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[FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥
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Force (1) ~ Perception (4) ~ Endurance (4) ~ Charisme (5)
Intelligence (7) ~ Agilité (8) ~ Chance (2)

"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



Explorateur Unité C • leurre
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Lun 20 Nov - 13:53


Course folle, dans notre évasion, nous semblions avoir franchi un portail, vers une autre dimension. Vers un univers tout nouveau. La nature y paraissait si belle, sauvage et endormie. Dans ces terres dévastées, dans cette sinistre prison que nous nommions maison, un tel jardin secret pouvait-il vraiment exister ? Devrions-nous en faire le nôtre ? Dans mes pensées, je me perdais lorsque d’une traction sur mon poignet, à toi tu m’attirais. Corps gracile qui te laissait l’emporter sans te résister, de mes grands yeux étincelants, je te regardais. Démangée par l’envie de te sourire, mes lèvres se pincèrent néanmoins discrètement. Je me doutais de la désapprobation qui t’habitait. Etais-tu en colère qu’une fois encore j’eus commis quelques insolences me valant d’être brutalement réprimée ? J’aimais le contact de ta paume sur ma joue. Si te contempler ne me ravissait pas tant, ne me captivait pas tant, bien volontiers, mes yeux j’aurais fermé afin de ne plus me concentrer qu’exclusivement sur ce touché. Du son de ta voix, j’entendis mon nom prononcé. Moi qui l’avait toujours porté avec tant de fierté, je crois ne l’avoir pourtant jamais autant aimé que depuis l’instant où pour la première fois tes lèvres se l’étaient approprié. À l’instar des miennes, mon coeur aussi fut pris d’un pincement lorsque je pris conscience de cette trace de sang que j’offrais à ta vue et dont tu devais certainement te sentir peiné. J’en étais désolée et crois-moi que si je ne t’avais pas croisé, je me serais bien évertuée de rester cacher le temps de me soigner avant de réapparaitre devant tes yeux. « Ce n’est rien… » D’une voix soufflée, je m’apprêtais à te rassurer, l’âme tout de même ravie lorsque tu me couvais de la sorte, quand tu te permis d’en ajouter. « Yah ! Je suis toujours jolie… » Ma beauté sacrée de poupée, je la prônais autant que j’y tenais ! D’autant plus que de tous les regards, c’était bien au tien, voire au tien seul que je désirais plus que toi qu’elle soit reconnue. Que jamais rien ne puisse sévèrement l’entacher au risque que tu puisses en venir à ne plus m’aimer, à regretter un trésor devenu gâché, que ma vue n’en vienne à te dégouter… Alors, tandis que calmement, vers le décors tu te tournais, tes premiers pas tu engageais, de ma main libre, je vins passer le bout de mes doigts sur ma plaie, soucieuse n’ont pas de la douleur mais de sa potentielle profondeur. Il ne faudrait que ma peau n’en reste marquée d’une disgracieuse cicatrice. « Je n’arrête pas de leur dire qu’ils devraient avoir honte d’abimer une telle beauté… » marmonnais-je pour moi-même à demie voix avant de te clamer avec plus d’intensité : « Et ne crois pas que tu vas t’en sortir à si bon compte ! » Toi qui te tournais déjà vers notre jardin d’Eden. Toi qui le foulais de tes pas, sans attendre ma réponse à ta proposition. Tu pouvais néanmoins t’en douter, qu’en aucune façon, je ne m’y serais opposée, à cette exploration. Docilement, guidée par ta main, je te suivais. De mes pas pourtant plus petits, je trépignais. Pour une fois, je t’attendrais. Ou plutôt, je te laisserais suivre ton instinct en marchant devant. Difficilement, je me retenais d’accélérer pour être celle qui à mon habitude t’entrainerait. Car il était vrai qu’au fond, me sentir portée au gré de ta volonté me procurait une si douce sensation. Tu savais Hun, je n’avais nul besoin d’autre essence que de sentir ta main couvant la mienne pour peindre tout autour de nous un sublime tableau enchanté du pinceau de mon imaginaire. Où que nous soyons… Tant que n’y étions ensemble. Jamais nous ne serons séparés. Dans ton coeur aussi, bien que nous ne nous le soyons jamais déclarer, tu le pensais ? Qu’importait que les grands nous disent n’être que des enfants, incapable de comprendre ce que signifiait réellement ce qu’on appelait éprouver des sentiments. Quand de mes yeux, je te regardais, quand même mes paupières abaissées inévitablement tu m’apparaissais, je ne doutais. Je savais qu’en ce monde, je n’avais nulle volonté plus forte que celle de rester à tes côtés.

Parce que les mots ne seraient parfois d’aucune utilité, même la pipelette invétérée que j’étais l’attestait, surtout en ta présence, nous marchâmes quelques instants, dans un silence seulement troublé par le bruissement de nos pas de la brise caressant le revêtement végétal. Jusqu’à ce qu’un léger sifflement n’éveille mes sens en alerte. A moins que ce ne fut la sensation de ta main se crispant car certainement l’avais-tu perçu bien avant moi. Cependant, ce fut ma rapidité qui répondit la première à l’appel de nos sens. « Hun ! Attention ! » Fermement, je te retenais de faire un pas de plus en avant. J’usais de toute la force de mes deux petits bras sur le tien pour te faire reculer avant de te lâcher pour me saisir de la première branche cassée ou barre de métal trainant dans les ruines environnante, dans ma précipitation, je n’y fis attention. Puis, d’un geste au vif que preste, j’en glissais le bout sous la fine créature au corps anguleux qui nous menaçait depuis le sol afin de l’envoyer voler au loin par-delà les murs effondrés. Mon habilité et ma vivacité avait toujours été deux de mes plus incontestable qualité, bien que l’usage que j’en faisais pour me sauver, explorer, plaisanter, s’avérait en revanche bien souvent déploré. À l’instar de mon rythme cardiaque, ma respiration s’était accélérée sous l’effet de la brusque pression. « Ce n’était qu’un jeune serpent, mais il y en a probablement d’autres dans les parages… » Et mes yeux furetaient, à l’affut de mouvements ou de silhouettes. Mon échine frémissait autant sous l’adrénaline du potentiel danger que par l’exaltation d’admirer quelques unes de ces mortelles créatures qui avaient le don de me fasciner. Je rêverais un jour de pouvoir en adopter un. Le familiariser, l’étudier dans son comportement, et peut-être en grandissant pouvoir prélever quelques gouttes de ce venin qu’il pourrait être bon d’analyser afin de pouvoir nous en protéger. J’observais quand soudainement, je fus attaquée par un insecte non-identifié tant il m’apparut directement au plus près, entre les deux yeux, presque à se ruer sur mon nez, m’arrachant un gémissement de stupeur. « Kyaaah ! »  Mon corps lui réagit par lui fuite, se projetant auprès du refuge protecteur que représentait le tien.


