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we lived ; jaesun
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MessageSujet: we lived ; jaesun Jeu 30 Nov - 17:16

we lived
jae hwa & kwang sun
••••

Depuis son réveil, quelques heures plus tôt, Jaehwa s’obstinait à rester silencieux et à ne rien avaler de ce qu’on voulait lui donner. Ses bras et ses jambes lui faisaient mal, tout comme sa tête et le reste de son corps, et il avait l’impression que même les draps du lit dans lequel il se trouvait étaient insupportables pour ses membres devenus sensibles. Il n’avait aucune envie de rester là. Cependant, quand il demandait à voir Kwangsun, on lui répondait de prendre un cachet avant de le lui tendre. Alors il se renfrognait et tournait la tête, décidé à ne rien avaler tant qu’il n’aurait pas eu de nouvelles de son meilleur ami qui ne se trouvait pas près de lui. La déshydratation guettait, le personnel infirmier était mécontent, mais il l’était, lui aussi : pourquoi refusait-on de lui dire ? Le pire était-il arrivé ? Cette pensée piquait son cœur à vif et lui donnait envie de hurler, d’arracher tout ce qui contrôlait ses constantes afin de fuir cet endroit désagréable pour retrouver son meilleur ami, qu’importe où il se trouvait.

Voilà quelques jours qu’il était arrivé à l’infirmerie. C’est ce qu’on lui avait dit. Il lui avait fallu un peu de temps pour se remettre de tout le sang qu’il avait perdu, mais il allait mieux. Du moins, c’est encore ce qu’on lui avait dit. Mais comment pouvaient-ils prétendre qu’ils savaient comment il allait ? Il était toujours blessé, faible, prisonnier d’un monde qui allait mal, qui agonisait à cause des erreurs d’hommes plus forts qui avaient pensé pouvoir jouer avec la nature ; et pourtant, il n’avait pas envie de mourir. De larges bandes couvraient ses bras et ses jambes aux endroits où il avait été coupé par la goule. Toutes ces blessures risquaient de laisser des marques, disaient les infirmières, quand elles le surprenaient à regarder les pansements. Il leur en foutrait, des marques. C’était le cadet de ses soucis. Il portait des cicatrices depuis sa plus tendre enfance, alors ça n’allait pas commencer à le déranger. Ce qui l’inquiétait, c’était Kwangsun.

Arriva l’heure du repas, qu’on tenta une fois de plus de lui faire avaler ; comme un enfant buté, il pinça les lèvres et darda son regard noir sur la jeune femme qui ne faisait que son travail, comme un animal prêt à lui sauter à la gorge et à lui arracher les tripes. Quand elle lui demanda pourquoi il refusait de manger, il répondit sans attendre. « Je veux… savoir où est Kwangsun. Wang Kwangsun. » Encore une fois, on l’ignora. Serrant rageusement le drap qui lui couvrait les jambes, Jaehwa se mordit la lèvre, encore endolorie de la blessure qu’il y avait, en fusillant du regard des hommes qui amenaient avec eux de nouveaux blessés, visiblement attaqués par des chiens affamés. Cela ne s’arrêtait jamais. L’Abri était une fourmilière où les gens allaient et venaient, portant avec eux toujours plus de corps lacérés, abîmés. Toujours plus d’idiots qui oubliaient que le monde qu’ils connaissaient avait disparu, qu’ils n’étaient qu’un groupe de fous réunis pour attendre la mort qui viendrait très bientôt les cueillir, tous autant qu’ils étaient. Mais ça ne lui disait toujours pas où était Kwangsun.

Il grogna en se laissant doucement retomber sur le matelas, les yeux rivés sur le plafond alors qu’il écoutait vaguement les voix autour de lui. Il avait si mal. Si mal. Mais il était hors de question qu’il prenne quoi que ce soit avant de savoir exactement où était son meilleur ami, s’il allait bien, s’il était réveillé, lui aussi. Serrant les paupières comme si cela allait aider à faire passer la douleur, il attendit encore, espérant qu’un médecin viendrait finalement le trouver pour lui dire ce qu’il attendait tant. Mais personne ne venait. Personne ne semblait vouloir lui donner les réponses qu’il demandait et Jaehwa, têtu comme il l’était, refusait de manger, de boire et de prendre leurs foutus cachets. Il avait survécu à pire dans son enfance, il n'allait pas devenir une chochotte tout d'un coup.


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by Wiise
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kwang sun est un peu particulier, assez populaire, narcissique, beau, ambitieux, intuitif, malin, débrouillard, excellent dans son domaine, pas si superficiel, bavard, confiant, curieux, pas intrusif, ouvert d'esprit, impulsif, impatient, rancunier, détestable sometimes, lunatique, mais avec son entourage, il peut être possessif, sans gêne, capricieux, boudeur. en mission, il est vif, obéissant et tenace.



25 ans, né à Busan le premier novembre 2069. ses parents étaient riches avant la guerre, maintenant l'un est un garde de l'abri, l'autre siège au conseil. il a vécu sur terre jusqu'à ses 8 ans environ, avant de se rendre dans les abris. dés qu'il a eu la possibilité d'aller explorer, il l'a fait. il s'entraîne souvent, beaucoup afin d'être à la hauteur de ses propres espérances.

Kwang Sun signifie Dieu ou Divinité en coréen

Il a déjà couché avec des filles, et des garçons. Il ne regarde jamais le sexe de la personne qui lui plaît. Il ne se case jamais, ou alors pour une courte durée, parce qu'il trouve ça encombrant, chiant et ça lui demande trop de temps, trop d'attention.

Son meilleur ami l'a déjà embrassé, parce qu'il était juste impossible à réduire au silence. Sun a tellement rougi de honte et d'embarras, qu'il ne lui a pas parlé pendant plusieurs jours.

c'est ce fameux meilleur ami qui a donné une importance à son anniversaire lorsqu'ils se sont connus. mais c'était sans doute à cause du fait que le cadet était né un jour plus tôt et un an plus tard que lui.

Kwang Sun n'est pas très proche de ses parents. En fait, il essaie de se détacher émotionnellement de tout le monde, mais n'y parvient pas facilement. Une fois qu'il est attaché à quelqu'un, il a du mal à décrocher.

Il s'est battu pour la première fois aux environs de ses douze ans, parce qu'il n'aimait pas les rumeurs qui circulaient sur lui. Il a alors commencé à en balancer, histoire que ça nourrisse la conversation des gens de l'abri, et pour contrôler ce qui se disait.

Il ne sait toujours pas comment il fait pour si bien s'entendre avec son meilleur ami, mais ça semble fonctionner alors il n'y pense plus.

Si l'un est impliqué dans quelque chose, alors l'autre l'est certainement aussi. Plus lié encore que les doigts de la main, ils sont inséparables depuis des années.

Il est clair qu'il excelle dans son domaine, mais ce ne sont pas seulement des "on dits", il est vraiment, sacrément, doué. Mais ses heures d'entraînement sont également nombreuses. Après tout on ne né pas parfait, on le devient.
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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Sam 2 Déc - 21:18

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Quatre jours. Quatre putain de longs jours. Voilà depuis combien de temps Kwang Sun attendait. Un peu plus de cent heures à espérer avoir un minimum de liberté. Il faisait les cents pas depuis un certain moment maintenant, dans cette unique pièce qu'était la chambre familiale qu'il partageait avec ses parents depuis que les humains avaient décidé de faire de la surface un berceau d'atrocités sans nom. Il essayait de ne pas compter, d'oublier le temps, mais il ne pouvait s'en empêcher, six mille minutes sans pouvoir rencontrer Jae Hwa, sans ses regards, sans sa chaleur, sans son odeur. Sans réellement savoir comment était son état. "Il vivra" lui avait-on dit. Sa mère s'obstinait à vouloir faire de leur chambre un endroit spécial pour lui, équipé temporairement d'équipements médicaux dont il n'avait que faire. Kwang Sun voulait Jae Hwa. Kwang Sun ne resterait pas sans rien faire, il n'était pas docile, loin de là, la violence était quelque chose qu'il avait toujours connu et même expérimentée depuis son adolescence, alors qu'on arrête de le dorloter. Malheureusement, avec les deux gardes devant la porte, à surveiller ses sorties, à le suivre même lorsqu'il voulait marcher, ou aller manger, il y avait toujours quelqu'un à ses basques. Il n'aimait pas ça. Il avait horreur de ça. Être surveillé, suivi, materné.

