous ses attentions ou durant son inconscience. Durant sa chute débile qui lui avait fait perdre la tête quelques secondes. « je ne suis pas faible et tu le sais. mais ça ... j'ai failli mourir Jae, j'aurai pu ne pas ouvrir les yeux après qu'on m'ait opéré ... et c'est de ta faute. elle me le répète depuis que j'ai ouvert les yeux, encore et encore, je n'en peux plus ... » Et ses larmes redoublèrent, parce que son cerveau n'arrivait plus à garder tout ce qu'il avait vécu juste pour lui, juste dans un coin. Il voulait pleurer, évacuer, et Jaehwa était la seule personne qui avait le droit de le voir ainsi.

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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Mer 13 Déc - 20:29

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Vient un jour où tout le monde retourne à la poussière. Jaehwa en avait conscience, et ce plus que quiconque. Les hommes et les femmes, les plantes et les animaux. Tout finissait par disparaître, par quitter ce monde étrange dans lequel ils étaient apparus, plus vite aujourd’hui qu’autrefois. L’homme aussi avait réussi à se détruire, en pensant maîtriser la nature. Une nature qui avait fini par prendre le dessus sur lui sans lui laisser la moindre chance de se redresser. Tous finiraient par mourir dans cet abri, qu’importe combien ils se pensaient protégés. Ce n’était qu’une question de temps. Kwangsun et lui également.

Ses doigts glissant sur la peau de son meilleur ami, Jaehwa ne cessait de penser à cette sombre perspective. Allaient-ils vraiment mourir, eux aussi ? Il aurait aimé être immortel, intouchable. Il aurait rêvé d’échapper au destin funeste qui les attendait tous, quels qu’ils soient. Mais il savait, tout au fond de lui, que ça n’arriverait pas. Ils ne pouvaient aller contre une force plus puissante qu’eux. Ils ne pouvaient contourner un destin qui risquait de leur tomber dessus à chaque seconde, et ils ne pouvaient que se préparer. Se préparer au pire, même si cette idée l’effrayait plus que toute chose au monde. Mais il ignorait parfois ce qui l’effrayait le plus, entre sa mort et celle de son meilleur ami. Le voir si faible, c’était sa hantise.

Mais Kwangsun vivait, c’était bien le principal. Le bonheur de sentir ses lèvres contre les siennes une fois encore était plus fort que tout le reste. Jaehwa avait envie de le garder contre lui, de l’embrasser encore, encore, sans jamais lui laisser l’occasion de s’éloigner, de repartir, l’idée de le perdre à nouveau logée au creux du ventre. Si son meilleur ami partait à nouveau, il serait éloigné à cause de l’imbécile qui lui servait de mère. À cause de cette pute qui considérait supérieure aux autres parce qu’elle faisait partie d’une petite minorité responsable de tous ceux qui avaient été sauvé. Et il refusait de la voir s’interposer entre eux, dans la relation particulière qu’ils avaient depuis des années. N’était-il pas, après tout, la seule personne que Jaehwa possédait ?

L’avoir contre lui, retrouver sa chaleur, comme pendant les si nombreuses nuits qu’ils avaient déjà passées ensemble, était un véritable soulagement. Kwangsun vivait. Il était là, malgré tout ce qui avait pu leur arriver, malgré tout le sang qu’il avait perdu, malgré leur entêtement qui avait failli les perdre. Il frissonna en sentant les doigts de son meilleur ami effleurer l’endroit où il était tatoué, à quelques centimètres de son oreille, et quand il les sentit sur son torse couvert de contusions et de traces du combat qui avait eu lieu quelques jours plus tôt. Laissant ses doigts glisser le long des formes délicates du ventre de son ami, retraçant les muscles à l’endroit où il n’était pas blessé, Jaehwa se perdait dans leur baiser, souhaitant le prolonger encore, jusqu’au moment où ils furent obligés de se séparer pour un peu d’air.

