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Windflower #YeonKi
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"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



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MessageSujet: Windflower #YeonKi Lun 6 Nov - 21:59

Windflower
Under the same sky... I'm with you
Nuit de pleine lune, enfin, ta robe de soirée scintillante, il m’était à nouveau permis d’admirer. Assise sur mon rocher, l’air nocturne j’inspirais. De son parfum, mes bronches, j’imprégnais. De mes yeux levés vers l’immensité du ciel, je contemplais. Dans mes pensées, je me perdais. Voile mélancolique d’un nuage s’immisçant devant l’astre. Saurais-tu deviner mes pensées, toi le garde, qui au pied de ta précieuse porte, je n’en doutais, m’observais. Du coin de l’oeil, tu me gardais dans ton sillage, n’est-ce pas ? Kim Myung Ki… Te souviens-tu encore de nos conversations, ce soir-là, il y a plusieurs mois ? Avant tout ça… Avant ma disparition comme vous le nommiez et mon retour.  Empoisonné retour. Toi qui m’avait porté dans tes bras, toi qui détient l'une des clés de mon âme, arriverais-je un jour à t’ouvrir mon coeur jusqu’au point de confesser mes sentiments à ton égard ? Mon infinie reconnaissance, toi, qui semble toujours être là quand j’ai en besoin…

* * *

De cellule en cellule, ne serais-je donc qu’un oiseau sauvage rêvant de liberté sur lequel les barreaux d’une cage n’auraient de cesse de se refermer ? Condamnée à s’offusquer entre quatre murs ou sous terre, échappée du brasier, sa fièvre ne m’avait pourtant quitté. Interminable quarantaine, tandis que nous retrouvions enfin la liberté, à nouveau nous avions dû être isolés. Infectés par cette maladie, si j’aurais à m’excuser de vos maux, jamais je ne regretterais mon geste. Je priais simplement pour que personne n’y reste. Surtout lui, ce petit sauvé de l’enfer. Le plus faible d’entre nous… Nulle visite à l’exception de celles de mon médecin particulier : Ji Hyuk. Chaque fois, de vos nouvelles, je m’enquerrais, quand bien même au plus fort de la fièvre, il me rétorquait de me soucier davantage de ma personne. A cause de mes mains qui ne nécessitèrent des soins suite aux brûlures, lui seul était autorisé à pénétrer dans ma chambre d’isolement. Ma peau a découvert, je la voyais, chaque jour et chaque nuit, cette marque incrustée dans ma chair. Symbole de mon passé, de mes tourments, de ma douleur… Flammes dansantes au coeur de mes nuits noirs, plutôt que de ressasser les infamies de ma récente captivité, je me reportais sur d’autres maux… Une autre danse… Celle de cette main spectrale venue guider la mienne sur les touches du piano. Inexplicable présence dont mes épaules avaient enveloppés. Mon front ruisselant de sueur, mes doigts tremblants, je portais à ma gorge. Base de mon cou où je ne trouvais, l’objet que du touché, je cherchais. Sur mon coeur, une plaie s’ouvrait. Je vidais de mon sang tandis qu’au gré du battement de ses ailes, le papillon s’était envolé, emportant avec lui mon essence : l’espoir de retrouvailles. Alors dans ma douleur, sur cette marque maudite, je m’acharnais. De la repousse de mes ongles, je grattais encore et encore jusqu’au sang. Comme si à force, je parviendrais à l’effacer. Comme si l’atroce souffrance d’un coeur consumé pourrait cesser… Dans mes batailles, je ne récoltais que larmes et seul le sommeil détenait les clés de la victoire.

De secondes en minutes, de minutes en heures, d’heures en jours, enfin, le verrou de ma geôle aseptisée tourna. Prémices d’un retour à la liberté qui s’offrait à moi. Toujours sous terre, loin de pouvoir contempler le ciel, néanmoins, mon environnement s’agrandissait un peu. Miroir du temps, suivant les pas de Ji Hyuk jusqu’à notre chambre depuis l’infirmerie, j’eus l’impression que le passé se répétait en écho. Impression de déjà vu plus que fondée, comme si j’étais la prisonnière d’un cycle infernal. Dans notre foyer, mon tuteur m’indiqua les vêtements qui m’avaient été préparés, réajustés à ma silhouette amaigri. Des vêtements de fille, sans excès de coquetterie, mais robe de coton qui en signifiait long : que je reste un moment bien sagement dans l’Abri, mes affaires d’explorateurs révoquées dans la penderie. L’homme qui encore une fois, grâce médecine reparti à son devoir, j’enfilais robe et chaussures. Mais quelle élégance pourrais-je espérer avoir avec ces éternels bandages recouvrant mes bras ? A quoi bon être belle à présent de toute façon ? Sans un regard dans le miroir, d’une main passée dans mes cheveux, je me recoiffais, brièvement. Je n’osais affronter mon propre reflet. Je redoutais l’image que je pourrais y voir. J’appréhendais de comprendre qu’elle n’était plus, qu’elle avait finalement disparu : Ra On.

Silence pesant qui m’assommait, cette pièce vide sans plus attendre, je quittais. Un visage, un enfant me manquait : Ji Wook. À travers les interminables couloirs de notre fourmilière souterraine, vers la garderie, je me dirigeai. Je n’avais que trop hâte de serrer ce petit frère dans mes bras. De m’excuser, pour toutes ces histoires que je n’avais pu lui conter afin de le guider jusqu’aux bras de Morphée. Mais aux sortir de ma chambre, ce fut une autre silhouette que je rencontrais. Un visage marqué par de la fatigue. Un visage familier qui en vérité, m’avait manqué bien plus que je ne l’avais imaginé. « Myung Ki… » Ton nom dans un souffle fut la seule chose que je parvins à prononcer. Ne me demandes pas ni pourquoi mon instinct eut voulu, de mes lèvres le dessiner, ni pourquoi à ta vue, mon corps s’était figé. Je ne saurais te répondre. Pas plus que je ne parvenais ni à parler, ni à bouger…


When I look at you, tears keep falling I don’t know why Did you go round and round to come to me ? I can’t avoid this love Did you recognize me right away ? I will find you Let’s never be apart now From my side Don’t leave me
   
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MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Sam 11 Nov - 21:04

Park Yeonwoo a écrit:
Wind Flower
Under the same sky... I'm with you
Ce ciel étoilé était-il le même que ce jour-là ?

Ces astres avaient-ils été témoins de notre écart ? De ces moments de perditions dans les terres hostiles à ces confessions, rien n’avait quitté mon esprit. Aucune trahison tu ne pouvais noter de ma  part, aucun écart. Cette promesse de garder tes mots sous scellés je l’avais tenue. Tout comme celle de te veiller lors de tes envies d’escapade, à l’instar de cette nuit.

Ces astres avaient-ils été témoins de nos retrouvailles ? Douloureuses retrouvailles que de te voir dans un état si piteux. Heureuses, puisque vivante tu m’étais revenue de cet Enfer présumé. Que t’était-il arrivé pour que si faible tu me sois rendue ? Qu’elles horreurs avais-tu vu pour perdre ce sourire et cette joie qui habitaient auparavant ta personne ?

Fixant ce ciel sans l’ombre d’un mot, mon regard s’attardait en cette nuit d’avantage sur ta silhouette que sur le terrain qui s’offrait à moi. Inquiet, je l’étais indéniablement. Avais-je peur de te voir disparaitre encore ? N’étais-tu qu’une illusion que mon esprit avait créée pour soulager ta disparition ? J’avais eu la preuve du contraire mais c’était ainsi que la nature était faite. Le moindre choc laissait une trace indélébile, qu’elle ait d’importantes ou de faibles répercussions sur celui qui en était victime.

***

Une nouvelle fois, mes paupières s’ouvraient. Sur ma rétine, les murs blancs immaculés prenaient forme. Cette douce mélodie qui n’avait de cesse de me rendre fou semblait s’être arrêtée. Coup de panique, je me redressais. Je n’étais pourtant pas passé dans l’au-delà. Mon cœur dans ma poitrine, je parvenais à le sentir battre. Ces vertiges qui me prenaient n’étaient certainement pas fictifs. Ce corps affaiblit ne semblait accepter ce que je venais de lui faire vivre mais j’eus la réponse à cette question qui me taraudait l’esprit : ce silence. Moniteur noir, éteint, câbles rangés. Sur un meuble, des vêtements qui de toute évidence m’appartenaient accompagnés de ces chaines sinistres dont j’étais incapable d’imaginer l’abandon. Nombres jours étaient passés, nombres douleurs j’avais surmonté pour finalement retrouver cette pseudo liberté qui nous était offert. Entre ces murs j’avais eu la sensation d’étouffer si longtemps. De cette envie de protéger et de rassurer, j’avais commis l’irréparable. L’impulsivité ne me réussissait guère et, encore une fois, j’en eus la preuve lors de ce périple.

D’avantage que des inquiétudes pour ma personne, c’était bien pour ceux que l’on avait retrouvé que mon esprit s’orientait. Avaient-ils survécu à ce fléau mortel ? Dans quel état étaient-ils ? Vague soupir passant mes lèvres, créant une brise sur ces doigts occupés à fermer mon vêtement, c’était d’inquiétude que je mourrais. Je n’avais peut être rien avalé encore, mon corps était peut-être encore fatigué et faible, mais moins qu’eux. Ces enfants ayant subi les foudres de l’humanité subissaient celle de la nature à présent. Bien plus douloureuse, bien plus fourbe, ils ne devaient se douter de la fureur de ce mal qui consumait cet enfant encore inconnu. Loin de leur en vouloir, loin d’être celui qui devait les pardonner, je ne saurais les blâmer d’avoir sauvé une vie dans cet Enfer où ils risquaient la leur. Cet enfant, je l’aurais sans doute sauvé du mieux que je le pouvais également. Qui qu’il puisse être, quoi qu’il puisse avoir… Quand bien même cela puisse nuire finalement à la sécurité de ce lieu comme c’est arrivé quelques jours auparavant.