Il arrêta ses pas inlassables qui faisaient le même chemin depuis plusieurs minutes. Il s'arrêta pour poser sa main sur son torse pansé et en voie de guérison, recouvert d'une chemise trop grande, trop longue, une chemise que Jae Hwa avait laissé dans sa chambre un jour. Ou plutôt, une chemise que Kwang Sun avait jalousement gardé dans ses affaires. Plus que jamais il avait besoin de sentir son odeur, de le sentir avec lui. Après ce qu'il s'était passé, il ne désirait qu'une chose, et malgré son entêtement à ne pas penser à ces baisers échangés, comme des adieux silencieux, ça le retournait. Il n'était qu'un paquet de nerfs, prêt à exploser, prêt à provoquer un cataclysme, un tremblement de terre, un tsunami. Il inspira fortement, et grimaça de douleur. Rien que le fait de soulever sa poitrine, de gonfler ses poumons d'oxygène, il avait mal, comme si ses blessures revenaient sans cesse lui dire qu'il avait été blessé, qu'il avait été imprudent. Il ferma les yeux, tenta de se calmer, de trouver une solution, d'être la peste habituelle qu'il était, mais les cachets qu'on lui donnait, qui atténuaient la douleur, le rendaient aussi un peu lent, un peu mou, un peu ailleurs. Il pensait sans arrêt à Jae Hwa, il n'y avait que lui dans ses pensées, sur ses lèvres, dans son lit, dans ses rêves. Seulement lui, et le manque le rendait fou. Il ne pensait pas avoir été séparé de lui aussi longtemps, même pour des missions quelconques. C'en était trop. Il voulait sortir, le voir. Il se mordit la lèvre, pour éviter de pleurer, parce que sa peine et sa colère se mélangeait sans qu'il ne puisse vraiment faire la différence.

Il hurla, à s'en décrocher les poumons, à s'irriter la gorge, à se laisser tomber à genoux sur le sol tant sa blessure lui rappelait sans cesse leur origine, et ce que les garçons avaient du endurer pour s'en sortir. Il devait toujours frapper Jae Hwa. Pour ses actions, pour les avoir mis en danger, pour avoir joué son solo. Les oreilles de Kwang Sun captèrent du bruit vers la porte de la chambre, porte à laquelle il tournait le dos, et alors que les deux gardes se demandaient comment appréhender la chose, parce que Wang Kwang Sun était si imprévisible qu'on n'osait le toucher, il vit là une occasion de se tirer. Il prit sur lui et avec le peu d'agilité qu'il lui restait, il esquiva les deux hommes pour sortir de la pièce. Il n'oublia pas de fermer à clé ensuite, les enfermant dans la chambre familiale, avec conscience qu'ils allaient passer un sale quart d'heure lorsque l'un de ses parents reviendrait. Lui aussi risquait de se faire engueuler, mais il s'en foutait, Jae Hwa lui manquait trop.

En arrivant dans l'infirmerie, il observa avec attention la pièce remplie de gémissements d'agonie, d'odeur de désinfectant et de mort. Tout le monde savait qu'il n'avait pas le droit d'être là, qu'on ne devait pas l'autoriser à approcher Jae Hwa, et il avait connaissance des raisons. Mais personne ne l'éloignerait de son meilleur ami, ça, c'était certain. Il ne se gêna pas pour regarder sur le bureau principal afin de vérifier la liste des patients, et une fois qu'il trouva le lit de sa moitié, il s'y dirigea d'un pas rapide, des petites grimaces déformant son beau visage. Il ne savait même pas comment il allait réagir, parce que réellement, il était à fleur de peau, mais il voulait juste le voir. En se mordillant nerveusement la lèvre, plus il approchait, plus son cœur le malmenait. Il poussa un petit soupir de courage avant d'apparaître dans le champ de vision de Jae Hwa. En regardant autour de lui, il se permit de fermer complètement le rideau qui séparait chaque lit, pour former un cocon autour d'eux, et là, leurs yeux s'accrochèrent. Jae Hwa avait ouvert les yeux, il le regardait, lui et seulement lui, de sa mine fatiguée et de son teint pâle. Il n'y avait aucun mot qui sortait de la bouche si pénible de Kwang Sun. Le bavard n'avait plus rien en tête, c'était le vide intersidéral. Il resta à une distance respectable du lit, l'un comme l'autre ne pouvaient se toucher, et pourtant, ce n'était pas l'envie qui manquait. Kwang Sun tenta de garder une expression neutre, celle hautaine qu'il arborait tous les jours, celle qu'il montrait à tout le monde. Il essaya d'être détaché émotionnellement du géant, mais c'était impossible. Cependant, il était incapable d'agir, parce que, s'il faisait un pas, soit il allait péter un câble et crier pour extérioriser, soit il exploserait en une fontaine de larmes infinie. Les deux options ne lui plaisaient pas, et il avait envie de repartir. Finalement, il n'était pas prêt à affronter la situation. Il n'était pas faible. Il n'était pas le genre à montrer ses sentiments, ou même à pleurer. La dernière fois qu'il avait vraiment pleuré, il devait avoir une dizaine d'années, mais il ne s'en souvenait même pas. Alors pourquoi maintenant ?

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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Sam 2 Déc - 22:07

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Le défilé des infirmiers ne s’interrompait jamais. On venait vers lui pour lui donner à boire, à manger, des pilules, pour changer le baxter qui devait commencer à amoindrir la douleur, mais il refusait tout. Absolument tout. Jaehwa était buté, profondément buté, et lorsqu’il avait pris une décision, il pouvait se montrer insupportable. Encore plus dans le cadre d’une grève de la faim. S’affamer était l’une des choses qu’il aimait le moins, mais si c’était le seul moyen pour lui de pouvoir voir Kwangsun, alors il n’avalerait rien. Pas tant qu’il n’aurait pas la certitude de l’état de son ami. Pas tant qu’il ne l’aurait pas vu de ses propres yeux.

Silencieux comme un mort, Jaehwa resta allongé dans son lit, les yeux grands ouverts, les dents serrées pour oublier la douleur diffuse qu’il éprouvait encore, refusant de laisser les infirmières s’occuper de ses bandages. Ces pauvres femmes, qui avaient pu s’en charger sans problèmes lorsqu’il était inconscient, avaient plus de mal que jamais à lui faire entendre raison ; mais Jaehwa ne cèderait rien. Les supérieurs de l’Abri ne gagneraient pas contre lui, même s’ils décidaient, en guise de réprimande, de l’exiler comme ils l’avaient fait avec d’autres auparavant. Il mourrait bien un jour, de toute façon. Mais si Kwangsun n’était plus là, il préférait encore que ce soit rapide. Il ne pouvait supporter l’idée de son meilleur ami mort ; l’idée d’une vie sans lui.

Ce qu’il ne comprenait pas, c’est pourquoi on refusait de lui donner des nouvelles de son meilleur ami. Pourquoi ? La seule option qui lui venait à l’esprit, c’était qu’il soit mort. Enfin, plus exactement, c’était la première. La deuxième solution, tout aussi peu plaisante, était un ordre venu d’en haut. Mais pourquoi ? N’avait-il pas pansé ses blessures ? Essayé de le sauver ? N’avait-il pas été présent pour lui alors qu’il était blessé ? Il se fatiguait à penser alors qu’il souffrait, qu’il aurait dû se reposer, profiter de sa convalescence pour se remettre de la douleur et du combat, mais il n’y arrivait pas. Son esprit était trop torturé pour cela, et il restait immobile sous ces draps blancs, à regarder le plafond d’un œil vide, avec à l’esprit la seule voix de Kwangsun qui lui répétait inlassablement les derniers mots qu’il avait entendu de lui.

« Mais si tu n'es plus là, qui partagera mon quotidien ? »
Et qu’en était-il du sien ?

Il n’était pas dans ses habitudes de pleurer, encore moins de chouiner comme un enfant. Jaehwa détestait les gens qui se plaignaient, ceux qui disaient avoir mal alors que crier, hurler, pleurer n’allait rien changer. Pourtant, maintenant, sa première envie était bien de pleurer. Pleurer à l’idée d’être seul, sans Kwangsun. Mais non. Il ne pleurerait pas. Il ferait front, comme d’habitude, et s’en prendrait à chaque créature qui se dresserait sur son chemin afin de s’assurer qu’aucune autre ne mettrait fin à la vie d’un Homme. Aucune n’en réchapperait.

Il se redressa en entendant un bruit. « Je vous ai déjà … » Les mots lui moururent dans la bouche, alors qu’il observait de ses yeux sombres et écarquillés la silhouette de son meilleur ami qui se tenait debout à quelques pas du lit et fermait le rideau qui le séparait des lits voisins. Puis leurs yeux se croisèrent. Il était… en vie ? « Kw… » Il s’interrompit un instant. Maintenant qu’il voulait parler, il avait la gorge sèche et douloureuse de ne pas avoir voulu boire avant d’avoir des nouvelles. Son corps affaibli peinait à le soutenir, mais il ne voulait pas s’allonger à nouveau. Il ne voulait pas admettre le comportement stupide et entêté qu’il avait eu au cours des dernières heures. Pire que tout cela, il y avait l’expression que Kwangsun affichait. Une distance qui n’avait jamais existé entre eux, qui contrastait étrangement avec l’habit qu’il portait, et qui n’était autre que l’un des siens. « Kwangsun. »

Il était incapable de trouver quoi dire, quoi faire. « Ils… Ils voulaient pas… » Son corps protestait. Jaehwa fut obligé de s’allonger l’instant suivant, à moitié, son avant-bras encore trop sensible pour qu’il puisse s’y appuyer totalement. « Viens près de moi… » souffla-t-il péniblement, espérant qu’il viendrait.