When I look at you, tears keep falling I don’t know why Did you go round and round to come to me ? I can’t avoid this love Did you recognize me right away ? I will find you Let’s never be apart now From my side Don’t leave me
   
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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.


✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout.



A world without weaponry and war, where no one gets hurt, is but a pipe dream





Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






Whether you see it from the palace or from Banchon, the moon is still the same right? Even if I am Crown Prince, and you are who you are, we will be allright wherever we are as long as our hearts feel the same. Just like that moon





You must be careful with kindness. It’s usually mistaken for weakness by stupid people.

La Main Rouge • stratège
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Dim 26 Nov - 14:11

Interwined Destiny

Voir la jeune femme ainsi blessée ne le ravit pas, bien au contraire, mais que peut-il faire à son âge à part ressentir une haine profonde et planifier une suite désastreuse. Il est démuni de toute arme, de tout pouvoir, et c’est ce qui le rend d’autant plus fielleux. Il sait que les mots de la jeune femme ne sont là que pour le rassurer mais elles ravivent davantage cette amertume. Elle ne devrait pas banaliser cet acte, ce sang, comme si ce n’était rien comparé à ce qu’ils peuvent lui faire subir. « Ce n’est pas rien » dit-il dans un souffle, sa gorge se nouant et ses yeux scrutant la moindre alerte de faiblesse. Il essaye tout de même de paraître joyeux, y glissant une petite plaisanterie, pour atténuer l’ampleur de sa colère. Il esquisse alors un léger sourire lorsqu’elle prône sa beauté, soucieuse de rester une poupée en porcelaine. Qu’elle ne s’en inquiète plus, il est certain qu’avec le temps et malgré les obstacles et les marques de la vie, elle restera la même créature mystique qu’il a rencontré la première fois. Il serre toutefois sa main lorsqu’elle évoque le fait qu’elle réclame souvent l’arrêt de ces actes barbares, son cœur lâchant quelques secondes, y ressentant de nouveau une profonde peine et haine. « N’ai crainte. Je ne risque pas de m’en sortir non plus », sa voix est lasse et ses pensées ailleurs, imaginant déjà un plan pour échapper à un tel destin. Il ne peut continuer à la voir ainsi. Il ne peut supporter davantage de douleurs. Un jour viendra où il y mettra fin, à tout jamais. Mais le temps n’est pas aux nombreux questionnements ni même aux nombreuses solutions, le temps est au divertissement. C’est donc avec une extrême douceur que Hun marche aux côtés de Ra-on, profitant de ce moment en sa compagnie, sa main tenant toujours fermement la sienne, les yeux pétillants d’un bonheur jamais perçu. Il n’a qu’une envie Hun c’est de rester ainsi jusqu’à l’éternité. Continuer à marcher à ses côtés sans jamais se séparer. Et alors que ces pensées traversent son esprit, ses yeux se déplaçant sur la jeune fille, il se fait brusquement arrêter par les mains de celle-ci, son corps réagissant au quart de tour en apercevant l’être visqueux qui se trouve face à eux. Un frisson parcourt son échine, son corps se figeant plusieurs secondes, ses yeux s’écarquillant sous le coup de la peur. Il n’aime pas ces êtres étranges qui le terrifient encore à l’heure actuelle. Il a toujours la crainte qu’ils viennent un jour le posséder, et que son corps ne lui appartient plus. Pourtant il le sait, ils n’en sont pas capables, mais cela l’obsède, malgré lui. « Pro . . . probablement d’autres ? ». Terrifié, sa main vient attraper le bout du vêtement de sa destinée, prêt à s’accrocher à elle si nécessaire. « Je pense que nous devrions peut-être nous en aller. Je n’aime . . . je n’aime pas ces reptiles » avoue-t-il, rougissant, honteux de cette crainte si peu masculine. Mais qui n’a pas eu la crainte des serpents au moins une fois dans sa vie ? Il est normal à son âge d’avoir cette peur. Il garde tout de même les yeux baissés, gardant cet embarras. Il entend alors un léger cri, le ranimant, ses bras attrapant par réflexe la jeune fille qui se refuge à ses côtés, face à une autre créature qui semble, à son tour, la terroriser. Lorsqu’il comprend la source de sa peur il ne peut s’empêcher d’en rire, trouvant la situation quelque peu contraire. Il serre légèrement la jeune fille entre ses bras, profitant de ce moment pour y déposer un baiser sur le haut de sa tête. « Ne sois pas terrorisée. Elle ne va rien te faire. Ce n’est qu’un papillon ». Il tend doucement son bras vers le fameux papillon aux multiples couleurs, essayant de l’attraper du bout de ses doigts. Par chance celle-ci accepte, à sa grande surprise, de se poser sur son doigt, battant quelques secondes ses grandes ailes, prise par l’euphorie de la liberté. « Un papillon ça naît avec le printemps et ça meurt dans les roses. Il nage dans un ciel pur et s’enivre de parfum, de lumière et d’azur. Il s’envole comme un souffle aux voûtes éternelles ». Il regarde cet être qu’il tient du bout des doigts, ses lèvres s’étirant progressivement. « Un papillon c’est synonyme de liberté, mais aussi d’un désir qui jamais ne se pose, effleurant toute chose et retourne chaque fois au ciel pour chercher la volupté ». Il laisse alors le papillon prendre son envol, l’observant avec un désir profond de le suivre, et de s’envoler à ses côtés. Son cœur se sent apaisé, ses yeux se tournant quelques minutes vers la jeune fille, gardant ce sourire d’être heureux. Sa main vient caresser la douce peau de Ra-on, ses yeux s’implantant dans son regard. Il n’ose alors plus la regarder, se sentant désorienter, et ivre de bonheur. Et alors, tels deux papillons de nuit qui se heurtent maladroitement, avec la même légèreté, leurs lèvres entrent en contact.