Chaines visibles de tous par-dessus mon vêtement, je n’y prêtais guère attention à ce moment. Comme un remerciement de leur part, c’était dans un bruit métallique que je quittais cette pièce où mon séjour fut bien trop long pour être utile. De ma démarche rapide, je passais dans le premier couloir avant de me stopper net. Loin d’être méfiant, je fus simplement surpris de te voir ici pour quelques instants. Naturellement, mon regard te couvait, t’examinait, à la recherche d’une blessure ou pire encore. Je ne savais ce que je cherchais pourtant je ressentis un soulagement lorsque mon nom passa la barrière de tes lèvres. T’offrant un sourire qui se voulait rassurant malgré la fatigue et la pâleur inconsciente qui avaient pris place sur mon épiderme, j’osais un pas vers toi. Sur ton épaule, bien plus frêle qu’auparavant encore, je déposais délicatement ma main. « Comment tu te sens Yeonwoo ? » Dans ma voix tu pouvais sentir toute l’inquiétude que je ressentais à ton égard, toute l’attention que je désirais t’accorder pour te faire oublier ces douloureux souvenirs. Si seulement cela était possible…

« Tu as été voir Ji Hyuk ? Il t’a autorisé à sortir ? » Je n’avais oublié à quel point les enfants de l’Abri aimer à s’amuser de nous autre, adultes. Taquineries, blagues, cache-cache, ce n’était pas toujours facile de vous garder sous notre surveillance, pour ne pas dire parfois impossible. Tu n’échappais pas à la règle, jeune adulte pas vraiment encore femme, tu prenais plaisir à torturer ceux qui t’étaient chers, à les tourmenter. Néanmoins, j’espérais que tu n’aies aucunement osé le faire en ce lieu, dans cette situation où ta vie, mais aussi celles des autres, tu pouvais mettre en danger.


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"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


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Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


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Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
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MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Dim 12 Nov - 21:20

Quel était ce visage, blême et décomposé ? Ne pouvais-tu me gratifier de la douceur d’un de tes sourires ? Étais-tu de service pour me refuser ce plaisir ? Ne savais-tu pas ô combien j’avais besoin de lumière dans mon monde devenu si noir ? Je ne parvenais, en cet instant, à être celle qui toujours brillait. Celle qui insufflait la joie. Cette distance que tu conservais, face à face figé, reflétait-il à présent ô combien je pouvais être devenue pestiférée ? Je n’y avais pas pensé, mais soudainement cette idée s’imposait : et si j’étais rejetée ? À peine avions-nous retrouvé notre liberté, nos poumons encore encrassés, que nous étions pointé du doigt comme des coupables ; alors qu’en était-il véritablement dans les esprits de l’Abri maintenant qu’en plus d’être revenus si minables et démunis, nous avions apporté la maladie ? Depuis, le départ, je n’ai jamais été des vôtres. Prise rajoutée ramassée sur le bas côté. Il serait légitime que vous décidiez de me chasser. Plus que le choléra, le fléau, c’était moi. Et vous ne saviez même pas à quel point je pouvais être synonyme de danger… Face à ton hésitation, cette appréhension m’empoigna. Tout ce temps, je n’avais plus vu que Jihyuk, et lui, sans que je sache pourquoi, il avait toujours été différent avec moi. Il avait la volonté de me protéger. Tu l’avais prôné toi aussi, mais préférais-tu finalement m’abandonné ?

Alors dans un souffle, ton nom m’échappa, comme un timide appel. Un sourire, bien que faible, tu m’offris et mon coeur s’apaisa. Je te laissais approcher. Animal affaibli, au contact de ta main sur mon épaule, je ne rechignais. Au contraire, mes muscles précédemment crispés se délièrent, du moins ce qu’il en restait. Comme je me sentis l’ombre de moi-même à la sensation de ta paume sur mon corps devenu si fragile. Si je n’ai jamais été forte, je combattais ma vulnérabilité par ma vivacité et mon énergie, mais aujourd’hui, qu’en restait-il ? En réponse à ta question, je ne trouvais les mots, sans que de ma gorgée nouée, les sanglots ne menacent de monter à l’assaut. Non, je ne voulais pas craquer. Non, je ne voulais m’effondrer, et pourtant, vers toi, j’effectuais un premier pas. Muée par l’envie de t’enlacer, mon corps appelait après la sécurité de tes bras qui m’avait recueillie dénouement de notre péril. Les miens bien plus frêles, timidement, discrètement, commencèrent à monter, en quête de ta taille à entourer. « Je… » n’eus-je que le temps de prononcer avant que tu enchaines. Avant que mon intention, tu ne freines, momentanément. Ce pas vers toi, je le retirais. Machine arrière pour mieux rencontrer ton regard. Pour te darder du mieux. Sourcils froncés, l’air courroucé, je te fixais. Mes lèvres closes se séparèrent et ma langue que nul mal ne saurait dompté claqua derechef comme les murs de cet Abri s’en étaient tant languis en mon absence.  « Non, je me suis enfuie de ma cellule sans autorisation pour répandre la maladie dans tout l’Abri ! »  Pour qui me prenais-tu ? Me jugeais-tu si stupide ? Eh bien, quoi ? Tu allais pouvoir t’en repaitre de la satisfaction de souligner mon incompétence pour m’être faite si bêtement capturée ! Il te faudrait en prime, me faire comprendre que je suis une idiote ? N’avais-tu pas d’autres mots à me dédier que ceux voués à me contrarier ? Que faudrait-il pour que je gagne un jour ton respect ? « On ne t’a pas dit ? Je suis un agent infiltré de ces gens et j’ai pour mission de tous vous éradiquer. »  Pour tout ce silence auquel j’avais été condamné pendant cette quarantaine, isolée, tu recevrais l’évacuation de ma frustration ! D’autant plus que tu n’aurais trouvé mieux pour l’attiser que de m’attribuer une telle immaturité ! N’étais-je donc toujours qu’une gamine insouciante et imprudente ? Eh bien, soit ! Tu serais satisfait car en ce sens, je me rendais alors là où ma place se trouverait. « Maintenant, si tu permets, j’ai une garderie pleins d’enfants à infecter ! » Mes bras précédemment croisés sous ma poitrine, je laissais retombé. Mon regard lui ne saurait fléchir, et ce fut avec dignité, froissé dans mon orgueil, qu’après t’en avoir fusiller, je te le décrochais. Qu’avais-je attendu ? A quoi m’étais-je attendu ? Pire encore, que m’avait-il pris d’entrevoir en ta personne, une source de réconfort. M’écartant sur le côté, mon chemin je m’apprêtais à passer. À l’instant de te croiser, je ralentis néanmoins. M’arrêtant brièvement, dans un murmure en peine, je t’avouais : « Je suis quand même soulagée de voir que tu es guéri, Myungki… » Même si sa mine ne respirait la bonne santé, au moins tu étais sauvé. Le savoir allégeait quelque peu ma culpabilité. Au fond, tu avais raison, je ne méritais pas mieux que ce regard que tu me portais. Une enfant stupide et incapable…


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MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Sam 18 Nov - 0:44

Wind Flower
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Si je n’avais espérer que nos retrouvailles se fassent aussi rapidement, je ne pouvais qu’être soulagé de te voir entière. Sur ces lèvres trop asséchées par la maladie, un sourire se dessinait. Tentative de réconfort qui semblait voler en éclat dès le moment où mes mots tu interprétais d’une façon tout autre que leur but premier. N’avais-tu perçu l’inquiétude que je me faisais pour toi ? Pourquoi voyais-tu en ces mots une agression ? Pourquoi étais-tu aussi sensible ? Un brin confus un instant, je décidais pourtant par la suite de te laisser vider cette frustration qui t’habitait. Je savais bien que tu devais être épuisée, bien plus que je ne l’étais d’ailleurs après tout ce que tu avais pu vivre. Je savais aussi combien être enfermé avait dû être difficile pour toi qui aimais tant gambader à l’extérieur. Au lieu de garder tout cela à l’intérieur, je décidais alors de t’écouter. Je te laissais m’annoncer que tu allais contaminer ces enfants, je te laissais parler d’infiltration, toi qui avais été aussi affaiblit par ces gens. Tes mots n’avaient ni queue ni tête pourtant, tu les formulais avec une haine certaine et une assurance sans nom.

Mes lèvres se pinçaient, je me faisais silencieux jusqu’à ta sentence finie. Lorsque tes bras tu décroisais et que je te voyais partir, je comprenais que tu avais finie. Allais-je enfin pouvoir t’expliquer la véritable raison de mes mots ? Alors que tu m’exprimais ta joie de me voir guéri, je profitais de ton arrêt pour t’enlacer sans demander ton accord préalable. Allais-tu enfin arrêter de dire des bêtises ? A juger de ton impulsivité, je dirais que tu étais bel et bien une enfant. Un brin téméraire d’ailleurs pour oser me dire tout cela. « Je t’accusais de rien. » commençais-je doucement avant de réfléchir aux mots que j’allais devoir employé pour m’exprimer avec toi. Si mon inquiétude ne pouvait être exprimée sous forme de question, j’allais devoir employer des affirmations plus claires cette fois. « Je me demandais seulement si tu avais pu te reposer avant de sortir seule. » Un pas en arrière j’effectuais suite à ces mots pour baisser les yeux vers les vêtements qui t’habillaient. « Et je pense que Ji Hyuk a clairement fourni ces vêtements… » Soufflant ces mots d’un air pensif, je te faisais comprendre qu’une robe n’était pas le meilleur ami pour une mission épidémie en secret. Tout comme tu pouvais te rendre compte du peu de fois où ce genre d’habit avaient été vu sur ta personne pour que je t’en fasse une remarque. La féminité semblait avoir déserté ton quotidien depuis longtemps, comme celui de beaucoup d’autres femmes, mais te voir ainsi m’amenait à penser que tu étais condamné à rester enfermé encore un moment. Message secret de la part de celui qui prenait soin de toi, je ne pus que sourire d’amusement face à celui-ci.