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25 ans, né à Busan le premier novembre 2069. ses parents étaient riches avant la guerre, maintenant l'un est un garde de l'abri, l'autre siège au conseil. il a vécu sur terre jusqu'à ses 8 ans environ, avant de se rendre dans les abris. dés qu'il a eu la possibilité d'aller explorer, il l'a fait. il s'entraîne souvent, beaucoup afin d'être à la hauteur de ses propres espérances.

Kwang Sun signifie Dieu ou Divinité en coréen

Il a déjà couché avec des filles, et des garçons. Il ne regarde jamais le sexe de la personne qui lui plaît. Il ne se case jamais, ou alors pour une courte durée, parce qu'il trouve ça encombrant, chiant et ça lui demande trop de temps, trop d'attention.

Son meilleur ami l'a déjà embrassé, parce qu'il était juste impossible à réduire au silence. Sun a tellement rougi de honte et d'embarras, qu'il ne lui a pas parlé pendant plusieurs jours.

c'est ce fameux meilleur ami qui a donné une importance à son anniversaire lorsqu'ils se sont connus. mais c'était sans doute à cause du fait que le cadet était né un jour plus tôt et un an plus tard que lui.

Kwang Sun n'est pas très proche de ses parents. En fait, il essaie de se détacher émotionnellement de tout le monde, mais n'y parvient pas facilement. Une fois qu'il est attaché à quelqu'un, il a du mal à décrocher.

Il s'est battu pour la première fois aux environs de ses douze ans, parce qu'il n'aimait pas les rumeurs qui circulaient sur lui. Il a alors commencé à en balancer, histoire que ça nourrisse la conversation des gens de l'abri, et pour contrôler ce qui se disait.

Il ne sait toujours pas comment il fait pour si bien s'entendre avec son meilleur ami, mais ça semble fonctionner alors il n'y pense plus.

Si l'un est impliqué dans quelque chose, alors l'autre l'est certainement aussi. Plus lié encore que les doigts de la main, ils sont inséparables depuis des années.

Il est clair qu'il excelle dans son domaine, mais ce ne sont pas seulement des "on dits", il est vraiment, sacrément, doué. Mais ses heures d'entraînement sont également nombreuses. Après tout on ne né pas parfait, on le devient.
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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Dim 3 Déc - 0:09

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En rejoignant le couloir menant à l'infirmerie, il avait sa main qui tenait son torse, comme si celui-ci allait tomber sur le sol, s'ouvrir et laisser ses organes se dérouler. Il prit une petite pause, fatigué d'autant d'efforts, il n'avait pas marché aussi longtemps depuis plusieurs jours. Il posa l'arrière de sa tête sur le mur dans son dos, et inspira doucement, avant de relâcher tout aussi lentement l'air de ses poumons. On lui avait dit qu'il vivrait mais il y avait eu une légère complication et des examens réguliers devaient être faits. Son avenir allait se résumer à une visite hebdomadaire chez le médecin de l'abri, parce que une des entailles avaient été plus profondes que les autres. Il se souvenait avec perfection des détails, de sa chair se déchirant sous les coups de griffes acérées et sales de la goule, d'un coup trop puissant qui avait écrasé sa cage thoracique, perforant presque l'un de ses poumons. Il avait failli mourir. Un simple petit bout d'os dans son organisme, qui s'était détaché de ses côtes, avait failli le tuer. Une opération avait tout réglé, mais il garderait des séquelles. Notamment au niveau de ses poumons pour le moment, qui lui étaient douloureux, qui le brûlaient. Cela devrait aller avec le temps, on lui avait assuré. Il y avait intérêt, parce qu'il ne pouvait pas rester dans l'Abri, il était explorateur, avait besoin de liberté. Trois jours drogué par les traitements, les anti-douleurs, avant qu'on ne transfère le tout dans la chambre familial. Pour avoir un oeil sur lui, pour pouvoir surveiller ses faits et gestes. La seule chose qu'il demandait à son réveil était Jae Hwa, des nouvelles, son état, s'il allait bien, s'il avait été sauvé lui aussi. Sa mère l'avait fixé, de son air hautain, presque dégoûté de s'être inquiété pour son fils, qui lui, ne pensait qu'à son déchet de meilleur ami. Elle avait employé ce terme, avant de décider de l'enfermer dans la chambre. Tout le nécessaire médical était installé, mais apparemment, personne ne connaissait Kwang Sun, parce qu'il était certainement l'être le plus têtu de l'univers. Le plus borné. Il avait une idée en tête, et c'était Jae Hwa. Voilà pourquoi il avait compté les minutes, les heures, les jours, sans même s'en rendre compte. Voilà comment il avait fini par se lever ce jour-là, enfilant la chemise de Jae Hwa, planquée dans le fond de son armoire, et qu'il réfléchissait tant bien que mal à un moyen de le voir. Plus il y pensait, et moins il tenait en place. Mais là, il était enfin sur le point de le voir, il allait directement à l'infirmerie pour lui rendre une petite visite, et si l'occasion se présentait, le frapper. Il le méritait.

Quelques mètres de plus, et il se retrouvait devant son meilleur ami. Pâle, souffrant, mince, des traits de fatigue sur son visage pourtant si mature et beau en temps normal. Kwang Sun ne s'attarda pas trop sur les détails, son coeur devenait fou rien qu'en le regardant. De nombreuses pensées affluaient sans qu'il ne puisse les trier. Il avait peur. Mais de quoi ? Il était impatient, mais pourquoi ? Il était nerveux, mais depuis quand ? Jae Hwa rendait son état instable, comme si le stress le consummait, ses mains se mirent à trembler, et il serra dans ses doigts fins et encore un peu abîmées les manches trop longue de sa chemise. Quand la voix enrouée de Jae retentit dans l'espace, Kwang Sun se dépêcha de fermer le rideau, histoire de leur donner un peu de temps, un peu d'intimité, pour se retrouver dans les règles de l'art. Sauf que le silence que maintenait le plus vieux le mettait lui-même mal à l'aise, plus les secondes passaient, moins il savait quoi dire, moins il savait quoi faire. Il était perdu. Parce que ça ne lui arrivait jamais.

Il resta pantois, à deux ou trois mètres du lit de son meilleur ami, ses mains serrant un peu plus le tissu qu'il tenait. Il se mordit la lèvre quand il remarqua que Jae Hwa avait du mal à se tenir correctement. Il aurait voulu l'aider, si seulement il n'était pas aussi faible physiquement, si seulement il n'était pas au bord d'une crise presque bipolaire. Pleurer ou crier, s'exprimer ou garder le silence. Après tout, pour Kwang Sun le silence signifiait beaucoup plus qu'une dispute, il préférait garder tout en lui, et sans doute que Jae s'y était habitué, qu'il le connaissait mais la distance qu'il y avait entre les deux inséparables était considérable. Il n'y en avait jamais eu avant. Pas d'aussi étrange. Pas d'aussi long. Kwang Sun ne savait même plus ce qu'il faisait là, il voulait fuir, revenir plus tard après avoir travaillé un texte ou un discours, un truc. Malgré toute cette confusion, il se forçait à garder sa carapace, comme pour se protéger de Jae Hwa, comme pour se protéger de ses propres réactions, de ses émotions trop lourdes, de ses humeurs lunatiques et de ses sentiments compliqués. Il n'aimait pas ce dernier baiser échangé, comme un adieu, comme si c'était le dernier. Il n'aimait pas ce souvenir, il voulait l'effacer. Et pourtant ... Cela avait été un baiser significatif, lourd de sens.

Quand son prénom fut prononcé, il se mit à fuir le regard de Jae Hwa, sans réagir à son appellation. Il retenait du mieux qu'il pouvait ses picotements dans son nez, la boule dans sa gorge. Il luttait contre cela. Il en avait gros sur le coeur, il avait eu peur de le perdre, il lui en voulait d'avoir pris un tel risque, il l'aimait tellement, tellement, qu'il ne gérait plus. Le chasseur résistait à cette envie d'aller près de lui, de juster ressentir de nouveau son parfum, même si celui-ci serait certainement mélangé au sang et à l'odeur stérile de l'infirmerie. Il le voulait, et pourtant, quand Jae lui demanda de venir près de lui, il le fixa. Longtemps. En silence. Encore. Il fronça les sourcils, en l'observant de plus près. Il s'était attendu à d'autres retrouvailles, il avait espéré autre chose, pas ce froid, pas ce fossé entre eux. Un fossé que Kwang Sun creusait tout seul, parce qu'il voulait se protéger. Si un seul mot franchissait la barrière que formait ses lèvres pincées, il allait craquer. Pourquoi tout était si compliqué avec Jae ? Pourquoi est-ce que ça l'était maintenant ? Tout était si simple d'habitude.