† “I’ve learned that secrets make you sick. I’m learning how to be a voice and not a victim. I’ve learned that sex is natural. I’ve learned that love is necessary, heartbreak is unavoidable, and loneliness is brutal. I’ve learned the key to being happy is to tell your truth, and be okay without all the answers
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Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





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I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Lun 27 Nov - 21:53


Effroyable créature qui avait mené l’assaut à mon encontre, au plus près du bout de mon nez, je n’avais guère vu, outre l’ombre de ses ailes battant dans un vol sinistre, que ses immondes yeux globuleux, les fins poils parsemant cette tête repoussante surplombée d’antennes disgracieuse. Un monstre aussi petit fut-il m’avait attaqué par surprise. D’instinct, ce fut dans tes bras que je me réfugiais. Planqué contre ton torse, de mes petits doigts, je m’accrochais à ton vêtement comme dans une supplication silencieuse d’empêcher ce être monstrueux de me manger les yeux. Sous ton menton, sous ta domination par la taille, j’avais le sentiment de trouver protection. Du touché de tes lèvres sur le haut de ma chevelure tu me le confirma.  Mes paupières fermement closes, je ne voulais les rouvrir temps que tu ne m’aurais assuré que nous étions hors de danger. Même si la peur m’emplissait à tes mots, toujours, je me fierais. La chaleur procurée par tes bras me serrant contre toi diminua. Ton étreinte je sentis se relâcher. Timidement, mes yeux je rouvrais. De mes iris, je suivis ta main qui s’étendait au loin. Qui se perdait dans le rêve d’une caresse avec cet être au vol incessant. Créature frivole qui ne saurait être capturée, je reconnaissais le charme enchanteur du battement de ses ailes éclatantes de couleurs. J’admirais ce spectacle que tu m’offrais. Papillon inoffensif comme tu le disais qui sur ton doigt se posait. Un fin rayon de lumière vous auréolait comme si cet instant n’appartenait pas vraiment au monde du réel. Sur mes rétines, je le gravais.

Puis, à tes mots, sans me décoller de toi, je me détachais de cette féerie pour relever les yeux vers ton visage. D’autant que mes oreilles se délectaient du son de ta voix, prenant soin d’enregistrer la moindre de tes paroles, mon regard lui te contemplait. Tes iris si beaux lorsqu’ils rayonnaient ainsi. Les traits de ton visage. Je t’admirais. Tu étais mon ancrage dans cet univers où j’avais été forcé d’entrer. Grâce à toi, pour toi, je n’y trainais plus des pieds. J’étais heureuse de t’avoir rencontré malgré toutes les peurs et les douleurs que j’avais eu à endurer. Du moment que j’étais à tes côtés, mon coeur pouvait être léger. Et tandis que je m’accrochais à tes lèvres, celles-ci cessèrent de se mouvoir. Fin de tes tirades, sur mon visage, à leur tour, tes yeux se baissèrent. Nos iris se rencontrèrent. De rose, mes joues se pâmèrent. Sentiment d’avoir été prise sur le fait, mais j’en rougissais, ma tête je ne détournerais. Au contraire, sur mes lèvres, un petit sourire se dessinait…

Sourire qui tel un bouton de rose, n’eut à peine le temps d’éclore que d’un baiser, tu le couvais. Doux, innocent et furtif, sous l’effet de la surprise, mes yeux demeurèrent grands ouverts. À l’instar des ailes de cette créature, d’infimes instants, mes paupières papillonnèrent. Et je rougissais de plus bel. Et passant le bout de mes langues sur mes lèvres qui gardaient le coup des tiennes après que tu les eus enlevées, timidement, mon regard se baissait. Dans ma poitrine, un tambour résonnait. Écho de mon coeur comblé de bonheur. Alors, de mes petits doigts, je relâchais ma prise pour mieux t’entourer de mes bras. Je t’enlaçais en réponse à ton aveu d’affection silencieux mais si précieux. Irrépressiblement, je souriais. Mon oreille, tout contre ton coeur, je collais. Au plus près de toi, je me blottissais.  « Tu as beaucoup lu, Hun… » Discret murmure admiratif de ton savoir, toi qui savais déjà prononcer de si jolis mots que tu l’avais fait, charmé par ce papillon. Nous nous ressemblions par notre érudition précoce, mais tu restais ce modèle qui me dominait. À toi seul, cette ascendance, je l’accordais. « Je crois que ce papillon t’aimait bien. »  Rares étaient les fois où ces êtres acceptaient de prendre un peu de répit sur un doigt qu’un homme lui tendait, n’était-ce pas ? Ne t’avais pas dit que ton essence était assurément celle d’un ange ? Même la nature le reconnaissait. Elle te témoignait de cette vérité dont tu doutais. « Et tu sembles les aimer. » Tes mots te trahissaient. Sinon, tu ne les aurais retenus. À moins que ce ne fut que la seule vue qui t’avais si poétiquement, sensiblement inspiré. Ton attrait ne serait alors que d’autant plus vrai. « Alors, moi aussi, à partir d’aujourd’hui, je les aimerais. » D’encore un tout petit peu, j’essayais de me rapprocher. Prononcer d’autant que possible ce moment de tendresse. Et je te le promettais. Sans que tu n’aies besoin de me le demander, désormais, je ne me laisserais plus effrayer par ces créatures dont tu m’avais révélé la beauté. Je n’en avais besoin, car je savais, que toujours, tu serais là pour me protéger. « Ils me rappelleront toujours comme je suis heureuse quand je suis près de toi ! » Crois-tu qu’il nous soit possible de figer cet instant pour que jamais cette étreinte n’ait de cesse ? Pour que je puisse rester éternellement blottie contre toi. Là où je me sentais en sécurité comme jamais…