Mes mains rompaient tout contact avec ton corps un instant avant d’en poser une sur ta chevelure dans une caresse. « Je suis content de te voir à nouveau à l’Abri, guérie qui plus est. Même si tu sembles devoir reprendre des forces… On va voir Ji Wook et je t’emmène manger ? » Si mes mots revêtait la forme de la question, il n’y avait en vérité pas de choix possible. Je t’emmènerais manger que tu le veuilles ou non. Ce corps n’était pas fait pour être aussi maigre et faible, je me souvenais de tes griffes que tu sortais dès l’instant où un mot de travers passait mes lèvres. Je me souvenais de comment tu avais manqué de tomber en gigotant sur mon dos. Tout cela, en étais-tu capable à l’heure actuelle ? Sans oublier ces souvenirs que tu devais avoir en tête. Quels étaient-ils ? Qu’avais-tu vécu dans cet endroit encore inconnu ? A défaut de pouvoir veiller à nouveau sur les portes au vu de ma condition, je pouvais néanmoins veiller sur toi comme il le fallait. A défaut de parvenir à te faire oublier, je pouvais tout de même atténuer une partie de ces cauchemars qui m’échappaient.


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Elle est le soleil qui réchauffe,
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MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Lun 20 Nov - 19:40

Nos rapports avaient-ils changé ? Ou bien était-ce qui était déboussolée ? J’avais l’impression de ne plus savoir comment je devrais m’adresser, me comporter ? Non pas seulement vis à vis de toi, mais aussi de toute personne que je viendrais à croiser en ce jour. Comme si j’avais été déconnecté de la réalité, il m’y était difficile d’y raccrocher. Mais la véritable difficulté ne résidait-elle pas plutôt dans la nécessité de relier deux réalités dont l’une serait préférable d’oublier si seulement une telle possibilité nous était accordée ? Voeu impossible, jamais nous ne pourrons revenir sur le passé. Nous ne pourrons ni le réécrire, ni l’éviter, condamnés  avancer avec ces horribles souvenirs qui nous hantaient. Mes mots m’emportaient, je le savais mais il m’était agréable de les laisser fuser. Malheureusement pour toi, tu te retrouvais la cible d’une détresse à déverser que tu n’avais nullement causé. Pis encore, par ma seule faute, toi aussi tu avais été contaminé. Récompense pour m’avoir porté, ramené jusque dans l’Abri. Tu aurais pu laisser faire Tôma. Non pas pour qu’il soit affecté, mais malgré ma quasi inconscience, cela aurait pu nous rappeler un vieux souvenir passé. Combien d’entrée dans cet Abri ferais-je encore sur un lit de mort ? Si on me disait féline, ne finirais-je pas par consumer toutes mes vies avant de pouvoir fêter mes vingt ans ? Probablement.

Décelas-tu, à travers mes mots véhéments, cette fragilité qui je m’efforçais de cacher ? Te doutais-tu à quel point ton étreinte qui vint me capturer soudainement me bouleversa ? De cet assaut de larmes qui d’une seule charge menaça d’effondrer le barrage qui s’effritait au bord de mes yeux ? Oui, une saisissante envie de pleurer me prit, tout comme mes jambes réclamèrent à pouvoir céder. Me laisser tomber, tout lâcher, succomber à l’épuisement de mes nerfs qui après tous ces évènements criaient aux secours, imploraient au répit. Désespéraient de pouvoir évacuer, exprimer ce ressenti sur lequel il n’existait de mots qui puissent s’y calquer. Alors, de mes petites mains qui lentement se remontaient, j’hésitais. Devais-je timidement les accrocher au tissu de ton vêtement ? De mes bras, pouvais-je entourer ta taille afin de répondre en retour à ton étreinte comme mon corps le désirait ? Comme il réclamait à se laisser porter par quelqu’un qui aurait la force de compenser celle qui lui faisait tant défaut ? Mais avant que je ne prenne la moindre initiative, tu te reculais. Mon intention de peut-être tout te céder avorta. Mes sanglots je ravalais. Je voulus lever mes yeux vers toi quand tes mots les incitèrent au contraire à se baisser, à jeter un regard sur cette robe de coton que je portais. Pour une fois que je m’habillais telle une fille, je ne pouvais même pas espérer me taguer d’être jolie. Trop affaiblie, trop amaigrie… Fut-ce ta façon de le souligner lorsque tu me proposas de m’emmener partager un repas ? « Kim Myung Ki… » prononçais-je ton nom. « Crois-tu que ce soit le moment pour un rendez-vous galant ? » Pâle lumière qui de la pointe d’un sourire sur mon visage renaissait. Elle ne saurait se prétendre soleil, mais l’astre n’était pas mort pour autant. Il lui faudrait du temps, mais de sa splendeur il resplendirait de nouveau. Comme une promesse que j’essayais de transmettre entre lignes : Ne t’en fais pas, j’irais bien. Ne t’en fais pas, je me relèverais. Alors continue de me regarder comme avant, s’il te plait. De votre pitié, je ne ferais que davantage étouffer. Ma main, dans une légère tape gaillarde sur ton bras se posa. Sur le un ton plaisantin, je m’exclamais : « Au moins, on peut dire que tu ne perds pas de temps ! » D’un peu plus bel encore, mon entrain renaissait et mon sourire s’affirmait. Puis, ma voix se fit plus douce bien que toujours ponctuée d’une mélodie chaleureuse : « Allons voir les enfants ! »

Usage du pluriel car ils étaient à plusieurs réunis dans la garderie, cependant, à ce moment, je n’en avais bien qu’un me tardait d’enlacer. Dès que nous fûmes autorisés à franchir le seuil, mes yeux posés sur sa silhouette, dans un élan de joie son nom m’échappa : « Ji Wook ! » Et ce petit garçon, ce petit frère lâcha les jouets qui instant auparavant l’accaparait pour s’élancer, une fois le fragment de surprise passée, à toute hâte dans les bras. Un genou posé au sol, je les avais grands ouverts afin de le laisser venir au plus près de moi. « Tu m’as tellement manqué ! Je suis désolée ! Désolée de ne pas être rentrée plus tôt ! » Je le serrais tout contre mon coeur. Les doigts de ma droite dans sa chevelure, la paume de ma gauche sur son dos, qui de nous deux avait le plus de force à délivrer dans un étreinte tant lui aussi, il s’agrippait fermement. Immense joie qui réchauffait mon coeur, une irrépressible de pleurer se manifesta de nouveau. Des larmes de bonheur perlèrent au coin de mes yeux tandis que je le reculais un peu, afin de pouvoir admirer ce petit visage qui m’avait tant manqué. « On a une histoire a terminé, n’est-ce pas ? » N’en sois pas jaloux, si le sourire que je lui offrais ce fit encore plus ému que le précédent qui t’avait été adressé. Nos retrouvailles furent néanmoins interrompues par la sensation d’une petite main venue s’accrocher timidement mais fermement au tissu de mon vêtement. Je m’en retournais alors et découvrais :  « Hana… » Le visage de cet enfant qu’avec moi j’avais ramené. Stupéfaction figée, mon coeur manqua un battement, puis repartie, tandis que sur lui, sourire de bonheur et de soulagement dessiné sur mes lèvres, je fondais. De mes bras, je l’entourais. De toute ma tendresse, je le couvais. « Oh mon poussin, tu vas bien ? Je suis si heureuse de te voir… » À son tour, je le blottissais contre moi. Cet enfant, cet malheureux enfant que de sa prison et des flammes nous avions libérés. Pauvre petit garçon que les médecins avaient pu soigner, par quel effroyable traumatisme ton esprit devait être hanté ? J’aurais voulu pour lui que mes larmes eurent tant de pouvoir que celles des sirènes. Que l’une d’entre elle eut été doté de la magie de tout effacer…


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MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Lun 4 Déc - 23:18