Rapidement, il analysa la situation. Jae Hwa souffrait de ses blessures, les pansements n'avaient certainement pas été changés depuis plusieurs heures, si ce n'était plus, et il semblait en manque de force. Et la colère monta. Est-ce qu'il refusait un traitement ? Kwang Sun resta interdit, et il comprit. Il serra les dents, le seul moyen qu'il avait de monter qu'il n'était pas d'accord avec ses choix, qu'il désaprouvait ses actions était bien ce silence inhabituel et accusateur. Il ne savait pas vraiment ce qui contenait sa rage de lui en coller une, de l'insulter de tous les noms d'oiseaux imaginables ou même d'en inventer pour soulager sa colère. Son coeur accélérant à cause de ses sentiments épuisants, il ferma les yeux un instant pour éviter de respirer trop vite, trop fort, pour éviter d'avoir mal à nouveau. Sa main à moitié cachée par la manche gigantesque, il la posa par réflexe sur son torse, à l'endroit de ses blessures. Boire un peu d'eau ne semblait pas une mauvaise chose, mais Jae Hwa en avait certainement le plus besoin, et lorsque ses yeux retombèrent sur le verre rempli sur la table de chevet de son meilleur ami, il s'avança et le tendit à Jae Hwa. « Bois et prends ces cachets. Ce n'est pas une option. Tu le fais. » Son ton était tellement neutre que c'en était presque effrayant. La colère de Kwang Sun pouvait être terrible, ses silences pires que les châtiments divins, et le mieux placé pour le savoir se trouvait en face de lui.

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Maintenant que Kwangsun se trouvait devant lui, Jaehwa se trouvait profondément stupide. Les mots lui manquaient. Il ne pouvait décemment pas commencer à lui expliquer qu’il s’était privé de nourriture, de boisson et d’antidouleurs additionnels afin de convaincre le personnel qu’il devait voir son meilleur ami. Oh non, ce dernier refuserait catégoriquement d’admettre un tel comportement, et il lui en voudrait sûrement. Les années lui avaient permis d’apprendre comment pensait le chasseur, comment il réagissait, et il savait que rien n’était plus imprévisible qu’un Kwangsun en colère. Aussi valait-il mieux éviter de jouer avec le feu lorsqu’il n’était pas en mesure de riposter à un quelconque coup. C’était le cas à cet instant.

Il était là, mais l’espion peinait à y croire. Il craignait d’être en train d’halluciner, de faire un rêve après s’être endormi sans s’en rendre compte, et son envie la plus forte était celle de le toucher, de s’assurer qu’il était bel et bien là, à quelques mètres de lui, dans l’infirmerie. Hélas, l’expression qu’arborait son meilleur ami n’était pas des plus invitantes et il réalisa bien vite que leur conversation n’allait pas être celle qu’il espérait… Mais qu’espérait-il, au juste ? Des retrouvailles larmoyantes ? Des paroles profondes échangées comme après une disparition qui a duré des années ? Non, certainement pas. Jaehwa n’était pas de ces personnes idéalistes qui voyaient les choses sous leur meilleur aspect. Il attendait simplement des insultes, des propos blessants. Tout, sauf ce silence lourd, oppressant, qui lui donnait l’impression d’être en face de l’ombre de celui qu’il avait toujours connu. En face d’une coquille vide d’âme et d’essence. Un mort revenu à la vie par miracle ou par malheur.

Dans le fond, ce n’était peut-être qu’une apparition. Jaehwa y songea un instant, alors qu’il se rallongeait, la douleur lancinante de son avant-bras déformant son visage en une terrible grimace. Les anti-douleurs qu’ils lui donnaient dans cette perfusion ridicule, contre son gré, mais qu’il craignait de faire trop saigner s’il l’arrachait, étaient peut-être de ceux qui vous faisaient rêver des choses avec les yeux ouverts. Qui pouvait savoir ce que les explorateurs ramenaient de leurs missions, aujourd’hui ? On faisait avec ce qu’on avait, même si l’on n’avait pas grand-chose. Il gardait malgré tout l’espoir d’avoir tort ; Kwangsun se trouvait bien dans cette pièce, avec lui ; les rideaux ne s’étaient pas fermés dans son imagination seule ; il n’était pas mort. Ils avaient survécu. Alors pourquoi n’approchait-il pas ?

Il lui sembla attendre des heures avant que ne daigne s’approcher son ami. Son regard, vague de toutes les privations qu’il s’était infligées au cours des heures qui avaient précédé, se posa lentement sur le visage de son ami. Il n’était pas assez faible, toutefois, pour manquer la lueur trop familière qui brillait dans le regard de son meilleur ami. Il se redressa difficilement, se reculant pour s’appuyer, non pas sur ses coudes, mais sur la tête de ce malheureux lit d’infirmerie. Son regard tomba sur le verre d’eau que Kwangsun lui tendait.
Ainsi, il avait compris.

D’une main dont il parvenait tout juste à maîtriser les tremblements, Jaehwa fourra les pilules dans sa bouche et saisit le verre d’eau. Sa faiblesse le força néanmoins à ajouter la seconde main à ce geste fébrile, car il doutait de réussir à boire sans renverser en s’y prenant avec autant de nonchalance qu’à l’habitude. Comme un chiot pris en faute, il détourna le regard de celui de son meilleur ami, se concentrant plutôt sur le liquide transparent qui ondoyait dans son verre alors qu’il le portait à ses lèvres que la soif avait drainées. Alors, il but, et ce qui n’était que de l’eau fut, l’espace d’un instant, la meilleure boisson qu’il lui avait été donné de boire. Il vida le verre d’un trait, puis le rendit à son meilleur ami en posant les yeux sur lui. Voilà, pensait-il. J’ai vidé ton verre, j’ai avalé mes cachets. Tu es content ? Son corps en demandait encore plus ; il gardait dans la bouche la fraîcheur de l’eau qu’il venait d’engloutir, réalisant qu’il avait exagéré, sans vouloir l’admettre.

En un soupir, Jaehwa appuya sa tête sur le mur qui se trouvait derrière le lit. Ses lèvres, une ligne au bas de son visage, tant il les pinçait fort, se tordirent sous la douleur alors qu’il glissait ramenait ses bras vers lui. « Ils voulaient pas me dire où t’étais. » expliqua-t-il sans détour, jugeant que Kwangsun se moquerait bien de toutes les excuses qu’il allait pouvoir fournir. « Je t’ai cru mort. » Mais il était plus fort qu’eux, et ils avaient pour devoir de soigner les personnes qu’on leur amenait. Voilà ce qu’il avait pensé. Maintenant, il mourait de faim, de soif et de douleur, certes, mais son meilleur ami était auprès de lui. « T’es déjà sorti ? » Il n’était pas à l’infirmerie, il l’aurait remarqué, depuis son réveil ; mais il n’avait pas l’air remis. C’était étrange.

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kwang sun est un peu particulier, assez populaire, narcissique, beau, ambitieux, intuitif, malin, débrouillard, excellent dans son domaine, pas si superficiel, bavard, confiant, curieux, pas intrusif, ouvert d'esprit, impulsif, impatient, rancunier, détestable sometimes, lunatique, mais avec son entourage, il peut être possessif, sans gêne, capricieux, boudeur. en mission, il est vif, obéissant et tenace.



25 ans, né à Busan le premier novembre 2069. ses parents étaient riches avant la guerre, maintenant l'un est un garde de l'abri, l'autre siège au conseil. il a vécu sur terre jusqu'à ses 8 ans environ, avant de se rendre dans les abris. dés qu'il a eu la possibilité d'aller explorer, il l'a fait. il s'entraîne souvent, beaucoup afin d'être à la hauteur de ses propres espérances.

Kwang Sun signifie Dieu ou Divinité en coréen

Il a déjà couché avec des filles, et des garçons. Il ne regarde jamais le sexe de la personne qui lui plaît. Il ne se case jamais, ou alors pour une courte durée, parce qu'il trouve ça encombrant, chiant et ça lui demande trop de temps, trop d'attention.

Son meilleur ami l'a déjà embrassé, parce qu'il était juste impossible à réduire au silence. Sun a tellement rougi de honte et d'embarras, qu'il ne lui a pas parlé pendant plusieurs jours.

c'est ce fameux meilleur ami qui a donné une importance à son anniversaire lorsqu'ils se sont connus. mais c'était sans doute à cause du fait que le cadet était né un jour plus tôt et un an plus tard que lui.

Kwang Sun n'est pas très proche de ses parents. En fait, il essaie de se détacher émotionnellement de tout le monde, mais n'y parvient pas facilement. Une fois qu'il est attaché à quelqu'un, il a du mal à décrocher.

Il s'est battu pour la première fois aux environs de ses douze ans, parce qu'il n'aimait pas les rumeurs qui circulaient sur lui. Il a alors commencé à en balancer, histoire que ça nourrisse la conversation des gens de l'abri, et pour contrôler ce qui se disait.