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✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout.



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Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Dim 10 Déc - 10:27

Interwined Destiny

Le premier baiser d’un enfant c’est celui qui marque les esprits. Celui qui marque la chair. Mais avant tout, qui marque l’âme au fer rouge. C’est l’oubli du monde pour rêver vers les cieux. C’est un mystérieux touché qui nous paralyse et qui nous inonde. C’est un feu qui s’alimente, qui couvre les cœurs en braise incandescente. C’est un doux chant faisant trembler de bonheur. C’est deux cœurs parlants que deux lèvres unissent. C’est la promesse d’un aujourd’hui et d’un demain. C’est l’éternité dans un simple baiser. Désormais, il le sait, c’est auprès d’elle que son cœur est, prisonnier heureux de ses chaînes d’amour. Doucement ses bras viennent la recouvrir, d’une douce chaleur, désireux de rester ainsi encore un moment. Auprès d’elle. Sans personne d’autre. Dans leur monde. Rien qu’à eux. Il sourit quand elle lui dit qu’il a très certainement lu, ce qui n’est pas faux. Avide de connaissances il cherche à assouvir sa soif de curiosité, parcourant les moindres lieux pour trouver des trésors cachés, parcourant pendant des heures et des heures des pages abîmées, parfois même déchirées. « Je crois bien que oui. Il m’apprécie autant que je l’apprécie », ses yeux restent accrochés aux siens, sans jamais les quitter, ce sourire innocent et heureux se dessinant sur ses lèvres humidiées. Les doigts du jeune homme viennent se perdre quelques secondes dans la douceur de sa chevelure, replaçant quelques mèches rebelles derrière son oreille, caressant leurs contours du bout de ses doigts. « Si je t’ai permis de les aimer alors tant mieux. Là n’était pas le but, mais cela me comble de joie. Je suis désormais rassuré de savoir ta peur envolée. Tu sauras désormais la pureté d’un papillon et tu te souviendras, à chaque fois, de ce moment partagé. A deux. Rien que nous deux. C’est notre souvenir. Ne l’oublie jamais ». Il le dit avec une voix douce, avec une pointe de tristesse, craignant qu’un jour leur moment ne disparaisse et s’efface dans les méandres de leurs mémoires. Dans ce monde où tout est possible, Hun a peur qu’il leur arrive quelque chose. Qu’il lui arrive quelque chose. Un jour ils peuvent vivre et le lendemain disparaître, à jamais. Mais ça n’arrivera pas. Tant qu’il sera là, ça ne leur arrivera pas. Parce qu’il la protégera toujours. Même de lui. Il lui prend délicatement la main, nouant ses doigts aux siens, restant assis entourés de multiples plantes, attendant patiemment la fin de la journée, profitant encore de sa bien-aimée Raon. Ils restent ainsi plusieurs heures, jusqu’à la tombée de la nuit, assis l’un près de l’autre, observant ce monde qui défile à deux. Et ce, rien qu’à deux.

Les mains de Hun sont particulièrement moites, sa gorge étant totalement nouée, se sentant quelque peu nauséeux. Il ne sait pas vraiment à quoi s’attendre même s’il connait le processus, mais tout de même. Le fait qu’aujourd’hui soit son jour, son heure, le terrorise et ce pour plusieurs raisons. Ce n’est pas réellement dû à la cérémonie mais ce qu’elle représente. Hun n’en a que faire d’être exposé aux yeux de tous, d’entendre des applaudissements, de sentir la douleur au niveau de son dos, mais il craint de tout ce que cette marque va représenter. Parce qu’il ne la veut pas. Il ne veut pas appartenir, à jamais, à ce clan qu’il n’apprécie pas et qui n’est pas de son monde. Ce sont les représentations liées à cette marque au fer rouge qui le terrorise. Et il aimerait fuir Hun. Courir le plus loin possible de cette place. Mais il ne peut pas. Il est prisonnier. Encerclé. Ses dents se crispent, son corps aussi. Il regarde la scène qui se déroule sous ses yeux, des enfants passant avant lui, heureux de se faire marquer, arborant ce sourire niais, se soumettant à l’autorité du clan. Il en a des nausées. Ses yeux s’embrument parce qu’il sait tout ce que cela veut dire. Et il a le sentiment qu’on lui prive de sa liberté. Qu’on lui prive de tout. Il a peur que cette marque change radicalement sa vie. Il a peur de devenir un autre. Il sait que ce n’est qu’une marque, rien de bien important, et pourtant . . . Ce n’est pas aussi simple. Ce n’est pas aussi facile. Hun perd peu à peu son énergie, les yeux rivés sur ses chaussures, se mordant jusqu’au sang sa lèvre inférieure. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Il regarde autour de lui, cherchant un moyen, peut-être, de s’enfuir. Une issue de secours. Et alors qu’il cherche, en vain, son regard croise  . . . le sien. Celui de Raon et immédiatement ses envies de fuite s’envolent, ses lèvres s’étirant. Il peut le faire. Il doit le faire. Ce n’est rien. C’est juste une marque. Une stupide marque. C’est ce qu’il doit se dire. C’est ce qu’il se dit. « Hun » l’appelle t-on, le faisant sursauter. Inspirant profondément, il finit par avancer, prêt à subir le châtiment.