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De ta personne je n’attendais aucune coopération lorsque cette proposition passait la barrière de mes lèvres. Fière créature que tu étais, n’allais-tu pas me rejeter comme à ton habitude ? Ces mots criants d’indépendance et de liberté n’allaient-ils passés tes lèvres ? Certain de cela, je me préparais à t’entendre siffler ton venin encore une fois mais rien ne me parvenais. Rien, si ce n’était cette blague qui, un instant me déstabilisa tant elle fut inattendue. A deux reprises, mes paupières se fermaient rapidement, tentant de faire monter tes mots à mon cerveau. Loin d’exprimé ton indignation devant ma surprotection, tu préférais aujourd’hui t’en amusé pour m’offrir ce sourire qui, bien que plus faible que les précédents qu’il m’eut été donné de voir, me permettait de savoir que tu n’avais pas oublié comment faire. Si c’était d’un sourire faible que je t’avais accueillie, celui qui étirait mes lèvres dès à présent était des plus sincères et des plus heureux. Que fallait-il exactement pour que cette carapace que tu avais forgée ne se brise ?  Des mois d’enfermement ne suffisaient, la maladie ne suffisait. D’où te venais cette force exactement ? Tu étais bien trop jeune pour être capable de surmonter tout cela seule et pourtant, te voilà fière devant moi à oser blaguer à peine sortie de quarantaine. Étais-je rassurer ? Une partie de moi l’était indéniablement, rassuré de voir que ces gens n’avaient brisés cette force de caractère qui te caractérisait. L’avaient-ils même embrasé ? Pourtant une autre ne pouvait s’empêcher de se dire : « et si ce sourire n’était que mensonge ? ». Tel l’ange et le diable, dans mon cœur ces pensées se succédaient, s’entrechoquaient, se livraient un combat à savoir qui prenait le dessus sur l’autre sans jamais y parvenir. Duel inutile et vain, c’était ainsi partagé que j’osais un léger rire à la frappe que tu accordais à mon bras. « C’est dans ces moment-là qu’il faut savoir profiter. » Qui mieux que moi ne pouvait le savoir ? Combien de fois étais-je sorti après une mission pour tenter d’oublier tout ce que j’y avais vu ? Si cela ne me fut nullement naturel au début, pour ne pas dire que j’en étais réticent, j’avais pourtant rapidement constaté l’effet bénéfique que cette pratique pouvait avoir. Ma main se levait, se posant dans ces cheveux que je me permettais de caresser comme avant. Avant tout cela, avant ces disparations, avant cette maladie, avant que tout ne devienne si dangereux et compliqué à l’extérieur. Je ne savais d’ailleurs si j’étais rassuré de savoir Min Jae à la Main Rouge… Etait-il mieux loti là-bas que tu ne l’avais été ? Avait-il vécu pire ? A peine avais-tu prononcé ce mot « enfant » que mon esprit s’orientait vers lui. Que faisait-il à l’heure actuelle ? Dormait-il correctement ? Avait-il de quoi manger ? Telle la mère poule que j’étais avec lui, j’étais incapable de l’oublier malgré la joie de te revoir. Comme s’il manquait quelque chose, un morceau, un vide s’était installé et je refusais d’imaginer qu’il ne puisse se remplir de nouveau. Il devait revenir…

Silencieux le temps de notre trajet vers la garderie, une fois à l’intérieur, c’était naturellement que je vous laissais renouer l’un avec l’autre. Trop de temps était passé depuis que vous vous étiez vus la dernière fois et je ne pouvais que comprendre ce que vous ressentiez à cet instant. Couvant votre échange des yeux, je ne pouvais que sourire inconsciemment jusqu’à l’apparition de ce petit garçon encore inconnu à ma personne. S’il n’avait véritablement daigné parler lors de notre rencontre, il semblait néanmoins s’être attaché à toi pour une raison que j’ignorais encore. L’avais-tu sauvé ? Aidé ? Qu’avais-tu fait pour que ce petit être, aux premiers abords méfiants, ne t’accorde autant de confiance ? Si peu de temps était passé et pourtant, vous sembliez si proches tous les deux. Loin d’être jaloux, ma nature aurait tendance à trouver cela bien plus attachant qu’énervant. Les épreuves les plus dures vous permettaient de nouer des liens solides avec ceux qui se trouvaient à vos côtés, sans doute ne l’aviez-vous pas encore remarqué mais je pressentais votre attachement rien qu’à cette vue de vous deux dans les bras l’un de l’autre. Dans un coin de ma mémoire, son nom se gravait, souhaitant le retenir pour les fois où j’aurais à le rencontrer à l’avenir. Si je ne souhaitais lui poser énormément de questions pour ne pas le faire souffrir, je savais néanmoins qu’il ne pourrait y réchapper malheureusement. Un soupir passait mes lèvres, avant que je ne m’approche enfin de vous trois.

Ma main se posait dans les cheveux de cet enfant que je connaissais depuis un bon moment, lui souriant alors qu’il ne devait se douter un instant de la maladie qui avait sévit dans l’Abri. A moins qu’il n’ait été mis au courant par l’absence plus fréquente de son paternel pendant ce laps de temps ? Même si cela puisse être le cas, n’était-il pas trop jeune pour comprendre de quoi il en retournait ? « On peut les emmener si tu veux. Je suis sûr qu’ils seraient contents de venir manger un bout avec nous. » Quel genre d’enfant n’aimait grignoter au juste ? Si ce n’était certes pas très correct de le faire régulièrement, une fois de temps à autre n’allait certainement pas les tuer ou les rendre malade n’est-ce pas ? Et ça te donnait une bonne raison de manger correctement, tu ne pouvais faire de scène à me dire que tu ne voulais manger, ou que tu n’avais plus faim après deux bouchées devant eux pas vrai ? Si Ji Wook semblait enthousiaste à cette idée, tout entrain semblait disparaitre lorsqu’un des gardes venait vers nous en me regardant d’un air embêté. « Avec la quarantaine et la maladie les enfants ne peuvent pas sortir aussi facilement qu’avant Myung Ki… » Un instant, je le regardais avec étonnement avant de comprendre. Ils étaient la descendance de l’Abri après tout, plus fragiles que nous les adultes, ils ne pouvaient se balader librement avec le choléra qui risquait de sévir encore… Un soupir et me voilà à regretter d’avoir fait une fausse joie aux garçons… Ou à un d’eux en tout cas, l’autre semblant plus sceptique quant à ma précédente proposition. A croire qu’il ne jurait que par toi.


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"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



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MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Jeu 7 Déc - 18:19

À quelle réaction me serais-je attendue de ta part face à ma boutade ? De la surprise ? Un rire claironnant comme je puisse être bête lorsque j’énonce pareille ineptie ? Le doute et le besoin de nier mon interprétation ? Je ne savais, mais certainement pas cela. Dans ces moments qu’il fallait profiter ? Était-ce là ta façon, de me rendre mon espièglerie sur le même ton ? Ou le pensais-tu ? Mais alors, qu’entendais-tu par là ? M’inciter à aller de l’avant dans un esprit positif ? Ou bien étais-tu encore plus sérieux, comme si un moment partagé en ma compagnie pouvait être précieux ? Si de mon propre chef, je l’avais souvent affirmé, se l’entendre dire n’avait pas le même effet. Cependant, était-ce là le véritable fond de ta pensée ou seulement la libre interprétation que mon esprit en avait faite ? Dans l’ignorance, je ne relevais. Mon chemin je continuais, jusqu’aux enfants. À ce petit frère dont mon coeur réclamait après sa présence, son visage, le son de sa voix, l’étreinte de ses petits bras. Ô combien j’avais pu pensé à lui durant ma captivité. M’inquiétant qu’il refuse de trouver le sommeil temps que je ne serais rentrée pour achever l’histoire que j’étais en train de lui conter. Heureusement, Ji Wook était un petit garçon sage et obéissant, tout l’inverse de sa grande soeur. Je savais qu’il écouterait docilement les mots de son père.

Bonheur de pouvoir à nouveau prononcer son prénom, de recevoir son sourire en retour. Précieux trésor que l’identité, je ne savais que trop ô combien l’entendre raisonner à nos oreilles pouvaient gonfler le coeur. Et parce que je ressentais encore la douleur du désespoir de renouer un jour avec le mien, je savais qu’elle était toujours là. Peut-être me faudrait-il un peu de temps avant que sa flamme ne se ravive mais Raon ne s’était éteinte. Je la protégerais, couvée par la carapace de cette fausse identité. Yeonwoo n’était l’ennemi de Raon dans mon esprit, mais le bouclier pour la protéger. Quant à Raon, elle insufflait à son masque ce sourire impérissable qui était sien. Parce qu’elle portait des promesses dans le coeur, peut-être parfois elle vacillerait, elle trébucherait mais jamais ne finirait à terre. Et la vue des enfants renforçaient cette conviction. Mon étreinte autour du petit Hana, je relâchais. Je me reculais un peu de cet enfant pour l’observer, pour l’admirer. « Comme tu es beau, » lui souriais-je tendrement. Il avait bien plus fière allure à présent, propre et correctement vêtu. Je me demandais qui s’était occupé de lui durant ma quarantaine. Mes yeux dévièrent sur Ji Wook, le couvant d’amour également. « Depuis quand es-tu devenu si grand ? » m’étonnais-je au constat de quelques centimètres qu’il semblait avoir gagné au cours des derniers mois. Trois mois sans le voir… Pourtant, je n’userais de comparaison avec l’éternité, mon coeur que trop habitué à patienter. À continuer d’espérer. Un jour aussi, j’aurais le droit à mes retrouvailles tant attendues, n’est-ce pas ?