Il ne sait toujours pas comment il fait pour si bien s'entendre avec son meilleur ami, mais ça semble fonctionner alors il n'y pense plus.

Si l'un est impliqué dans quelque chose, alors l'autre l'est certainement aussi. Plus lié encore que les doigts de la main, ils sont inséparables depuis des années.

Il est clair qu'il excelle dans son domaine, mais ce ne sont pas seulement des "on dits", il est vraiment, sacrément, doué. Mais ses heures d'entraînement sont également nombreuses. Après tout on ne né pas parfait, on le devient.
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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Mar 5 Déc - 23:30

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C'était de sa faute. Il n'avait pas une bonne influence sur Kwang Sun. Voilà les mots que le plus vieux d'un an entendait sans cesse depuis des années. Sa mère, surtout, lui réclamait son attention, elle le poussait toujours à détester Jae Hwa d'une certaine manière. Au départ, c'était ce qui l'avait poussé à rester avec lui, parce que sa mère le regardait enfin, même si elle passait le plus clair de son temps libre sur son dos, à l'engueuler pour un oui ou pour un non. Il ne l'avait pas bien vécu, mais il avait trouvé en Jae Hwa bien plus qu'un amour parental infernal, qui au final, ne serait jamais présent. Une personne qui pouvait le comprendre, bien qu'ils n'aient pas les mêmes points de vue. Quelqu'un qui ne le jugeait pas de par son comportement, ou qui ne cherchait pas à le blesser. Pas véritablement. C'était arrivé, plusieurs fois, mais Kwang Sun avait fini par s'habituer au ton sarcastique voire totalement décalé de son meilleur ami. Le temps forge le caractère comme on dit, et grâce à Jae Hwa, le plus petit avait évolué, il avait prit en charisme, en caractère, il avait su s'affirmer et exposer devant ses parents ses choix. Des décisions qui ont littéralement changé sa vie, qui ont affecté toute son existence. Il était devenu explorateur pour soutenir Jae Hwa, pour ne pas le quitter et égoïstement, pour s'assurer qu'il ne mourrait pas sans lui. Parce qu'une vie sans cet élément clé de sa divinité, il ne préférait pas y penser. Son prénom. Kwang Sun. Dieu. S'il était dieu, il n'agirait pas de cette façon, il ne serait pas aussi insolent, et il n'aurait pas ces phrases lunatiques à deux balles. Il ne se réduirait pas au silence lorsqu'une situation ne lui convient pas, il affronterait. Mais non.

C'était ce qu'il se passait. Il était à quelques pas de Jae Hwa, il avait attendu quatre putains de jours pour le voir, et il avait juste du mal à aligner deux mots, à savoir quoi dire et à penser correctement. Il l'avait mis en danger. Il les avait tous les deux mis en danger. C'était de sa faute. Après tout, sa mère lui cassait les oreilles avec la même phrase depuis des heures maintenant, et il avait fini par y croire, par lui en vouloir. Au plus profond de lui, Kwang Sun savait que cet abruti avait voulu lui offrir la chance de se tirer, mais merde, il ne voulait pas ça. Se suicider pour laisser sa chance à quelqu'un d'autre sans savoir s'il y avait cent pour cent de réussite ? Jamais. Cela ne pouvait arriver. Seulement, les détails devant lui, lui montraient que Jae Hwa était encore plus con qu'il n'avait pu l'imaginer. Il n'avait pas réussi à avoir de nouvelles de lui depuis plusieurs jours, et voilà comment il le retrouvait. Il s'attendait à mieux, il avait pensé à autre chose. Peut-être un gros roulage de pelle, un truc, il ne savait même pas. Il y avait de la frustration, de la crainte aussi, parce qu'il avait sérieusement eu peur de mourir, d'avoir ce poumon perforé et que le sang se propage partout pour créer une hémorragie interne. C'était de la faute de Jae Hwa. Il ne parvenait pas à lui en vouloir, pas réellement, pas comme le désirait si ardemment sa mère. Elle voulait à ce point que Kwang Sun ouvre les yeux sur ce géant, mais en cet instant-même, ses paupières étaient bien ouvertes et ses iris se posaient sur la silhouette fatiguée et mauvaise de Jae Hwa. Pourquoi ? Pourquoi ses parents ne pouvaient voir le cœur qui se cachait sous cet ours géant ? Sous ce caractère de merde et insolent ?

De sa voix sèche et tendue, il glissa quelques mots à son meilleur ami. Comme s'il n'était rien, comme s'il lui reprochait quelque chose. En fait, c'était le cas, il lui reprochait de ne pas avoir pris de traitement, d'avoir refusé les changements de ses bandages. Et s'il y avait des complications ? Il ne pouvait juste pas y croire. Lui qui forçait sur son état pitoyable pour venir voir ce débile fini ... Il avait de nouveau envie de pleurer. Ses nerfs étaient réellement à fleur de peau, son cerveau avait des pulsions de colère et de peine, comme un bateau pirate qui se balançait d'un côté et de l'autre, sans savoir quand s'arrêter. Malgré tout, les yeux froids mais attentifs de Kwang Sun suivirent les mouvements de son meilleur ami. Il était faible, avait du mal à tenir son verre, c'était comme voir un grand père récupérer son dentier dans un verre d'eau, sauf que là, il s'agissait d'un mec de vingt quatre ans. Il serra les dents, se retenant de hurler, de lui dire ce qu'il pensait, parce que ça ne servirait à rien. Et pourtant ... C'était la première fois qu'il voulait s'exprimer, alors qu'il était en crise.

Il mima un faux sourire en entendant Jae Hwa lui dire qu'ils ne voulaient pas lui dire où il se trouvait. Un ton sarcastique et désabusé répondit simplement. « Merci "maman". » Elle lui pourrissait la vie plutôt qu'autre chose, mais après tout, si on avait le choix de choisir ses amis, ce n'était pas du tout la même chose pour sa famille, et encore moins ses parents. S'ils pouvaient juste échanger sa mère comme il échangerait un objet au marché, il n'hésiterait pas une seule seconde. « Je ne le suis pas, tu le vois bien. » Il avait failli y passer, mais il était encore debout, avec une respiration de plus en plus difficile, avec une contenue de plus en plus mise à l'épreuve. Il posa son regard noir dans celui de Jae, quelques secondes, seulement plusieurs milliers de microsecondes, et cela suffit pour le rendre faible. Il sentit de nouveau les larmes monter à ses yeux, mais il ne laissa rien rouler sur ses joues. Sa fierté était trop grande, son ego en serait sûrement blessé, et pourtant, il savait que l'handicapé en face de lui était la seule personne dans le droit de le voir comme ça. « Tu te souviens de comment nous sommes rentrés ? » Comment Kwang Sun avait tenté de sauver la situation, comment il avait pleuré en le sentant sans réaction sous ses attentions, en essayant de réchauffer le géant avec son propre corps saignant comme de la viande pour éviter qu'il ne meurt. Et comment il avait nettoyé avec soin ses blessures pour éviter qu'elles ne s'infectent. Comment il avait refait le pauvre garrot de fortune qu'il avait noué autour de sa jambe. Il fallait qu'il pose la question, il devait savoir qu'il n'était pas le seul à avoir tenté de lui sauver la vie. « J'ai trouvé une licorne. Elle n'a pas pu résister à ma beauté incomparable et à accepter de nous porter jusqu'à l'Abri. Tu y crois, toi ? Une licorne ! » Un rire hypocrite sortit de sa bouche, comme si cela l'aidait à rester calme, à garder son sang froid. C'était le genre de rires qu'il avait avec les inconnus, pas avec Jae. « Une licorne ... » C'était tout ce qu'il avait trouvé à dire, et c'était complètement stupide.

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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Jeu 7 Déc - 17:56

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La faiblesse de son corps agaçait Jaehwa plus que toute chose au monde. Il ne se rappelait pas avec clarté les jours qu’il avait passés à chercher de la nourriture en compagnie de Jaewon, son grand frère, mais son corps, lui, réagissait plus fort que jamais à ce manque de nourriture et d’eau. Un manque qu’il s’infligeait dans le but de revoir la personne qui, dans cet abri, était plus chère à ses yeux que toutes les autres. En vain. Le personnel de l’infirmerie refusait catégoriquement de lui donner des nouvelles de Kwangsun et, à chaque minute qui passait, Jaehwa s’affaiblissait davantage. Mais s’il devait vivre sans son meilleur ami, n’était-il pas mieux d’abandonner ? Non. Ses peurs lui auraient dicté le contraire, s’il avait été en mesure de réfléchir de façon lucide. S’il avait compris que ne plus se nourrir ou boire, c’était mourir. La mort lui faisait bien trop peur pour qu’il accepte de lui céder quoi que ce soit ; encore moins s’il s’agissait de la vie de son meilleur ami.