† “I’ve learned that secrets make you sick. I’m learning how to be a voice and not a victim. I’ve learned that sex is natural. I’ve learned that love is necessary, heartbreak is unavoidable, and loneliness is brutal. I’ve learned the key to being happy is to tell your truth, and be okay without all the answers
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Intelligence (7) ~ Agilité (8) ~ Chance (2)

"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



Explorateur Unité C • leurre
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Jeu 14 Déc - 14:55


Jamais, je n’oublierais. Plus qu’un premier baiser sur mes lèvres, ce jour-là, ce fut un papillon que tu posas sur mon coeur. Créature éphémère devenue si rare en autre monde, il en était un, fait de matériaux précieux d’antan que j’admirais chaque nuit. De mon touché, du bout de mon doigt, je gravais ses contours sur mes rétines avant que d’un rideau, mes paupières ne se ferment. Que la lumière s’éteigne. Du battement de ses ailes, il me guidait à travers le pays des songes. Il veillait sur mes rêves et mon soleil, repoussant au gré du vent qu’il créait les monstres et les cauchemars. Les souvenirs froids et sanglants. Les souvenirs bordés de larmes de cet homme remettant ce petit objet entre mes doigts à son trépas : mon papa.

La nuit dernière n’avait fait exception, tant j’avais longuement regardé, sous toutes les coutures. Ton coeur battait-il aussi fort ? Aussi douloureusement que le mien ? À moins, que la question n’aurait dû être inverse. Demain, tu serais celui qui subirait ce rituel cruel. Celui dont la chair serait mordu par le fer ardent. Dormais-tu, dans cette cellule hébergeant dans ta famille ? Ou toi aussi, tu ne trouvais le sommeil, trop anxieux dans l’attente que le soleil se lève ? Jamais autant auparavant, je n’eus appréhendé l’aurore. Incapable de me reposer, ma position allongée sur mon lit je quittais et m’asseyais au bord. Papillon d’or et d’ivoire, aux ailes nacrés serti de fragment de diamants bleutés, je connaissais ton secret. Bijou bi-centenaire, héritage de ma famille, de génération en génération, il m’avait été transmis. Ainsi que les secrets et la légende qu’il renfermait. Mon père me les avait contés, bien avant que sa dernière heure ne soit arrivée, de nombreuses fois. Une histoire parmi les autres à mon chevet avant que je ne m’endorme. Il paraissait que jamais depuis qu’il avait été réuni, les deux fragments qui le composaient n’avaient séparé. Ce bijou unique aurait permis à deux de mes ancêtres de se retrouver, uni par l’amour et fondateur de notre lignée. Il semblerait que du temps d’avant, notre sang se distinguait par son prestige. Aujourd’hui, telle conception n’aurait probablement plus de sens. Du temps de mon père déjà, telle mentalité s’effritait de ce que je semblais comprendre. Du peu que je savais de ce monde désormais éteint. De mon lit, je finis par le lever. De quelques pas, je traversais l’obscurité et vins demander à la lune de bien vouloir m’éclairer. De la lumière de ses rayons, elle me permit de diviser l’objet sans le casser. D’un seul papillon en renaissait à présent deux dont la seule destinée constituerait à toujours se chercher. À attendre et persévérer pour à nouveau être réunis. Deux être qui ne sont la moitié de l’autre…

Le jour avait fini par se lever. Ce que certains appelaient le grand jour était arrivé. Aujourd’hui, à l’instar d’autres garçons de ton âge, pour célébrer ta douzième année au fer rouge sur le dos de ta main tu serais marqué. Un membre officiel, inaltérable, de la Main Rouge, tu deviendrais. Malgré toutes mes tentatives, depuis l’aube il ne m’avait été permis de t’approcher. Me frayant un chemin dans cette foule, du regard je te cherchais. Lorsqu’enfin mes yeux se posèrent sur ta silhouette, je me figeais. Étais-je la seule à entrevoir ton effroi ? Ô combien tu ne voulais pas ? Mais tu ne pouvais y échapper… Mon regard s’apprêtait à s’abaisser lorsque le tien se tourna. Lorsqu’à nouveau, on se rencontra. Les battements de mon coeur s’interrompirent, pour repartir de plus bel. Je ne voulais pas. Je voulais empêcher cela. Tu n’avais pas à l’endurer. Ou alors, je voulais le faire avec toi ! Mais on me l’avait déjà dit ô combien il me serait inutile d’insister. Mon tour viendrait, mais seulement quand le moment serait venu. Quand j’aurais douze ans. Nulle exception à la règle. Nulle exception au sein de la Main Rouge. Alors devrais-je rester là ? Silencieuse, immobile et passive à te regarder souffrir ? Pourtant, il me le fut impossible lorsque j’entendis ton nom être appelé. Ton tour allait arrivé. Tu t’apprêtais à marcher, résigné, quand ma voix retentit en écho : « Hun ! » Et je fendis la foule. Dotée de ce talent habile pour me faufiler. Jusqu’à toi, je parvenais. Devant toi, je me dressais. Le souffle court, les yeux grands ouverts, la bouche béate. Réaction sous l’impulsion, qu’allais-je faire à présent ? Qu’allais-je te dire ? J’entendis les voix des ainés pester, te presser, me sommer de dégager. Vivement, je me retournais, le menton par-dessus mon épaule : « Minute ! » Désobéissante et insolente, j’en paierais les conséquences. Qu’importait. Aux yeux de tes parents, je ne serais que d’autant plus une princesse impertinente que tu n’aurais dû approcher. Vers toi, à nouveau je me tournais. Ta main, j’attrapais de mes doigts, en ouvrit les tiens et déposais quelque chose aux creux de ta paume avant de les refermer. « Prends ceci ! Il te donnera le courage de supporter la douleur ! » t’intimais-je d’une voix douce mais assurée. Mes yeux concentrés sur mes gestes, je les relevais jusqu’aux tiens. Tendrement, je te souris. Je t’apportais les rayons manquant du soleil masqué par les nuages. « Prends le comme une part de moi qui sera toujours avec toi, même quand je peux pas être là pour tenir ta main. » À cet instant, je la tenais encore. À cet instant, je m’approchais. Sur la pointe de mes petits pieds, je me dressais. De mes lèvres, sur ta bouche, un furtif baiser je déposais. « Sois fort, je t’attendrais de l’autre côté ! » Ultime encouragement avant que tu ne montes à ce que j’appellerais l’échafaud. Je tiendrais ma promesse. La première que tu retrouveras après cette épreuve ce sera moi. Quelque soit le chemin que tu prennes, je serais toujours celle qui t’y attendra. Que tu y retrouveras…