Ils étaient en vie, oui. En voyant Kwangsun se remettre à pleurer, Jaehwa se questionna un instant. Qu’avait-il dit de mal ? Ce n’était que la vérité. « Que je sois là ou pas, cette salope t’aurait trouvé… » Il le savait aussi bien que lui. Malheureusement pour Kwangsun, l’espion n’avait jamais été du genre à culpabiliser, pas même lorsqu’il était en tort. « Tu m’as pas perdu. Je suis toujours là. Et toi aussi. » Il avait peur, lui aussi. Il l’aimait, lui aussi, plus que quiconque, mais ces mots n’avaient jamais fait partie de son vocabulaire. Il ne le disait jamais. Cela n’empêchait pas les larmes de son meilleur ami de le toucher en plein cœur. « Peut-être, mais si tu étais sorti seul et que tu étais quand même tombé sur cette goule, qu’elle t’avait attaqué et que tu avais été seul, alors personne n’aurait jamais su ce que tu étais devenu. » Ses lèvres se pincèrent malgré lui, la colère refaisant surface. « Ta connasse de mère en a conscience, de ça ? Que j’aurais pu me barrer quand tu es tombé ? Que n’importe qui d’autre l’aurait fait ? » Et il en était certain, parce que le monde fonctionnait comme ça. Le Nouveau Monde. L’enfer grandeur nature dans lequel ils vivaient désormais. C’est pour cette raison que son ton était si froid, si grave.

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25 ans, né à Busan le premier novembre 2069. ses parents étaient riches avant la guerre, maintenant l'un est un garde de l'abri, l'autre siège au conseil. il a vécu sur terre jusqu'à ses 8 ans environ, avant de se rendre dans les abris. dés qu'il a eu la possibilité d'aller explorer, il l'a fait. il s'entraîne souvent, beaucoup afin d'être à la hauteur de ses propres espérances.

Kwang Sun signifie Dieu ou Divinité en coréen

Il a déjà couché avec des filles, et des garçons. Il ne regarde jamais le sexe de la personne qui lui plaît. Il ne se case jamais, ou alors pour une courte durée, parce qu'il trouve ça encombrant, chiant et ça lui demande trop de temps, trop d'attention.

Son meilleur ami l'a déjà embrassé, parce qu'il était juste impossible à réduire au silence. Sun a tellement rougi de honte et d'embarras, qu'il ne lui a pas parlé pendant plusieurs jours.

c'est ce fameux meilleur ami qui a donné une importance à son anniversaire lorsqu'ils se sont connus. mais c'était sans doute à cause du fait que le cadet était né un jour plus tôt et un an plus tard que lui.

Kwang Sun n'est pas très proche de ses parents. En fait, il essaie de se détacher émotionnellement de tout le monde, mais n'y parvient pas facilement. Une fois qu'il est attaché à quelqu'un, il a du mal à décrocher.

Il s'est battu pour la première fois aux environs de ses douze ans, parce qu'il n'aimait pas les rumeurs qui circulaient sur lui. Il a alors commencé à en balancer, histoire que ça nourrisse la conversation des gens de l'abri, et pour contrôler ce qui se disait.

Il ne sait toujours pas comment il fait pour si bien s'entendre avec son meilleur ami, mais ça semble fonctionner alors il n'y pense plus.

Si l'un est impliqué dans quelque chose, alors l'autre l'est certainement aussi. Plus lié encore que les doigts de la main, ils sont inséparables depuis des années.

Il est clair qu'il excelle dans son domaine, mais ce ne sont pas seulement des "on dits", il est vraiment, sacrément, doué. Mais ses heures d'entraînement sont également nombreuses. Après tout on ne né pas parfait, on le devient.
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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Sam 16 Déc - 10:22

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Alors que les larmes de Kwangsun ne voulaient cesser de rouler sur ses joues pâles, les doigts de Jaehwa récoltaient les gouttes salées de ses pouces, essayant de les arrêter dans leur course, tentant de les effacer pour de bon. Mais les émotions de Kwangsun étaient trop instables pour vraiment parvenir à quoi que ce soit, lui-même avait besoin d'extérioriser, de tout laisser tomber pour une fois. Juste une fois. Le baiser qu'ils venaient tous les deux d'échanger était comme une promesse, une confession silencieuse, des sentiments qui avaient été gardés trop longtemps enfouis sous une carapace. Ils étaient aveugles, et ce, depuis des années maintenant. Kwangsun cependant ne se comprenait pas, et si à l'instant même, il ne cherchait pas à savoir pourquoi il agissait de cette façon, cela finirait par le rattraper. Il commença alors à balancer ce qu'il avait sur le coeur, tout et n'importe quoi, il n'y avait pas de chronologie même de rapport dans ses propos parfois, mais il devait s'exprimer, il fallait que ça sorte comme on dit.