Cependant, Jaehwa était trop fier, trop confiant. Il n’avait pas envie de montrer sa faiblesse à Kwangsun, qui se tenait désormais devant lui et lui ordonnait de prendre ses médicaments et de vider un verre d’eau. Il lui rendit un regard plus insistant, un regard défiant. La joie de voir qu’il était en vie ne lui faisait pas oublier ses principes, et cela changeait encore moins sa personnalité. Oh non, cela ne le changerait pas. Une de ces putains de goules n’y ferait rien. « Maman ? » L’idée qu’on puisse chercher à éloigner Kwangsun de lui ne lui effleura pas l’esprit dans un premier temps, parce qu’il le voyait comme un soutien depuis le début et qu’il se moquait bien de l’avis des autres. Cependant, il n’était pas assez stupide pour tout ignorer, raison pour laquelle il ajouta rapidement : « C’est de sa faute ? » Voilà qu’il ne comprenait pas. Les séparer, c’était scinder deux parties d’un tout, c’était rompre une unité. Ils avaient toujours été ensemble, et ce depuis leur plus jeune âge. Du moins, depuis l’arrivée de Jaehwa à l’abri ; une arrivée qui remontait déjà à quelques longues années. Il peinait à croire qu’on voulait les empêcher de se voir. Une seule question lui brûlait les lèvres. « Pourquoi ? » Sa voix, rauque et abîmée par la soif qu’il ressentait encore, était différente. On y décelait, discrète, mais présente, une pointe d’inquiétude, un sentiment bien humain, après tout. Le raisonnement que la mère de son ami avait pu avoir lui échappait totalement. Il demandait simplement à connaître l’état de son meilleur ami !

Jaehwa garda les yeux posés sur son meilleur ami, l’observant alors qu’il semblait lutter pour réprimer une émotion ; il aurait été incapable de dire laquelle. Kwangsun était tellement imprévisible. Sa question, cependant, lui fit détourner les yeux, et il fixa le verre qui se trouvait à nouveau sur la table de nuit voisine en essayant de se souvenir d’autant de choses qu’il le pouvait. « Non… J’ai perdu conscience avant. » avoua-t-il, le ton grave et la voix basse, sachant que ce n’était pas la réponse qu’attendait son meilleur ami. Mais en entendant son histoire, il resta silencieux, les lèvres légèrement pincées alors qu’il regardait encore son verre avec un intérêt exagéré. « Une licorne. » Évidemment, c’était faux. Il en avait entendu parler, dans le temps, mais il avait rapidement compris que cela n’existait pas. « T’aurais jamais pu rencontrer une licorne. » N’aimaient-elles pas les vierges ? Les êtres purs ? On ne lui ferait pas croire que Kwangsun était pur ; il ne l’était pas plus que lui. Laissant un soupir fuir entre ses lèvres, il prit la parole à son tour. « Je t’ai entendu appeler les secours. » C’était grâce à lui qu’ils étaient là, grâce à lui et à lui seul. Tuer une goule ne lui aurait rien apporté, s’il était mort ensuite, même s’il refusait d’accepter de dire que son geste n’avait servi à rien. N’avait-il pas sauvé le chasseur d’une mort certaine ? « J’entendais tout. » Jusqu’à un certain point, mais était-ce important ? Il leva les yeux vers Kwangsun et hocha vaguement la tête. « C’est grâce à toi qu’on est encore vivants. » Mais le remercier ? Non. Merci ne faisait pas partie de son vocabulaire. Ils ne faisaient plus partie de ce monde où la politesse règne en maître, et la politesse n’avait jamais fait partie de son vocabulaire. Après tout, il n’avait pas eu l’occasion de profiter d’une véritable éducation. L’abri ne l’avait pas encouragé à être plus sympathique. Un soupir plus tard, il reposa les yeux sur le torse de son meilleur ami, esquissant un mouvement de tête. « Comment vont tes blessures ? »

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25 ans, né à Busan le premier novembre 2069. ses parents étaient riches avant la guerre, maintenant l'un est un garde de l'abri, l'autre siège au conseil. il a vécu sur terre jusqu'à ses 8 ans environ, avant de se rendre dans les abris. dés qu'il a eu la possibilité d'aller explorer, il l'a fait. il s'entraîne souvent, beaucoup afin d'être à la hauteur de ses propres espérances.

Kwang Sun signifie Dieu ou Divinité en coréen

Il a déjà couché avec des filles, et des garçons. Il ne regarde jamais le sexe de la personne qui lui plaît. Il ne se case jamais, ou alors pour une courte durée, parce qu'il trouve ça encombrant, chiant et ça lui demande trop de temps, trop d'attention.

Son meilleur ami l'a déjà embrassé, parce qu'il était juste impossible à réduire au silence. Sun a tellement rougi de honte et d'embarras, qu'il ne lui a pas parlé pendant plusieurs jours.

c'est ce fameux meilleur ami qui a donné une importance à son anniversaire lorsqu'ils se sont connus. mais c'était sans doute à cause du fait que le cadet était né un jour plus tôt et un an plus tard que lui.

Kwang Sun n'est pas très proche de ses parents. En fait, il essaie de se détacher émotionnellement de tout le monde, mais n'y parvient pas facilement. Une fois qu'il est attaché à quelqu'un, il a du mal à décrocher.

Il s'est battu pour la première fois aux environs de ses douze ans, parce qu'il n'aimait pas les rumeurs qui circulaient sur lui. Il a alors commencé à en balancer, histoire que ça nourrisse la conversation des gens de l'abri, et pour contrôler ce qui se disait.

Il ne sait toujours pas comment il fait pour si bien s'entendre avec son meilleur ami, mais ça semble fonctionner alors il n'y pense plus.

Si l'un est impliqué dans quelque chose, alors l'autre l'est certainement aussi. Plus lié encore que les doigts de la main, ils sont inséparables depuis des années.

Il est clair qu'il excelle dans son domaine, mais ce ne sont pas seulement des "on dits", il est vraiment, sacrément, doué. Mais ses heures d'entraînement sont également nombreuses. Après tout on ne né pas parfait, on le devient.
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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Sam 9 Déc - 18:25

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Son sourire était ironique, narquois, marquant le fait qu'il désapprouvait totalement les choix de sa mère. Ce n'était pas qu'elle voulait faire le bien, non, elle voulait surtout que son fils aille où elle le décidait, et le fait qu'il ne le fasse pas, lui déplaisait. Ainsi, pendant quatre jours, même si elle avait vu son fils souffrir le martyr, même s'il avait failli mourir, elle lui avait simplement dit que Jaehwa était en vie et qu'aucune autre information était utile à son sujet. Et encore, c'était parce qu'en posant des questions, elle avait remarqué qu'il ne parlait que de Jaehwa. Il désirait savoir s'il allait bien, s'il s'en était sorti, et même quand Kwangsun lui affirma qu'il lui avait sauvé la mise, mentant un peu sur les conditions de leur expédition, elle continua de lui dire qu'il n'avait absolument rien à faire avec son précieux fils. Oui, ce fils qu'elle délaissait au profit de son statut de membre du Conseil. Chaque fois qu'il la voyait, c'était un profond dégoût qui se lisait dans ses yeux et sur ses traits, mais elle n'était pas aussi stupide, loin de là, elle savait comment elle poussait son fils à être ainsi. C'était en partie à cause d'elle qu'il s'était rebellé, battu contre tout le monde et qu'il avait fabriqué ses propres règles. Se sentait-elle fière ? Pas le moins du monde. Son éducation stricte avait fait l'inverse, il se révoltait contre ce qu'elle manipulait de sa haute chaise, il détruisait tout ce qu'elle tentait de construire. Il ferma les yeux quelques secondes avant d'entendre la voix de Jaehwa lui répondre. Il était parti dans ses pensées, pinçant de ses doigts l'arrête de son nez. Il le fixa ensuite de son regard vide, emprunt d'une certaine amertume, mais pas envers lui. Pas encore. Pas vraiment. « Ma chère mère dit que tu as une mauvaise influence sur moi. Tous les choix qui font ce que je suis aujourd'hui ... C'est de ta faute. » Et c'est aussi de ta faute si j'ai failli crever, que j'ai du mal à respirer. Mais ça, il le garda pour lui, ses paroles n'osèrent franchir ses lèvres, alors qu'elle se ferma aussitôt ses mots prononcés.

« pourquoi ? je risque de crever tous les jours parce que j'ai décidé de devenir explorateur ... » pour rester à tes côtés quoi qu'il arrive. Il garda de nouveau le silence, mais cette fois, on ressentit son envie d'en dire plus, de se dévoiler. Il ne voulait pas blessé Jaehwa, son coeur voulait se livrer un peu plus, lui balancer ce qu'il gardait au plus profond de lui, que tout ce qu'il faisait, c'était pour être avec lui, depuis longtemps. Ils étaient amis, mais plus que quiconque, Jaehwa était le pilier vital de Kwangsun. Il ne se voyait pas sans. Et puis une question lui brûla les lèvres, si bien qu'il la posa sans détours. Avec sa blague et son ton brisé, il parlait de cette licorne imaginaire, cette créature qui n'existait pas, ce cheval avec un pieu au milieu du front. Un soupir exaspéré sortit par son nez, il était définitivement en colère, il voulait frapper Jaehwa. Peut-être qu'il irait mieux ensuite, peut-être que ça soulagerait ce qu'il voulait dire, ce qu'il bloquait, ce qu'il tentait d'oublier. Il secoua la tête comme pour approuver le fait qu'il n'aurait jamais pu rencontrer une licorne. C'était impossible. Son sourire ne semblait plus vouloir se montrer, il n'y avait que la neutralité d'un combat intérieur qui se montrait physiquement. Il avait peur de trop exposer, d'exploser d'un coup.