Instant de flottement dans mon esprit qui se languissait, qui luttait contre l’agonie du manque de lui. Devrais-je à présent, faire de ces enfants, ma raison d’exister ? De persévérer et d’endurer dans cette vie. À travers Hana, je croyais me reconnaitre. Orpheline à son âge, brutalement séparée des miens par une situation des plus effrayantes, et me retrouver prisonnière et immergée dans une communauté où tout m’était inconnu. Je devinais ses troubles et sa peine, en conséquence, dés à présent, je l’aimais. Sa petite main au creux de la mienne, mon regard pétillant, je l’interrogeais sur son consentement lorsque tu fis la proposition d’aller goûter, tous ensemble. Je m’en ravissais déjà, car je n’avais présentement plus de vive envie que celle de rester avec ces enfants. Lourde désillusion quand cet homme vint t’en avertir de l’impossibilité. Sur le minois de Ji Wook, je vis une moue se dessiner. Ma main tendue vers lui, je lui fis signe d’approcher. D’un bras chacun j’entourais les deux garçons dans un câlin afin qu’aucun ne soit délaissé. Puis, l’âme en peine de devoir si rapidement les quitter, je les présentais, l’un à l’autre : « Ji Wook, je te présente Hana, un petit garçon que nous avons ramené lors de cette longue mission pour le soigner car il était malade. Je compte sur toi pour jouer avec lui, d’accord ?! » Mon petit frère acquiesça d’un hochement de tête plein d’entrain. « Hana, je te présente Ji Wook, qui est comme mon petit frère. Comme tu es le plus âgé, je compte sur toi pour veiller sur lui, d’accord ? » Bien sûr, je ne reçus le même enthousiasme de sa part, mais je comprenais. De ma main, sa joue, je caressais, puis derechef, m’adressais aux deux garçons à l’unisson. « Je ne peux rester avec vous deux car le méchant Myungki me kidnap… » Ma voix suspendit, consciente que le choix de ce terme ne serait pas le plus avisé pour une pointe d’humour en de pareilles circonstances. « Veut m’emmener avec lui, et si je ne l’écoute pas, il va se fâcher tout rouge ! » leur intimai-je pas si discrètement, en gonflant les joues pour imiter un monsieur pas content. Mon imitation du garde en colère, toi qui ne s’énervait pourtant jamais fit rire Ji Wook, tandis que Hana ne se déridait, voire tout au contraire. J’enlaçais une nouvelle fois mon petit frère, déposant sur sa joue de multiples bisous qu’il me rendit ensuite. Je me redressais, me retournais vers Hana sur la tête duquel, je posais doucement ma main, caressant tendrement ses cheveux en guise d’au revoir. Puis, finalement, mon coeur fondant d’affection, je me penchais à sa hauteur et à son tour, sa petite joue aussi, j’embrassais. « Je reviens vite les garçons. »  Au plus vite car il me tardait de passer du temps avec eux, avec eux deux.

Un peu à contre coeur, je t’accompagnais jusqu’au lieu de notre prétendument rendez-vous galant. En chemin, en proie à mes pensées, du son de ma voix, une partie je t’en révélais : « Je pourrais donner ma vie pour ces garçons. » Tel était le nouveau brasier qui flamboyait en moi. Je n’avais nullement intention de mourir. Jusqu’à présent, j’avais cet espoir de retrouvailles plus importants que tout. Qui m’interdisait de renoncer à la vie. Précieusement, je le conservais, mais si ma vie devait servir à protéger l’un de ces garçons, je n’hésiterais pas.



Notre marche nous mena finalement jusqu’au réfectoire, pourtant, une fois dans l’entrée, je me sentis soudainement incapable d’y pénétrer. À la vue de cette salle de restauration bien que calme à cette heure, dans mon esprit, sur mes rétines, les souvenirs se superposaient. Tableau de la toute là première fois où j’avais découvert cet endroit, guidée par Tôma. Temps de mon arrivée, temps où je sortais tout juste de mon hospitalisation, où déjà, je n’avais guère reçu d’autre visite que celle de ce médecin devenu ensuite mon tuteur. Souvenir en écho, je me figeais. Étais-je à nouveau cette enfant perdue de treize ans ? Ou bien cette esclave qu’on amenait en ce lieu pour divertir une horde de mécréant se repaissant autant de leur plat que de la misère des captifs ? D’un pas dicté par mon instinct, je reculais, hantée par une peur irrationnelle que je ne pouvais balayer…


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MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Mer 13 Déc - 23:15

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Prunelles fixées sur cette scène face à moi, lèvres intentionnellement closes, nuls mots ne sauraient passer la barrière de celles-ci pour venir troubler vos retrouvailles. Je ne pouvais qu’imaginer la joie qui habitait vos cœurs à présent réunis pendant que le mien se plongeait un instant dans une étrange sensation, aussi familière qu’inconnue. Joie, soulagement et tristesse se mêlaient, assaillant mon cœur de vagues imprévisibles. Mais n’était-ce pas là la raison première de mon engagement ? Dans ce retrait que j’avais moi-même choisis, je repensais un instant à ce cœur déterminé qu’était le mien. L’avais-je oublié dans cette mission que je m’étais faite de protéger toute âme croisant ma route ? « Je veux protéger les gens que j’aime, réunir ceux qui ne peuvent être ensemble et protéger mon pays. » Que restait-il de cette promesse silencieuse que j’avais formulée ce jour-là ? Mon pays n’avait survécu la guerre, sombrant soudainement sans laisser de trace et sans que personne ne puisse lui venir en aide. Ma famille, peu à peu, avait diminué en nombre pour ne garder que ma personne à présent. Réunir ceux qui ne peuvent être ensemble… L’avais-je fait ? Y avais-je même pensé un instant ces dix-sept dernières années ? Me tenant quotidiennement face à ces portes blindées, que faisais-je d’autre que trier ceux qui pouvaient ou non trouver un refuge ? N’avais-je un jour empêché des familles de se réunir ? Le temps se suspendait un instant, cette question ne trouvait de réponses et, sans doute, n’en n’aurais-je jamais. Pourtant ce sentiment, cette sensation à vous voir aussi heureux ravivait cette flamme qui pendant trop longtemps s’était éteinte. Sur les braises, inconsciemment et involontairement, vous veniez de souffler. Douce brise de nouveauté en cet organe trop longtemps gelé, je profiterais certainement de cette pause afin de redémarrer sur de nouvelles bases. Loin de cette routine qui s’était installée, de cet ennui du quotidien trop monotone. Sans pour autant prendre un virage aussi brusque que trois cent soixante degré, c’était avec plus d’ambition et de motivation que mes pas me guideraient.

Grandes ambitions, petites possibilités. Pour le moment, c’était bien cantonner à l’intérieur de l’Abri que je me trouvais, tout comme toi. Forcé de rester dans ce cocon de béton jusqu’à nouvel ordre, je décidais d’entreprendre ce qui, à mes yeux, était une bonne proposition. N’aviez-vous envie de faire ce que vous n’aviez pu pendant ce laps de temps bien trop long ? Néanmoins, avant d’y songer, c’était bien des forces que tu avais besoin de recouvrer. Pourtant, je n’arrivais à vous séparer. J’en étais tout bonnement incapable après avoir vu cet amour que vous ressentiez l’un envers l’autre. Sans oublier Hana, ce petit garçon renfermé qui semblait prêt à devenir un caneton quand il s’agissait de toi. Dans mon esprit s’imprimait cette scène de ta personne marchant dans les couloirs de l’Abri, certainement à la recherche d’une activité, suivie de près par ce petit être ô combien adorable. Sur mes lèvres, un mouvement s’effectuait, d’un sourire se dessinant sur celles-ci, je t’écoutais les présenter l’un à l’autre. Ainsi, tu semblais avoir à ta charge un second petit frère, plus difficile que le premier de prime abord. Néanmoins, je ne doutais de ta capacité à le faire s’exprimer. Toi qui avais réussi en un soir à raviver des émotions enfouis depuis si longtemps, tu saurais certainement le faire s’extériorisé à son tour. Peut-être pas autant que toi cela dit. Un de mes sourcils s’arquait au choix de tes mots, mais tu semblais le réaliser bien assez vite également. « Kidnapper » n’était certainement pas un terme à utiliser dans l’immédiat. Voir même à l’avenir selon les souvenirs que tu pouvais garder de ces mois loin de l’Abri. Si un instant, le malaise que nous seul pouvions comprendre semblait palpable, rapidement tu parvenais à lever cette aura. Rentrant dans ton jeu, j’utilisais mes mains en guise de griffes près de mon visage, le nez légèrement retroussé. A croire que j’essayais d’être un monstre… Ce qui, en soi, n’était peut-être pas à imité non plus vu ce qui nous attendait à l’extérieur. Pourtant je ne pouvais que me rappeler combien cela pouvait être amusant à voir enfant.

De ces derniers je te laissais te séparer, reculant pour ma part de quelques pas. Me sentais-je coupable de t’enlever à eux ? Certainement. Pourtant, en mon fort intérieur, j’avais conscience que tu pourrais bien passer jusqu’au soir sans manger avec eux. Chose que je n’accepterais certainement pas pour le moment. Une fois complètement rétablie, je te laisserais gambader dans l’abri à ta guise, libre à toi de manger ou non. Mais d’ici là, j’envisageais bien de prendre soin de toi comme je me le devais. Une fois les aurevoirs prononcés et ta personne près de moi, nous pouvions enfin nous diriger vers le réfectoire. Si bien silencieuse tu te montrais, les quelques mots que tu prononçais ne pouvaient m’échapper une seule seconde. A nouveau, un sourire sur mes lèvres tu faisais naître. Ainsi, le chat sauvage que tu étais pouvait lui aussi ressentir ce sentiment ? Loin de m’étonner, je ne pouvais que t’imaginer agir comme une figurine maternelle pour ces enfants. Ne le faisais-je pas avec Min Jae ? Loin d’être son géniteur, je ne le considérais pourtant pas moins comme mon fils. Mais n’étais-tu pas trop jeune pour cela ? Dix-huit ans à peine et te voilà prête à te sacrifiée pour ceux qui t’étaient chers. Si cela m’était quelque peu familier, j’avais la prétention de te savoir très différente de cette image qui me venait en tête. De plus, de nous deux, le plus à même de se sacrifier finirait bien par être, non pas toi, mais moi. Du danger je souhaitais les protéger également, mais tu étais tout autant précieuse à mes yeux qu’ils pouvaient l’être aux tiens. Si d’un sacrifice tu venais de parler, c’était bel et bien du mien. Douce ironie de déjà penser à ce genre de choses, moi qui quelques instants plus tôt avait décidé de partir sur une nouvelle base. « Et moi pour les vôtres. » soufflais-je en réponse, certain que tu serais à même de comprendre ma pensée sans que je n’aie à la préciser d’avantage. Quand bien même, une question tu venais à me poser dessus ou une remarque tu soulevais à ce sujet, plus d’explications je ne saurais t’offrir. Plus qu’une question de savoir, c’était une question d’envie. Je ne souhaitais m’étendre sur un sujet qui, je le savais, pouvais appuyer sur des points sensibles. Combien de mes camarades avaient rendus l’âme dans cette guerre ? Si beaucoup d’entre eux le méritaient selon moi, certains n’auraient jamais dû rendre leur dernier souffle de la sorte. Encore aujourd’hui, j’aurais une pensée pour tous ceux qui, à mon égal, avait souhaité offrir une Terre meilleure et plus rassurante à leur proche. Quitte à offrir leur dernier souffle pour une partie qui n’avait su le leur rendre.