When I look at you, tears keep falling I don’t know why Did you go round and round to come to me ? I can’t avoid this love Did you recognize me right away ? I will find you Let’s never be apart now From my side Don’t leave me
   
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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.


✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout.



A world without weaponry and war, where no one gets hurt, is but a pipe dream





Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






Whether you see it from the palace or from Banchon, the moon is still the same right? Even if I am Crown Prince, and you are who you are, we will be allright wherever we are as long as our hearts feel the same. Just like that moon





You must be careful with kindness. It’s usually mistaken for weakness by stupid people.

La Main Rouge • stratège
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Dim 17 Déc - 15:15

Interwined Destiny

Et alors qu’il avance, doucement, le cœur battant contre sa poitrine, le visage fermé, essayant de cacher sa profonde angoisse, il entend sa voix, qui s’élève parmi la foule, se tournant alors vers celle qui se fraye déjà un chemin jusqu’à lui, ne prêtant aucune attention aux autres membres qui s’insurgent de ses comportements de petite fille rebelle. Il regarde rapidement ses parents qui lui lancent un regard réprobateur, lui transmettant de nombreuses pensées par simple regard, lui reprochant encore de s’approcher de cette étrangère si indisciplinée. Mais il ne peut rien lui dire, ni même l’empêcher de s’approcher davantage pour ne pas avoir de représailles par la suite car elle est déjà à ses côtés, éblouissant quelques secondes sa vue. « Ra-On ! Tu n’es pas censée être là » lui dit-il tout de même, regardant rapidement les aînés qui froncent déjà les sourcils, l’air menaçant. Il pousse un long soupir se disant alors qu’il la met, inconsciemment, toujours dans des circonstances catastrophiques et dangereuses pour elle et pour son bien-être. Il racle sa gorge, mais ne s’excuse pas pour autant du comportement de la jeune fille, ni du sien, puisque malgré tout il ne la repousse pas et ne continue pas son chemin, niant son existence. Elle est, de toute manière, bien plus importante à ses yeux que cette stupide cérémonie et que tous ces individus présents. Elle lui offre alors, à sa grande surprise, un présent, qu’il regarde furtivement entre ses doigts, son visage dessinant alors un sourire, oubliant tous ses maux et surtout ses inquiétudes vis-à-vis du contexte actuel. Il est touché par les mots de la jeune femme, son regard plongeant dans le sien, lui exprimant toute sa gratitude et tout l’amour qu’il lui porte. Sans elle il n’aurait sûrement pas eu le courage de surmonter tout ça, ni même d’y faire face. Elle est sa force, son énergie, son monde. Un tout. Il sait que sans elle il n’est pas capable de se réveiller chaque matin avec cette énergie qui le pousse à supporter cette vie au sein de ce groupe dont il n’adhère pas. Pas encore du moins. « Merci Ra-on. Je conserverai cet objet jusqu’au bout, puisque c’est une part de toi, toujours présente avec moi », il le dit doucement pour que seuls eux aient la capacité d’entendre ses paroles. Il serre doucement entre ses doigts l’objet qu’elle vient de lui remettre, hochant doucement de la tête, gardant ce sourire de garçon heureux. Elle vient alors poser ses lèvres contre les siennes, rapidement mais doucement, son cœur s’emballant, ses yeux pétillants d’une douce chaleur, se sentant dans une bulle, loin des yeux indiscrets, avec en sa seule présence la jeune fille. Ses joues s’empourprent quand il réalise où ils sont, gêné de cet échange public mais heureux de concrétiser ce que tout le monde savait déjà. « Attends-moi, toujours et n’importe où ». Il finit par la lâcher, plaçant l’objet dans sa poche, avançant réellement jusqu’au centre, pour y avoir sa marque. Il inspire profondément, serrant entre ses doigts l’objet qu’elle lui a donné, fermant quelques secondes les yeux pour recevoir sa marque. Il grimace de douleur, mais n’émet aucun bruit, se contentant de subir. Il salue ensuite les personnes présentes, passant ses doigts contre la plaie, s’en allant rapidement rejoindre sa bien-aimée Ra-On. « Merci » il la prend dans ses bras, embrassant quelques secondes le haut de son crâne. « Merci de toujours être à mes côtés Ra-On et de me donner la force de surmonter toutes ces épreuves ». Il s’écarte et pose son front contre le sien. « Je serai toujours présent pour toi, sache-le. Où que tu sois, je serai là, comme toi tu seras toujours avec moi ». Il sourit et embrasse délicatement son front, « merci encore pour ce présent. Jamais je ne le perdrai de vue. Jamais . . . ». Il ressort alors le bijou de sa poche, le regardant de plus près, n’ayant pas eu l’occasion de l’inspecter minutieusement, « mais . . . ne manque-t-il pas un morceau à ce bijou ? Où est-ce toi qui as conservé l’autre partie ? », il réalise alors le sens, probable, de ce bijou, son cœur se mettant à battre de nouveau de manière accélérée. Alors elle aurait une part de lui et lui une part d’elle, pour qu’ils puissent toujours se raccrocher l’un à l’autre, et toujours penser à l’un et à l’autre, où qu’ils soient et quoiqu’il advienne . .