Il releva les yeux sur son meilleur ami lorsque celui-ci affirma qu'il l'avait entendu appeler les secours, avant de totalement perdre connaissance. Qu'avait-il entendu d'autre ? De quoi pouvait-il être sûr ? Peut-être que tout ceci n'était que le fruit de son imagination, qu'il avait inventé, que son cerveau, désireux de s'en sortir, avait trouvé une alternative. Non, Jaehwa avait raison, Kwangsun avait trouvé le moyen de contacter l'abri. Il savait que ce ne serait pas sans conséquences pour lui, puisqu'il n'avait pas le droit de faire des allers et retours non officiels à l'extérieur. Seulement, au lieu de le blâmer lui, on mit tout sur le dos de son meilleur ami. Qu'on arrête. Il voulait qu'on cesse de le materner, qu'on l'engueule un bon coup et que les autres ne soient plus punis à sa place. Son coeur râta un battement lorsque Jae précisa qu'il entendait tout. Ses joues prirent une teinte plus rosée, il ne savait plus où se mettre. Il n'était pas censé entendre ça, parce qu'il le pensait loin, trop loin pour écouter quoi que ce soit. Il se pinça les lèvres, confus, hésitant sur la suite.

Il se souvint avec précision de la manière dont ils s'étaient embrassés, de comment il avait tout fait pour le maintenir en vie. Pourquoi ce baiser ? Après tout, Kwangsun n'était pas partisan de ce genre de gestes, surtout entre amis. Même avec ses conquêtes, il n'aimait pas trop ça. Sa magnifique bouche était comme un trophée. On devait ramer pour les avoir, il devait aimer pour les donner. Ce qui n'arrivait jamais. Mais Jae, lui, il s'en foutait bien de ce que pouvait penser son inséparable camarade là-dessus, il l'avait fait une première fois pour le faire taire. Cela avait été la première fois. La deuxième, c'était quand il avait été soulagé de le voir en vie après l'attaque de la goule. Et jamais deux sans trois, sauf que la dernière, c'était Kwangsun qui avait tendu la perche. Il l'avait embrassé, lui avait offert ce que personne d'autre n'avait eu le droit de conquérir. Beaucoup de choses avaient changé, il se sentait plus proche de son meilleur ami d'une certaine façon, il l'aimait beaucoup plus sans comprendre pourquoi, sans relier ces baisers à cet amour qui grandissait en lui avec rapidité. Un amour différent de celui qu'il lui portait depuis toutes ces années. Il essayait de ne pas y penser, c'était dangereux. Sans détacher le regard de celui de Jae, qu'il avait réussi à accrocher tant bien que mal, même si à plusieurs reprises, ses yeux avaient voulu fuir cet échange bizarre, Kwangsun s'était approché doucement du lit, bien plus que précédemment. Il avait retenu sa respiration, évitant ainsi d'alerter Jaehwa sur son état, sur ce qu'il s'était passé. « ça va, tu le vois bien, non ? » Toujours aucun sourire, mais son coeur s'emballait et il avait du mal à retenir sa respiration excessive, celle-là même qui devenait douloureuse à mesure que les secondes passaient, et qu'il ne laissait plus la liberté à ses poumons d'avoir suffisamment d'oxygène. Il avait suffi d'une seule grimace déformant ses traits angéliques, d'un seul minuscule tic pour qu'il se trahisse. Il n'allait pas bien. Il n'irait pas bien du jour au lendemain.

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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Dim 10 Déc - 14:39

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Jaehwa n’avait jamais accordé d’attention à ce que les gens pensaient de son comportement. Il vivait, essayait de survivre comme il le pouvait, et ne se souciait que bien peu des règles de conduite qu’on avait essayé de lui imposer. Hélas, ce n’était pas le cas de la mère de ce très cher Kwangsun, comme il l’apprenait à l’instant, son expression devant plus incertaine à mesure que son meilleur ami parlait et que les blocs semblaient se mettre en place dans son esprit engourdi par la douleur et la faiblesse. L’idée qu’on puisse essayer de l’éloigner de Kwangsun le rendait malade. Il avait besoin de lui. Il était la personne la plus importante à ses yeux, et il ne pouvait imaginer être séparé de lui plus de quelques jours sans déjà ressentir le manque. Il suffisait de voir le comportement immature qu’il avait adopté afin de le revoir, ne serait-ce que quelques secondes. Personne ne semblait le comprendre. À ses yeux, pourtant, cet attachement démesuré semblait normal, naturel. Kwangsun et lui s’étaient trouvés lorsqu’il était arrivé à l’Abri, et ils ne s’étaient plus séparés depuis. Pas une fois. Pour cette raison, ses grands yeux bruns scrutaient le visage de son meilleur ami à la recherche d’une confirmation, d’un détail, d’une expression qui aurait pu trahir une plaisanterie mal dissimulée. Mais il n’y avait rien.

Au contraire, les mots qui suivirent éveillèrent une colère jusqu’alors endormie, logée au creux de son ventre. « J’ai pas besoin de l’avis de ta mère. » répondit-il malgré lui, détournant les yeux pour les poser sur ses bras bandés, espérant secrètement que les infirmières ne tarderaient pas à venir changer ces pansements. Mais au lieu de continuer, Jaehwa se retrancha dans le silence. Il n’aimait pas le ton sur lequel Kwangsun lui parlait. « Mais tu l’as décidé. » C’était un fait. Jaehwa n’avait jamais posé un fusil sur la tempe de son meilleur ami pour lui demander de sortir de l’abri, lui aussi. Il aurait préféré, au contraire, le savoir en sécurité à l’intérieur, même si cela avait signifié qu’ils seraient séparés. Quitte à mourir, il préférait mourir seul, savoir qu’il vivrait. Il ne voulait pas qu’ils meurent tous les deux… sauf si, peut-être, Kwangsun partait le premier. Son cœur battait douloureusement, comme à chaque fois qu’ils semblaient sur le point de se disputer. Une douleur qui amplifiait encore la colère qui le dévorait dans ces instants.

Et ce sentiment ne voulait pas disparaître. L’indifférence apparente de Kwangsun lui donnait l’impression d’avoir à faire à un de ces imbéciles qui fréquentaient l’abri et se pensaient en sécurité, loin de tout. Sa colère s’atténua néanmoins, quand il reprit la parole et vit changer légèrement le teint pâle de son meilleur ami. Oui, il l’avait entendu. Il l’avait entendu, et c’était ce qui l’avait poussé à s’accrocher un peu plus longtemps, alors que ses forces l’abandonnaient ; mais cela, Jaehwa était trop fier pour l’avouer. Il avait pour principe de ne montrer aucune de ses faiblesses, et Kwangsun comptait parmi ces dernières depuis bien longtemps.

Et il ne pouvait pas s’empêcher de lui montrer. Ce jour où il l’avait embrassé pour le faire taire, ce n’était qu’une excuse. Une excuse que son meilleur ami lui avait offerte sur un plateau d’argent, lorsqu’il s’était mis à parler, à argumenter dans le vide, à dire des choses qui l’agaçaient. Il s’était approché, il l’avait embrassé. Il s’était emparé de ces lèvres qui l’attiraient depuis plus de temps qu’il n’aurait pu le dire, naturellement, sans se poser plus de question, parce qu’il en avait envie. Pourquoi aurait-il dû chercher une explication ? Jaehwa suivait ses instincts depuis des années ; aller à l’encontre aurait été totalement stupide. Il en avait été de même lorsqu’il l’avait retrouvé après cet échange violent avec la goule. Puis, cela avait été l’inverse, quand Kwangsun l’avait attiré vers lui et l’avait embrassé à son tour. Un geste tellement inattendu qu’il s’en souvenait encore, même après être resté inconscient aussi longtemps. L’envie était forte de posséder ces lèvres encore une fois, maintenant qu’ils étaient réveillés, mais Jaehwa se sentait trop faible pour se redresser, pour l’approcher, pour l’embrasser, tout simplement.