Ses larmes doublèrent à mesure qu'il parlait, parce qu'il se sentait libéré d'un poids quelque part, il savait qu'il n'aurait pas du sortir ce jour-là mais blâmer Jaehwa était sans doute la meilleure façon de dire qu'il était désolé, que c'était entièrement sa faute. La communication n'était définitivement pas leur fort, et cela se voyait. Il se contenta de hocher la tête péniblement lorsque son meilleur ami confirma qu'ils étaient bel et bien vivants, l'un devant l'autre, qu'ils étaient là, tous les deux. Il laissa tomber le haut de sa tête sur l'épaule de Jaehwa quelques instants, essayant de calmer ses sanglots qui couvraient sa gorge de honte et qui déformaient son visage de manière totalement affreuse. Kwangsun était beau, il devait l'être en toute circonstance, surtout devant son meilleur ami, surtout lorsqu'ils étaient dans un tel état pitoyable. « tu as raison Jae, je sais ... » C'était tout ce qu'il avait pu murmurer avant que la colère de son meilleur ami ne se manifeste dans des paroles cinglantes sur sa mère. Oui, c'était une pourriture de première, oui, elle les éloignait, ou du moins, tentait de les séparer depuis longtemps. Sauf que Kwangsun n'en avait jamais vraiment parlé avec le concerné, puisqu'il avait toujours pu gérer la situation à son avantage. Là, c'était différent. Elle prenait de trop grandes mesures pour qu'il puisse les ignorer ou passer outre.

Il se redressa tant bien que mal, et fixa son meilleur ami de ses yeux rougis, mais dont l'éclat de ses prunelles n'existait plus. Il semblait vide, totalement inexpressif, et pourtant, il ne se sentait pas bien. « j'ai failli mourir Jae. » Ses larmes s'étaient doucement arrêtées, mais il ne parlait pas de la goule, non, il faisait allusion à autre chose. « je suis presque mort sur la table d'opération ... » Avec précaution, il tira sur la bande qui couvrait son torse, et montra à Jae son horrible cicatrice profonde, les points de suture. « un morceau de mes côtes a écrasé mon poumon, quelques millimètres en plus et ... l'os l'aurait perforé. » Il n'osa pas relever son regard vers celui de Jaehwa, trop embarrassé d'avoir un corps si laid, si détestable maintenant. Lui qui en prenait particulièrement soin, il allait garder cette horreur tout au long de son existence. Il ferma les yeux et pinça les lèvres. « je sais que tu m'as sauvé Jae ... mais cette part de toi ... cette colère, cette fougue que tu as eu avec la goule ... » Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, que déjà, on entendait du bruit de l'autre côté du rideau.

Son regard paniqué rencontra alors celui de Jaehwa. Il savait ce qui allait se passer, il savait qu'il n'avait pas beaucoup de temps pour le voir, mais il ne s'imaginait pas que les secondes passeraient si rapidement. Il ne voulait pas le laisser, il avait besoin de lui, de sa chaleur, de ses baisers. Maintenant qu'il y avait goûté, il ne pouvait s'en défaire. Cette sensation était grisante et les sentiments que Jaehwa y mettaient, le rendaient bizarre. Il colla son front à celui de son meilleur ami, fermant les yeux quelques instants de plus pour profiter pleinement de son odeur et de ce sentiment qui remplissait son coeur. Ce dernier s'accélérant, se perdant entre une multitude de sentiments. « ne meurs pas Jae, tu dois vivre. » Les yeux dans les yeux, ses propos tenaient plus de la promesse que d'un ordre, il devait vivre, coûte que coûte, même si l'avenir était incertain. Le rideau s'ouvrit avec fracas alors que quelques défenseurs de l'Abri demandait à Kwangsun de regagner ses quartiers. On le lui demanda une première fois, sans oser s'approcher lorsqu'il leur adressa un regard noir. Puis, on lui attrapa les bras sans douceur pour le faire descendre du lit lorsqu'il n'écouta tout simplement pas l'ordre qu'on lui donnait. Il avait peur et il n'osa pas regarder une dernière fois son meilleur ami, lorsqu'on le força à sortir de l'infirmerie pour regagner sa chambre. Sa prison.