Si perdu dans ma réflexion j’étais, le bruit de tes pas s’arrêtant ne parvenait pourtant à m’échapper. Mon corps pivotait lentement vers toi, t’interrogeant du regard. Avais-tu souhaité à ce point rester avec Ji Wook et Hana ? Un instant, les pulpes de mes lèvres venaient à être pressées l’une contre l’autre. Devais-je te promettre de t’amener de nouveau avec eux une fois ton estomac rempli ? N’était-ce pas d’une évidence que je n’allais réellement te kidnapper comme tu t’étais plu à le dire précédemment ? Pourtant, lorsqu’un pas en arrière tu effectuais, je prenais le temps d’analyser les traits de ton visage. Le contenu de tes pensées m’intriguait alors. Si véritablement, c’était avec eux que tu aurais voulu passer du temps, ne m’aurais-tu tenu tête sur l’instant ? Cet arrêt, ce pas. Je comprenais que ce n’était dû à un manque, mais bien un trop plein. « Yeonwoo ? » Précautionneux, c’était bien du ton le plus doux possible que je venais de t’appeler. Un pas j’effectuais vers ta personne pour, sur ton épaule, poser ma main. Etais-tu perdue dans tes pensées ? Ou assaillis par les souvenirs ? Nulles informations ne m’étaient parvenues encore sur ce que vous aviez vécu en ces lieux éloignés. Aucuns indices ne pouvaient m’indiquer le degré auquel tu avais été marqué, si ce n’était cette peur évidente de pénétrer en ce lieu qui, pourtant, devait t’être si familier. Combien de temps avais-tu passé dans cette salle ? Que ce soit avant ou après les expéditions, pendant tes congés et peut-être même la nuit si, toi aussi, tu t’amusais à te faufiler ci et là dans le bunker. « Qu’est-ce qui ne va pas ? » Je ne pouvais comprendre le mal qui te rongeait, je ne pouvais le percevoir. Pourtant, je voyais cette peur dans ton regard sans que je ne sache quoi faire pour la chasser. Etais-je même en droit de poser la main sur ton épaule sans que cela ne t’évoques des souvenirs ? A cette pensée, cette dernière je venais à retirer de ton corps précipitamment, peu désireux de raviver une douleur déjà bien trop vive à ton esprit. « Tu veux qu’on aille ailleurs ? » Si le temps était le remède alors, aujourd’hui, nous pourrions aller ailleurs. Ainsi que les jours suivants, jusqu’au moment où, enfin, tu serais prête à affronter ce lieu de nouveau.


Hands covered with blood, my mind is broken, how can you feel safe being around a guy like me?
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"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



Explorateur Unité C • leurre
MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Jeu 14 Déc - 22:42

Déferlante de souvenirs, bataille chaotique entre cavaliers de l’Apocalypse quant à savoir lesquels de mes traumatismes l’emporteraient sur mon esprit. Élan de migraine, d’une main je me soutins la tête. À moins que je n’eus espéré être dotée de quelques dons pouvant l’apaiser. Il n’en était rien et les flashs se répétaient, ressassaient, s’entrechoquaient. J’entendais le brouhaha de la masse d’insurgés rassemblés pour diner ; le son des pas de Tôma ; celui de ma voix adolescente espiègle ; l’éclat de grondements de ces hommes ; leurs rires macabres ; le chant de Soohyun claironnant tel un rossignol et enfin, les notes de musiques. Mélodie au piano, je me raccrochais au fil de ses lignes pour recouvrer en mon coeur une once de sérénité. Sur son rythme lent, je calquais ma respiration. Les battements de mon palpitant, ainsi j’apaisais. En proie au trouble et à la confusion quelques instants, aussi infimes et interminables, j’avais été projeté dans la bulle d’une autre dimension. Au carrefour de plusieurs dimensions temporelles. Ta présence, je l’avais oublié. Je n’avais pu la ressentir. Tout comme ta voix que je ne pus entendre. Tout comme ta main, que je ne pus sentir. Ce ne fut que lorsque le contact fut rompu que tel l’envoutement hypotonique d’un illusionniste, l’absence s’évapora. Je revenais au temps présent. Je te revenais.  Les secondes passèrent avant que confrontés au portail fermé de mes oreilles, tes mots le franchirent et me parvinrent. Que mon conscient les analysa. Yeonwoo ? C’était moi. Aux dernières nouvelles, c’était toujours moi. Ce qui t’allait pas ? Je n’étais certaine de le savoir moi-même. Seule certitude que les mots me faisaient défaut pour exprimer cette étrange sensation que je ressentais. Sans doute serait-ce plus simpliste de se contenter du terme de traumatismes. Au pluriel. Cette salle de restauration me rappelait à la fois, la toute première fois que je fus autorisée à arpenter les allées de l’Abri après de longues semaines alitées. Aujourd’hui à nouveau, je sortais de cet insoutenable isolement à l’infirmerie. Aujourd’hui cette salle me rappelait également les repas de nos tortionnaires et bourreaux. Ceux pour qui, réduite à l’état de misère, j’égayais les moments de répit à l’aide de mes doigts sur les touches d’un piano. Instrument inconnu avec qui j’avais appris à communiquer de mes dernières phalanges ensanglantée. Alors, devrions-nous aller ailleurs comme tu le proposais  « N… Non… » Lèvres hésitante, voix balbutiante et pourtant, je savais ce que je voulais. En aucune façon, je ne voulais fuir. Sous aucun prétexte, je souhaitais ployer. Il en faudrait plus pour m’effrayer. N’étais-je pas l’enfant que avait partagé l’eau et le pain avec les assassins des siens ? Les visages de quelques uns de mes protecteurs veilleurs n’avaient-ils pas été maculés de sang par ceux qui ce jour ne portèrent que trop bien le nom de Main Rouge ? Autant que j’avais pu les détester, j’avais appris à les aimer. Autant qu’il avait pu être les monstres me terrorisant dans mes cauchemars, ils étaient devenus ceux dont je me riais chaleureusement au gré de mes frasques et facéties ? Serais-je une exploratrice de l’Abri, pas si couards que l’on me l’avait appris, si devant un vulgaire salle à demi déserte, je reculais ? Non. Mon assurance, je ragaillardie. De mes petits poings serrés, j’affronterais cette frayeur insensée par laquelle je ne me laisserais terrassée. Face à toi, ma tête je redressais. Avec fermeté et détermination, j’ironisais : « Connais-tu un autre réfectoire ? » À moins que durant mon absence et ma quarantaine vous n’ayez entrepris des travaux dans l’Abri, il n’existait que celui-ci. Sourcil légèrement arqué, esquisse d’un air entendu, tu en conviendrais que nous n’avions nulle autre possibilité. À moins de nous défiler.

Princesse actrice, je puisais dans mon essence pour fouler ce sol d’un pas léger. L’air guillerette et presque enchantée, je m’installais à table avant de te regarder. Regard insistant, sous-entendeur, je finis par t’exprimer le fond de ma pensée : « Eh bien qu’attends-tu pour nous servir ? Ne m’as-tu pas invitée ? Au cours d’un rencard, l’homme se doit d’être aux petits soins de la femme ! » La nourriture n’allait pas arriver toute seule ! Et je n’avais pas l’envie de le faire moi-même, alors quitte à assouvir tes désirs de me couver autant que pour une fois je saisisse l’occasion d’obtempérer. N’étais-je pas d’une grande générosité pour penser ainsi à ton bon plaisir ? J’espérais surtout que dans mon jeu tu rentrais. Que mes efforts pour ne rien laisser paraitre, tu respecterais. Je luttais et coopérer serait de ta part la meilleure façon de m’aider.