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"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





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I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Mar 19 Déc - 23:07


Je t’attendrais. Éternellement s’il le fallait, je t’attendrais. Ces mots, tu n’aurais eu besoin de les formuler pour que d’un regard, je te le promette. Tu saurais lire les notes de ma mélodie à travers mes silences. Je ne m’en inquiétais. Bien que silencieuse, ma promesse tu l’entendrais. Quel soit le temps et l’espace, je t’attendrais. Ou plutôt, s’il le fallait, je m’en irais te retrouver. À l’instar du moment présent où il nous fallut nous séparer. Où tandis que tu t’avançais vers ton bourreau, le vide laissé par la foule, je contournais. De l’autre côté, je me plaçais. Pour toi, je serrais les poings. Si fort que le contact de la moitié de cet ornement dont je t’avais présent, s’enfonçait dans ma paume douloureusement. Pour la première fois depuis longtemps, je les détestais sincèrement. Eux tous, les membres de la Main Rouge, ceux qui t’imposaient cette atrocité, ceux qui regardaient, ceux qui cautionnaient… Mais si je me demeurais ainsi immobile, ne vaudrais-je pas mieux qu’eux ? Élan de mon coeur, je m’apprêtais à suivre cette lancée pour m’interposer quand sur mon épaule, une main ferme vint se poser. L’un des ainés ayant certainement pressenti mon intention avait jugé bon de m’en empêcher. Je bataillais pour me libérer, en vain. Et mon regard dans ta direction, je ne retournais que pour te voir serrer les dents. Ton si beau visage déformé par l’intensité de cette brûlure tandis que tu retenais tout hurlement. Au coin de mes yeux, tes larmes pour toi je versais. Lentement, silencieusement. Dès que ton calvaire eut pris fin, à mon entrave je me dérobais et jusqu’à toi j’accourais. Je prenais de vitesse toute personne qui pourrait vouloir t’approcher pour entourer ta taille de mes bras. Tu étais à moi. D’entre tous, tu représentais ma seule véritable famille. Celle de laquelle jamais je ne me séparerais. En retour de tes bras, tu m’entourais également, me permettant ainsi de me blottir un peu plus fort avant qu’un léger recul ne s’impose pour que sur mon front, un baiser tu déposes.

Tu me remerciais pour cet objet dont tu ignorais pourtant encore les secrets. À ton oeil attentif, aucun détail ne semblait pouvoir échapper à en juger comme tu avais rapidement remarqué qu’il se révélait incomplet. Par la main, celle indemne, je te prenais et t’emmenais, t’entrainais à ma suite, loin des regards, loin des autres. Sur les monticules de ruines, nous grimpions pour nous isoler dans ce monde qui n’appartenait qu’à nous. À nous deux. Je t’incitais à t’asseoir, sur les gravas tandis que je dressais face à toi. Sourire tendre de ma voix douce, je te répondais enfin : « La voici, sa moitié… » Du creux de ma paume que j’ouvrais, à tes yeux je dévoilais ce fragment papillon qui ne s’envolerait. Bien que si tu regardais attentivement, l’objet avait tout l’air d’un papillon. Nombre ne saurait remarqué qu’il n’est que la moitié de son tout. Comme chaque individu. Comme nous deux. Nous ne pouvions être entier qu’une fois réunie. J’aimais croire que tout ce qui m’était arrivé par le passé avant pour seule finalité de nous permettre de nous rencontrer. « C’est l’unique et dernier objet que je tiens de ma famille. » Ma seule et unique possession en ce monde. La seule à avoir accompagné quand les Main Rouge m’avaient emporté, à l’exception des quelques livres dont Dongho se serait emparé. « La légende raconte que ce papillon unit par le destin les amoureux qui possèdent chacun une moitié. Que toujours, ils seront amenés à se retrouver afin de pouvoir le compléter à nouveau. » Une belle histoire qui nous était compté et en laquelle, je croyais, fermement. En ferais-tu autant ? Mes yeux effleurant l’objet jusqu’à présent, vers toi se redressaient. Un sourire radieux, je t’offrais : « Ne le perds surtout pas ! » t’ordonnais-je dans une liesse autant toute crédibilité à ma fermeté. Néanmoins, je le pensais. Tout comme je me doutais que jamais tu ne l’égarerais. Durant quelques instants, ton visage, je fixais. Dans ma tête, tes mots précédents je me répétais. Ceux m’assurant que toujours tu te tiendrais à mes côtés. Doucement, les mots suffisants, je prononçais : « Je le sais, Hun. » Tu n’avais besoin de me le dire pour que je le sache. Pour que j’ai foi à en toi. Ton fragment d’ornement, brièvement je reprenais tandis que d’une poche, je sortais de fins morceaux de cuir. « Même quand tu n’es pas là, que je ne te vois pas, tu es toujours près de moi, parce que je pense à toi. » À la peau travaillée, je fixais le papillon et finissais de tresser ce cordon. « Loin des yeux, au plus près du coeur… » Autour de ton cou, je passais la fine lanière de cuir te permettant désormais de porter ce pendentif en collier si tu le souhaitais. Ou bien, tu pourrais de plusieurs tour le nouer autour de ton poignet. Du moment que tu le conservais constamment au plus près de toi. Avec toi, afin que quoi qu’il advienne, qu’une séparation survienne, qu’importait puisqu’inévitablement, nous nous retrouverons.