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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Sam 16 Déc - 16:37

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Jaehwa était incapable de réconforter les autres. Dans sa jeunesse, on lui avait appris à s’occuper de sa survie, de ne pas se soucier de ce que les autres pensaient, à l’exception de sa famille. Une famille qu’il n’avait plus, désormais. Sans qu’il sache pourquoi, car il était trop jeune et qu’il ne s’en rappelait plus, ses parents avaient disparu du foyer familial un beau matin, l’abandonnant avec un frère dont il ne connaissait que le nom. Un frère qui avait quitté la maison, lui aussi, et qu’il avait essayé de rejoindre, passant le bras au travers d’une fenêtre déjà abîmée, qui avait fini par lui lacérer l’avant-bras sur toute la longueur. Cela aussi, il l’avait oublié. La faim, elle, était restée. Il avait mangé comme jamais auparavant, en arrivant à l’Abri. Il avait dévoré tout ce qui lui passait sous la main, tant il était mal nourri. Facile d’imaginer, dans de telles conditions, que le partage et la volonté d’aider les autres ne faisait pas partie de ses priorités. Il avait toujours eu beaucoup de mal à se sentir proche des autres. Ceux qui dénonçaient était, généralement, les personnes à qui l’on se confiait le plus. À qui l’on se confiait trop. Il s’en souvenait inconsciemment. Il se protégeait.

Pour cette raison, il se contentait de répondre à Kwangsun, dont la mère était une parfaite salope. Une pétasse du conseil qui se pensait supérieure alors qu’elle n’était rien de plus qu’une chienne au milieu d’un chenil plein à craquer. Mais lui, il refusait d’être un chien. Il refusait d’être un petit animal docile à qui l’on donne des ordres et qui obéit les yeux fermés. Oh non. Ce n’était pas de cette façon que l’on survivait, que du contraire ! C’était ainsi que l’on finissait dans l’assiette des plus forts. Il voulait être le loup parmi ces animaux trop bien dressés, et il n’hésitait pas à mordre si quelque chose ne lui plaisait pas. Qu’il n’ait pas encore été foutu hors de l’Abri était presque un miracle. Après tout, n’en avait-il pas déjà été à moitié éloigné ?

Son regard resta posé sur Kwangsun alors qu’il reprenait la parole. Ses yeux glissèrent sur sa gorge, sur ses clavicules, sur les bandages qui couvraient sa peau trop pâle à son goût ; on y lisait encore la faiblesse. Son cœur se serra aux propos de son ami, mais il ne cilla pas en voyant sa blessure. Les cicatrices ne l’impressionnaient plus. Il en avait trop souvent vu au cours de sa vie, à commencer par les siennes. Son bras avait été suturé lors de son arrivée dans le camp de réfugiés, laissant une cicatrice horrible qui avait été meurtrie à nouveau pendant son combat avec la goule. Le temps permettait de soigner les blessures de ce genre. Il savait que son meilleur ami tenait à son corps, à sa peau, à sa beauté. Il avait on ne peut plus raison, et il était l’une des personnes les plus attirantes qui lui avaient été données de voir, mais dans un monde comme le leur, il aurait dû s’estimer heureux de ne pas avoir davantage de blessures. « Kwangsun… »

Il cherchait des propos rassurants, mais il n’arrivait pas à en trouver. Il était en vie. C’était suffisant. Était-il le seul à le réaliser ? Était-il le seul à penser que manger de la merde ou tuer un supposé allié était justifié, tant que la survie était assurée ? Kwangsun était différent, il l’avait toujours été à ses yeux, mais il n’aurait pas hésité pour une autre personne. Il l’aurait laissé crever là, avec cette goule. Kwangsun le savait sûrement. Il aurait dû comprendre pourquoi la colère l’avait possédé à un tel point quand il s’était jeté à la gorge de cette catin.

Il se tut quand un bruit retentit non loin d’eux, et il hocha la tête en sentant le front de son ami contre le sien. « Toi aussi. » Ils devaient vivre tous les deux, aussi longtemps que c’était possible, mais il ne pouvait le promettre. Les promesses, les serments. Quelle valeur avaient-ils, lorsqu’ils venaient d’une personne prête à tout pour sauver sa peau ? Personne n’aurait dû lui faire confiance.

Ses bras s’agrippèrent par réflexe aux pans de la chemise de Kwangsun quand les défenseurs firent leur entrée, et il leur adressa un regard noir lorsqu’ils s’approchèrent. Il ne pouvait pas les défier. Pas maintenant. Pas alors qu’il était blessé, faible, déshydraté, affamé et engourdi par la douleur. Il ne manqua néanmoins pas d’insulter ces imbéciles alors qu’ils s’en allaient, leur ordonnant d’arrêter de traiter Kwangsun comme un animal. Néanmoins, le principal, c’est qu’il était en vie.

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by Wiise
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we lived ; jaesun
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