J’attendis donc les quelques minutes où tu remplissais ton devoir de parfait gentleman bienveillant. Pendant ce temps, de mes yeux je scrutais cette pièce pourtant familière mais que j’avais l’impression de redécouvrir. Je me surpris, brièvement, à y chercher une scène et un piano. Rituel auquel je m’étais accoutumé. Ensorcelante et salvatrice musique à laquelle je m’étais raccrochée lorsque mon esprit divaguait, pour se protéger. À ton retour, je te souris, sincèrement en appétit. La gourmandise s’avérait être un péché qui pouvait sauver. Paraissait-il qu’elle détenait quelque vertu sur le mental. Sur le moral. En cet instant, j’en conviendrais. Après un bref remerciement, je m’apprêtais à déguster lorsque sur mes épaules, le voile de plomb des faux semblant retomba. Mon estomac avait faim mais mon âme n’avait le coeur à manger. Lentement, de mon assiette jusqu’à toi, mes yeux je relevais. Dans les tiens, je les plongeais. Et ces mots, je t’adressais :« Ne te sacrifie pas pour moi… » Si je n’y avais répondu, je l’avais bien entendu, ton voeu dans le couloir de donner ta vie pour nous. J’en comprenais au moins les enfants et moi inclus. Probablement plus connaissant trop aussi vaillant que bienveillant.« Si tu dois choisir, tu auras toujours d’autres personnes à protéger, alors… » Mes paupières à demie close, je pris une douce et profonde inspiration avant que mes yeux ne se rouvrent pleinement : « Ne t’en fais pas pour moi, je me débrouillerais. » Tendrement, sereinement, assurément, je te souris. Tu pouvais, si tu le voulais l’entendre comme une promesse. Celle de ne pas avoir à t’en faire pour moi, je savais me révéler bien plus débrouillarde que tu ne le concevais. J’avais surmonté plus dur que tu le ne soupçonnerais jamais.
« Même si je disparais, ne t’expose pas au danger pour essayer de me retrouver. » Parce que peut-être, je l’aurais voulu ce départ. Peut-être que le jour de vous tourner le dos serait venu. Ou que de force, je serais ramenée parmi les miens à en juger par la marque qui ornait ma main. Quoi qu’il en serait des traitements que j’y subirais, je les accepterais. Je ne ferais que payer les conséquences de mes actes et de mes choix. Tu n’avais ni à t’y interposer, ni à être blessé. « Si je disparais, rassure-toi simplement que je serais toujours en vie. » Comme je voudrais qu’il en soit dans son esprit. Comme je ne voudrais plus être enterrée vivante.  Que même une fois partie, une fois Raon revenue, vous ne tuerez pas Yeonwoo. Et quand bien même, si je m’avérais réellement éteinte, offrez-moi l’éternité de m’imaginer courir dans les terres désolées. Faites de mon souvenir le gré du vent. « Qui que je sois, je ne meurs pas comme ça. » Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel. « Il y a des enfants ici qui ont bien plus besoin que tu veilles sur eux et sur l’Abri. » Toi, l’ange gardien aussi grandes que soient tes ailes, elles ne sauraient couvrir l’immensité de la terre. Tu avais plus important, plus cohérent à protéger. « Toi comme les autres, je ne suis pas vraiment des vôtres, alors ne vous sacrifiez pas pour moi. » Je ne le pensais. Malgré ces presque cinq années passées à vos côtés, je n’oubliais d’où je venais. Que vous m’aviez recueillie, mais la fin de ma formation approchant pas à pas, il serait tant aussi de vous rappelez que vous n’aviez pas à m’aimer. « Tu peux me concevoir comme un souffle de gaieté venu un temps vous égayer. Si je pars, c’est qu’ailleurs, mon devoir m’aura appelé ! » Pardonnez-moi pour tout le mal que je vous ai fait et vous ferez encore plus à l’avenir. Fut-ce parce que ma captivité m’a rappelée ma hantise du cycle des cinq ans que je prenais peu à peu conscience de l’approche inexorable de l’échéance ? Avais-je plus soudainement envie de partir car je le redoutais ? Car l’idée de vos quitter mon coeur saignait. Que je comprenais, l’infâme erreur que j’avais commise pour survivre en votre sein. Ou plutôt d’avoir vécu pleinement parmi vous.

Mes yeux qui pas un seul instant n’avait essayé de se défiler, d’échapper aux tiens, au contraire, parfaitement déterminé dans ce que je te disais, finirent néanmoins pas se baisser. Je déglutis, puis soupirais. « Ce n’était pas la première fois… » te murmurais-je, me rassurant moi-même quant au fait que j’arriverais à surmonter mes séquelles comme j’avais pu le faire par le passé. « Ce n’était pas la première fois Myung Ki, alors ne t’en fais pas trop pour moi ! » À la seule différence que Hun n’était plus là. Était-ce aussi par besoin de lui que mon souhait de partir semblait se raviver ? À cette pensée, la douleur devint plus vive que je ne pouvais le supporter. Spontanément, je montais une main à ma poitrine. À l’emplacement du coeur. Puis, soudainement, je détournais le sujet. De mon autre main, de l’index, je désignais ton assiette : « Et tu devrais manger avant que je te pique ta portion… Mais attention, n’essaye pas de me feinter comme au billard juste parce que je suis une fille faible et fragile ! » Rirais-tu s’il te plait ? Accepterais-tu de me laisser ainsi évincer des paroles auxquels, tu brûlais certainement de rétorquer ? Ne pourrais-tu pas simplement acquiescer à ce que je te demandais…


When I look at you, tears keep falling I don’t know why Did you go round and round to come to me ? I can’t avoid this love Did you recognize me right away ? I will find you Let’s never be apart now From my side Don’t leave me
   
I Miss You
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MessageSujet: Re: Windflower #YeonKi Lun 1 Jan - 9:10

Wind Flower
Under the same sky... I'm with you
Dans ces jours où tu n’avais été présente, ces longs jours rapidement devenus des semaines pour finalement prendre le nom de mois, qu’avais-tu vécu ? Qu’avais-tu vu ? Dans cette pièce, ce grand réfectoire, pourquoi n’osais-tu rentrer ? Je n’avais l’habitude d’une situation de ce genre et je devais l’avouer, j’étais bien incapable d’imaginer le mécanisme avec lequel tu fonctionnais. Mouvement de recul indiquant une crainte, une angoisse, c’était bien tout ce que je pouvais identifier et interpréter. De mes expériences, je n’avais jamais rencontré et côtoyer de victime d’enlèvement au sein des civils. Le processus de guérison habituel je ne connaissais nul aspect, la façon dont je devais me comporter j’ignorais. Tel un soldat j’avais décidé de te traiter malgré moi, à défaut de te couver comme un nourrisson, chose que tu n’aurais évidemment accepté, je ne le savais que trop bien. Mais ce pas… Comment étais-je censé réagir ? Nul soldat ne faisait un pas en arrière face à un souvenir déplaisant, s’immobiliser il le pouvait, ralentir également ; ces deux options étant en situation telle que celle dans laquelle nous étions : inoffensive. Le plus simple était de l’affronter, faire face à ces souvenirs et les surmonter ou les ignorer, les oublier le plus rapidement possible pour ne plus avoir à être tourmenter. Arriverais-tu à faire l’un des deux ? Tu n’avais le tempérament d’une enfant de l’abri, faute d’avoir été élevée dans ce cocon initialement, l’extérieur tu ne craignais. Mais pouvais-tu retourner gambader en liberté si tu ne pouvais franchir le seuil de cette cantine ? Je ne t’y forcerais, je ne t’y pousserais d’aucune façon, preuve étant, je te proposais d’aller ailleurs. J’étais disposé à attendre pour t’emmener manger dans cette pièce, le service j’étais prêt à faire hors de son périmètre même. Mais bien évidemment, tu refusais. Têtue tu l’étais mais très certainement, tu connaissais tes limites. Elles n’étaient là, un instant j’étais persuadé que tu les avais effleurées du bout des doigts avant de mieux les repousser. Un centimètre, un décimètre, un mètre, qu’importait, tant qu’un peu plus loin celle-ci était. Tant que, de tes propres ailes, tu parvenais à voler de nouveau un jour.

Ta crainte tu perdais alors et, tel le félin fier que tu étais, cette image de chaton effrayé qui t’avais gagné un instant tu brisais. De tes pas légers tu foulais le sol en sa direction, en son sein tu pénétrais comme si, nul seul instant auparavant, tu n’avais hésité. Avais-tu soudainement tout oublié ? Ou jouais-tu la carte de l’insouciance pour m’éviter des inquiétudes dont tu étais bien la seule cause ? La première solution me semblait bien trop idyllique, toi qui vivais pour une promesse dont tu ignorais la finalité. Comment pouvais-tu donc oublier tout ce qui s’était passé ? C’était bien impossible. Finalement, plus que soldat, devais-je te qualifier de Capitaine ? De lieutenant ? Quel statut atteignais-tu dans l’art de dissimuler tes sentiments à autrui ? Jusqu’à quel point y arrivais-tu ? Mais plus important, arrivais-tu à te dissimuler de tes propres sentiments ? Si mes pas te suivaient machinalement, mon esprit lui semblait bien loin. S’égarant dans une interrogation qui ne saurait être répondue aussi rapidement, si compter qu’elle puisse trouver réponse un jour ; c’était bien ta voix qui frappait l’air qui m’extrayait de celle-ci. Loin de me sentir outré par cette remarque sous-entendant un éventuel manque de connaissance et de galanterie de ma part, c’était bien d’un sourire que je te gratifiais. Véritablement sincère ou semi-feint, je ne saurais répondre, cette question ne savais passer mon conscient. L’autocensure. Ne pas montrer ses sentiments. Voilà deux points clefs des militaires et, quand bien même il m’arrivait de m’égarer, je ne saurais le faire à cet instant. Tu n’avais besoin d’être reprise et je ne souhaitais inutilement gonfler cette sensation de n’être doué que dans un domaine qui n'était certainement pas le plus social. « Alors tu veux à ce point avoir un rencard avec un homme qui a deux fois ton âge ? » Dans ton jeu je rentrais, naturellement, je ne comptais te faire ressasser ces souvenirs, je n’étais là pour cela. Si cette situation savait t’amuser alors je m’y plierais, comme une femme je te traiterais le temps que ton esprit puisse se soigner. Comme mon égal je penserais à toi, plus qu’un chaton fragile qu’il m’était obligé de protéger, plus qu’une femme pourtant encore proche de l’adolescence, une personne que je pourrais qualifier de parfaitement mâture et rodée avec l’expérience. Une personne qui ne saurait voir uniquement le masque que je portais bien, qu’évidemment, à une bonne partie de mes sentiments tu ne pourrais prêter oreille. Je ne me confirais à ton écoute plus que de raison, le nécessaire sera formuler, le superflu esquivé.