Les yeux posés sur Kwangsun, il le regarda approcher, attendant la réponse à sa question. Il secoua la tête en entendant la réponse. « Non, justement. » Sa grimace ajouta à l’impression désagréable qu’il avait et il profita que son ami s’était approché pour saisir aussi fermement qu’il le pouvait la chemise qu’il portait. Sa chemise. « Pourquoi tu me mens ? » Les yeux posés sur le visage de son meilleur ami, il tira doucement sur les deux pans de la chemise pour l’ouvrir et regarder les bandages qui couvraient son torse, avançant une main tremblante pour y poser les doigts. « Ils ont dit quoi ? » Il déglutit difficilement en imaginant les blessures cachées sous ces pansements. « Kwangsun ? »

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by Wiise
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kwang sun est un peu particulier, assez populaire, narcissique, beau, ambitieux, intuitif, malin, débrouillard, excellent dans son domaine, pas si superficiel, bavard, confiant, curieux, pas intrusif, ouvert d'esprit, impulsif, impatient, rancunier, détestable sometimes, lunatique, mais avec son entourage, il peut être possessif, sans gêne, capricieux, boudeur. en mission, il est vif, obéissant et tenace.



25 ans, né à Busan le premier novembre 2069. ses parents étaient riches avant la guerre, maintenant l'un est un garde de l'abri, l'autre siège au conseil. il a vécu sur terre jusqu'à ses 8 ans environ, avant de se rendre dans les abris. dés qu'il a eu la possibilité d'aller explorer, il l'a fait. il s'entraîne souvent, beaucoup afin d'être à la hauteur de ses propres espérances.

Kwang Sun signifie Dieu ou Divinité en coréen

Il a déjà couché avec des filles, et des garçons. Il ne regarde jamais le sexe de la personne qui lui plaît. Il ne se case jamais, ou alors pour une courte durée, parce qu'il trouve ça encombrant, chiant et ça lui demande trop de temps, trop d'attention.

Son meilleur ami l'a déjà embrassé, parce qu'il était juste impossible à réduire au silence. Sun a tellement rougi de honte et d'embarras, qu'il ne lui a pas parlé pendant plusieurs jours.

c'est ce fameux meilleur ami qui a donné une importance à son anniversaire lorsqu'ils se sont connus. mais c'était sans doute à cause du fait que le cadet était né un jour plus tôt et un an plus tard que lui.

Kwang Sun n'est pas très proche de ses parents. En fait, il essaie de se détacher émotionnellement de tout le monde, mais n'y parvient pas facilement. Une fois qu'il est attaché à quelqu'un, il a du mal à décrocher.

Il s'est battu pour la première fois aux environs de ses douze ans, parce qu'il n'aimait pas les rumeurs qui circulaient sur lui. Il a alors commencé à en balancer, histoire que ça nourrisse la conversation des gens de l'abri, et pour contrôler ce qui se disait.

Il ne sait toujours pas comment il fait pour si bien s'entendre avec son meilleur ami, mais ça semble fonctionner alors il n'y pense plus.

Si l'un est impliqué dans quelque chose, alors l'autre l'est certainement aussi. Plus lié encore que les doigts de la main, ils sont inséparables depuis des années.

Il est clair qu'il excelle dans son domaine, mais ce ne sont pas seulement des "on dits", il est vraiment, sacrément, doué. Mais ses heures d'entraînement sont également nombreuses. Après tout on ne né pas parfait, on le devient.
Localisation : chambre standard familial 01
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MessageSujet: Re: we lived ; jaesun Lun 11 Déc - 15:41

we lived
jae hwa & kwang sun
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Jaehwa lui dit qu'il n'avait pas besoin de l'avis de sa mère. Oui, mais le problème restait le même, la mère Wang créchait au Conseil et elle se croyait au-dessus de tout et de tout le monde. Après tout, elle avait beaucoup de responsabilités, et si en plus, son fils faisait n'importe quoi, avec un nord-coréen orphelin qui avait une soit disant mauvaise influence sur lui, alors là, c'était la fin du monde. Sauf que Kwangsun prenait ses propres décisions, le petit poussin de maman et papa qui veut se faire remarquer, c'était fini depuis belles lurettes, et il ne remercierait jamais assez son meilleur ami de lui avoir donné un appui dans sa vie, un pilier. Il lui a ouvert les yeux, tant bien que mal, et lui appris à se relever, à dresser la tête et choisir le chemin qui lui convenait. Même s'il devrait plus réfléchir que suivre son instinct parfois. Cela le menait sans doute à des situations incongrues et dangereuses, comme avec la goule, et le comportement idiot de Jaehwa. Il secoua la tête, tout simplement, il n'avait pas envie de parler de sa mère, parce qu'elle l'agaçait plus que toute autre chose existante en ce bas monde, dans cet abri trop strict. Kwangsun soupira et fixa son ami. « Oui, je l'ai décidé, je n'ai jamais dit le contraire. » Son ton était froid, sans appel, la discussion était close, il ne voulait plus l'aborder. Et il se mit à regarder le sol, à se passionner pour la crasse présente sur le sol, les inlassables venues des infirmières dans l'espoir de lui faire prendre des cachets que le plus vieux avait mis deux minutes à lui faire prendre. S'ils continuaient ainsi tous les deux, ils allaient crever avant la fin de l'année. Mourir pour l'autre n'était pas une bonne idée, c'était certain.

Mine de rien, sans pouvoir s'en empêcher, il s'approcha du lit de son meilleur ami. Il avait été loin de lui assez longtemps, son corps réclamait sa chaleur, son odeur, même sous toutes les couches de pansements et de désinfectant de l'infirmerie, de l'hôpital de l'abri. Il tenta de le rassurer, de lui dire qu'il allait bien, qu'il ne s'était rien passé, et que comparé à ses blessures sur son bras et sa jambe, qu'il avait empiré à le porter et à forcer dessus pour leur trouver un endroit où se poser, il n'avait rien eu. Kwangsun allait bien, il le fallait. Il était proche de Jaehwa maintenant, bien plus qu'il n'aurait pu le réaliser il y avait quelques secondes. Il releva des yeux timides sur son meilleur ami, il se sentait bizarre, comme s'il n'avait pas le droit de lui mentir, comme s'il allait le savoir rien qu'en captant son regard. Il se pinça les lèvres, sans savoir quoi dire de plus, retenant de nouveau cette boule qui se formait dans sa gorge. Il ne pouvait parler, il le savait, de nouveau, ses émotions prenaient d'assaut son coeur fragilisé. Il avait eu peur. Non seulement de la goule, mais aussi de mourir et de perdre la personne la plus important à ses yeux. Alors, non, ça n'allait pas, mais il n'avait jamais pleuré devant lui, il n'avait jamais montré qu'il avait des faiblesses. Parce que Kwangsun signifiait Dieu et qu'il devait tout affronter. Il ne put soutenir l'échange visuel plus longtemps, il descendit son regard sur les mains de Jaehwa. Ces mains qui venaient d'attraper cette chemise. La chemise de Jaehwa. Celle qu'il lui avait volée. Il aurait du se changer avant de venir. Montrer qu'il aimait porter son odeur ou qu'il voulait un contact, aussi petit et débile soit-il, avec lui, ça le rendait fragile. Rien que ce mot-là dans sa tête, Kwangsun se sentit pitoyable.

Il cligna des yeux plusieurs fois, lorsqu'il n'eut plus une vision aussi claire qu'avant. Il y avait quelque chose qui n'allait pas. Définitivement. Et Jaehwa qui le touchait, ça ne l'aidait pas à se retenir. Comme si d'un simple geste, il cassait toutes les barrières érigées pour se protéger. Mais depuis quand il se protégeait de son meilleur ami ? Pourquoi surtout ? Il n'aimait pas se sentir ainsi mais il savait aussi qu'il avait besoin de lui. Alors quand les grands doigts de son géant passèrent sur son torse couvert de ces affreuses bandes tirées autour de buste, il se rendit compte qu'il n'avait pas pu retenir les larmes de couler. Pas à un seul moment, depuis ces quatre derniers jours, il n'avait pu s'accorder un peu de soulagement. Il avait tout enduré, seul, sans Jaehwa. Sans leurs querelles habituelles, sans sa présence, sans pouvoir dormir avec lui. Il n'avait pas eu le courage de tenir le coup. Et là, il craquait. Comme un enfant. Il se mit à pleurer, les mains sur ses yeux pour essayer de se cacher, honteux, mais il ne pouvait empêcher les sanglots de traverser ses lèvres. Les mots ne voulaient plus sortir et il voulait s'en aller. Il ne voulait pas rester là, mais son coeur le forçait à s'abreuver de la douceur soudaine de son meilleur ami. Il en avait besoin. Il serra les poings et fronça les sourcils en regardant Jaehwa, sa vision floue et ses joues roses par les larmes, mais pas seulement. Son teint devint moins pâle, et son coeur battit plus vite. En prenant garde à ne pas faire mal à Jaehwa, il monta sur le lit et posa ses fesses sur son bassin avant de se pencher et de sceller leurs lèvres. Peu importait la situation, si on les grillait en train de s'embrasser, ou s'ils étaient tous les deux des pauvres cons têtus. Kwangsun s'en fichait, parce qu'au-delà des larmes qui glissaient sur ses joues, il laissait ses sentiments parler.

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we lived ; jaesun
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