Ce dernier terme j’appliquais d’ailleurs envers la table peu après ma question précédente pour aller chercher nos plateaux et les remplir comme tu le souhaitais. C’était naturellement que je dosais les portions, que je jugeais de ce que tu devrais manger pour la bonne reconstitution de ton organisme. Que ce soit au lycée, dans ma demeure familiale ou à l’armée, s’il y avait bien une chose qui était importante en toute circonstance c’était l’alimentation. Moteur de nos tissus, de nos muscles, de notre système immunitaire, voilà la base d’un corps sain et solide. Alors tu n’y échapperais pas, fruits et légumes mais aussi viande sur le plateau, après quelques minutes seulement, c’était vers la table que tu avais décréter « notre » que je revenais les bras chargés mais dont nul effort n’était visible. Rapidement mais silencieusement, je revenais pour te servir en priorité, n’avais-tu sous-entendu des connaissances en la matière précédemment ? Je ne saurais te faire changer d’avis avec des mots, mais bien des actes. Le second plateau je posais face à moi avant de retourner ton verre d’un geste rapide pour, bien évidemment, le remplir par la suite. De couverts je me munissais alors que, derrière mes cils, je semblais percevoir ta joie d’enfin pouvoir te nourrir d’autre chose que ce qu’on t’offrait via intraveineuse depuis ton retour. Le calvaire était fini, je le savais. Tu le savais. N’est-ce pas ? Alors que d’un geste qui me semblait si lointain dans mes souvenirs, je portais la nourriture à mes lèvres, de ton côté tu ne semblais trouvé la force de le faire. Devais-je te nourrir également ? Attendais-tu ce genre d’attention de ma part ? Dès le premier rendez-vous que nous avions ? Femme exigeante que tu étais… Ma main j’allais tendre vers ton plat, cette action si lointaine j’étais prêt à effectuer mais il ne fallut que trois mots pour me stopper dans mon élan. Les trois premiers de ta première phrase qui, rapidement, se trouvait suivie par d’autres. Mes yeux je posais sur ton visage, l’examinant sans véritablement chercher à comprendre ce que ton cœur ressentait ; en silence, je t’écoutais avec attention. Avais-tu conscience de ta demande ? De tes propos ?

Si mon cœur j’avais fermé à beaucoup de choses, je ne savais le faire en ce genre d’événements. Celui-ci tu venais compresser sans t’en rendre compte, doucement mais certainement, d’une poigne ferme alors que je ne saurais approuver tes mots. Jamais. Ni maintenant, ni plus tard. Néanmoins, un visage de marbre je t’affichais, seule traitresse de mes émotions : mes lèvres pincées. Si tu avais souhait à formuler je t’écouterais jusqu’au bout, si tu avais avis à donner, je l’écouterais également jusqu’à sa conclusion. Couverts posés, c’était sur mes genoux que mes mains trouvaient leur place, le dos droit dans une habitude déconcertante pour un homme qui sortait tout juste de convalescence et, même, pour un homme quelconque. A ta boutade finale, marquant la fin de ces propos presque révoltants que tu venais de formuler, je ne saurais répondre comme tu le souhaiterais certainement : avec légèreté. Un silence tu recevais de ma part un court instant, le temps d’organiser ma pensée, de la préparer au mieux pour que tu puisses voir où tu avais tort selon moi. « Tu le sais déjà, alors je ne vais pas tourner autour du pot. » Ma voix ferme t’annonçait que je ne comptais te laisser partir de la sorte bien que d’un nouveau silence de quelques secondes elle fut accompagnée par la suite. Dans mes mains, je venais loger cette chaîne si précieuse pour la poser par la suite sur la table, te la montrant volontairement pour la première fois depuis notre rencontre. La montrant volontairement dans une des rares occasions qui m’avaient poussé à le faire d’ailleurs. « Avant que la Grande guerre n’éclate j’étais dans l’armée, et si beaucoup de mes supérieurs semblaient l’avoir oublié une fois la frontière passée, jamais je ne l’ai oublié : la raison pour laquelle l’Armée devait intervenir parfois en temps de conflit voir de guerre. » Sur la table les coudes je venais à poser, remontant les mains vers mon menton alors que je tentais de rendre la discussion moins sérieuse. Du moins pour moi, ne voulant évoquer ce genre de souvenirs, mais tu semblais avoir besoin d’une piqure de compréhension alors je te l’accorderais. Il semblerait que, à cet instant, moi seul pouvait te l’accorder de toute manière. « A notre arrivée dans la caserne, nous prêtions serment. Celui de servir la patrie, de la protéger, quitte à risquer et sacrifier nos vies. Par patrie, certains pouvaient voir la géographie, les frontières, voir les hommes politiques qui étaient à la tête du pays quitte à négliger la population. D’autre, comme moi, prenaient ce serment comme une promesse de protéger chaque âme vivante en Corée du Sud. Chacune d’entre elle est précieuse, même la plus isolée, la plus petite et la plus inconnue qui soit. Qu’elle que soit son éducation, son origine et ses idées tant qu’elle ne nuit aux autres, elle est précieuse. » Mes lèvres, un instant je pinçais silencieusement avant de pousser un vague soupir, signe que je ne souhaitais parler de ce sujet. Néanmoins, je reprenais, la même expression inscrite sur mes traits depuis tout à l’heure : l’indifférence . A ne pas confondre avec le sérieux que je dégageais lors de mes gardes aux portes, je t’offrais là l’occasion de voir avec quelle intensité mon cœur pouvait battre lorsqu’il était question de ce genre de travail : aucune . Dans un sens, tu pouvais me considérer comme une machine, c’était ainsi que j’avais été vu en rentrant dans l’armée et, de toute façon, ça ne changeait la donne. Néanmoins, je l’étais bien moins que beaucoup d’autres, pour preuve : j’étais doté de la capacité à suivre mon propre bon sens, non de simples ordres préprogrammés proclamant une justice qui n’était pas toujours la bonne. « A présent que la guerre a tout détruit, que les hommes que nous avons servis ont jeté une grande partie de leur soldats à une mort certaine. Que reste-t-il à protéger ? Devrais-je garder sagement les portes du bunker sans me prononcer sur rien ? Sans m’inquiéter de ne voir un visage familier revenir après sa mission ? S’il n’y a plus de patrie, devrais-je abandonné ce serment qui m’est précieux en sachant que bon nombre de coréens doivent encore chercher un abri et une protection dehors ? Devrais-je ignorer le nombre de cadavre laissés derrière ces murs parfaitement sécurisés parce que, moi, je vis correctement dedans avec près de 1.000 autres personnes ? » Quelques secondes de répit je t’accordais avant de reprendre aussi ferme qu’avant le cours de mes mots. « A présent, je te le demande : penses-tu que je porte un intérêt quelconque à savoir l’endroit d’où tu viens exactement ? A mes yeux, autant par affection que j’ai pour toi en tant que personne, qu’en tant que militaire, tu es quelqu’un que je dois protéger. Que tu sois de l’Abri ou d’ailleurs, que tu y restes ou non, si je devais me placer entre toi et ton agresseur, quel qu’il soit, pas une seule seconde je n’hésiterais à le faire. Si je dois sortir mon arme et le blesser pour le faire fuir, je n’hésiterais pas. Si je dois aller jusqu’à le tuer pour qu’il ne soit plus une menace alors je n’hésiterais pas. La seule chose que tu auras à faire sera soit de fuir, soit me tuer si c’est une goule qui m’a mordue soit me soigner si c’est soignable. Ne t’acharnes pas dans le cas contraire, ce serait une perte de temps et tu mettrais ta vie, pour laquelle j’aurais sacrifié la mienne volontairement, en danger de nouveau. »

De mes couverts, à nouveau je me saisissais, loin d’être touché d’une quelconque façon par les mots qui avaient passés la barrière de mes lèvres. A toi je m’étais ouvert, librement bien que de façon sobre. Sans doute m’en voudrais-tu pour avoir osé formuler tout cela au lieu de passer outre, sans doute trouverais-tu tout cela idiot, mais à présent, j’avais l’espoir que tu ne formulerais de pareilles inepties face à moi. Voir que tu ne les formulerais plus du tout.
Ta vie, m’était précieuse.
Ta vie, je protégerais de la mienne.

Voilà les messages que tu avais en comprendre, encore une fois, de façon plus expliquée, plus approfondie peut-être. Accepterais-tu me laisser faire mon devoir ? Je ne souhaitais voir plus de gens disparaitre autour de moi, ma famille d’abord, mes proches de l’Abri ensuite. Quitte à utiliser ce bouclier que j’étais une dernière fois, c’était bien avec vous que je souhaitais le faire. Néanmoins, je décidais, à ton instar précédemment, d’orienter le sujet vers autre chose à présent. De ces couverts j’attrapais un morceau de viande pour, naturellement, le tendre à tes lèvres. Ou du moins, essayer de le changer du mieux que je le pouvais… « Tu ne devrais pas être ce souffle de gaieté dans nos vies, on devrait l’être. Tu es plus libre que la plupart des gens ici, soit égoïste et prend ce bonheur qu’on t’offre sans nous en donner en retour. Si vraiment tu ne veux pas nous faire souffrir, c’est le mieux à faire. » De mon verre je me saisissais pour en boire une gorgée avant de soupirer, l’air embêté soudainement, preuve que je ne comptais être aussi sérieux à présent. Les sourcils froncés, les yeux je baissais vers la table, un air pensif ornait mes traits momentanément. « C’est pourtant pas le genre de sujet dont on parle lors d’un rencard… Je crois que je vais avoir un zéro pointé pour celui-ci, à moins que tu ne le considère comme un discours sincère et révélateur de ma personne bien qu’assez triste ? Ce qui m’accorderait quelques points qui me sauverait de la dérive… »


Hands covered with blood, my mind is broken, how can you feel safe being around a guy like me?
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Windflower #YeonKi
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