Depuis ton cou, mes doigts glissèrent lentement le long de tes vêtements. Ils s’en allèrent recueillir ta main à la chair rongée par le métal rougi. Délicatement, je la pris. Soigneusement, je la montais entre nous deux. M’autoriserais-tu à pleurer pour toi ? Pour cette marque qui un jour souillerait aussi le dos de ma main…


*****



Main meurtrie sur laquelle des gouttes d’eaux en cascades tombaient ? Est-ce qu’il pleuvait ? Est-ce que je pleurais ? Ce jour-là, les larmes du ciel s’abattaient tout autant que celles de mes yeux. Deux années avaient passés, mon tour était arrivé. Quelques minutes auparavant, ma chair avait été brulée. La veille, je m’étais cachée. Pour une raison que je ne m’expliquais, que je justifiais sous prétexte de ma beauté qui en serait altérée, je ne voulais subir ce rituel. Avais-je peur de douleur ? Peut-être, et alors ? Ne voulais-je pas véritablement être reconnue comme une membre de la Main Rouge ? Je ne savais. J’avais douté, douté encore, et puis l’heure était arrivée. Je n’avais pu y échapper. La pluie qui tombait, ruisselait sur ma peau se mêlait aux larmes que je ne pouvais contenir sous cette douleur infernale. Puis, je m’étais enfuie. Toi aussi, au lieu de m’en retourner à tes côtés, je t’avais évité. À toutes jambes, je m’étais défilée de la curiosité. Tous ses yeux auxquels je ne voulais dévoiler ô combien j’avais envie de pleurer. Le ciel partageant mon chagrin, je le prenais pour seul témoin de toutes larmes que je ne me retenais plus de déverser. Cependant, si je prétendais vouloir ne voir personne, si sur notre perchoir où je t’avais emmené ce jour-là, j’étais retournée m’isoler, ce fut bien dans l’espoir plus ou conscient que tu viennes m’y retrouver, Hun.


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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.


✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout.



A world without weaponry and war, where no one gets hurt, is but a pipe dream





Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






Whether you see it from the palace or from Banchon, the moon is still the same right? Even if I am Crown Prince, and you are who you are, we will be allright wherever we are as long as our hearts feel the same. Just like that moon





You must be careful with kindness. It’s usually mistaken for weakness by stupid people.

La Main Rouge • stratège
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Ven 22 Déc - 23:56

Interwined Destiny

Il la suit, en toute hâte, pressé d’en savoir davantage sur ce pendentif tout juste offert. Venant de la jeune femme il ne doute pas qu’il doit contenir toute une histoire, sentimentale ou non. Il se pose alors à ses côtés, écoutant d’une oreille attentive ce qu’elle a à lui narrer. Il ne peut s’empêcher de sourire lorsque devant lui apparaît un autre bout du pendentif, formant alors un magnifique papillon représentant ce qu’ils sont et ce qu’ils ont été. Ce papillon qui les suit où qu’il aille, qu’importe le temps et l’espace. Il se penche légèrement en avant pour mieux observer la beauté de celui-ci, inspirant profondément, se sentant comme hypnotisé par l’objet. Il a l’impression que toute son âme y est et qu’en lui se ravivent des souvenirs oubliés. Il se redresse, touchant du bout de ses doigts les deux objets, son cœur se serrant d’une douleur inconnue mais d’une joie intense, aussi. « Ce n’est pas une légende Ra-on », ses yeux transpercent ceux de la jeune femme, ses doigts se refermant doucement sur ceux de la jeune fille. « Désormais qu’ils nous appartiennent je suis certain que nous nous retrouverons quoiqu’il advienne, où que tu sois. Parce que c’est toi, et parce que c’est moi. Parce que j’ai besoin de toi et que tu as besoin de moi », du moins il l’espère, mais il n’en doute pas. Ils sont faits pour se compléter, pour s’allier, à jamais. Il est elle et elle est lui. Rien de plus, rien de moins. « Jamais, ô grand jamais je ne le perdrai. Il m’est plus précieux que ma propre vie et s’il en vient à disparaître alors moi aussi », parce que pour lui cela signifierait la fin. Et la fin jamais ne viendra, il en est certain. Il est touché par les mots de la jeune fille qu’il connait pourtant déjà par cœur mais il a quand même besoin de les entendre, de se sentir rassurer. Parce qu’il veut être certain de se tenir toujours là, au creux de son âme, dans son cœur. « Ne pense qu’à moi Ra-on, promets-le-moi » dit-il soudainement, fronçant des sourcils. Cela peut paraître égoïste et il le sait. Il ne devrait pas lui faire promettre une chose si futile, si enfantine, mais il n’est qu’un jeune enfant, grandissant vers l’adolescence, parfois égoïste, craignant de perdre son monde, craignant de la perdre elle, et ne pouvant l’accepter, même pas en pensée. « Toujours Ra-On, toujours et n’importe où », il penche légèrement sa tête pour qu’elle puisse y déposer sa marque, ce collier conservant toutes les promesses de leur enfance. Désormais il n’y a qu’elle et il ne peut y avoir qu’elle. Il oublie alors sa marque. Il oublie sa journée. Pour ne penser qu’à ce moment. Pour ne penser qu’à eux.



« Ra-On ? Ra-On ? », il la perd du regard, disparaissant sous le torrent de pluie, tombant malencontreusement dans la boue en essayant, en vain, de la rattraper. Ses poings se ferment, il s’insurge, insulte, jure et se relève, au bord du catastrophisme. Il s’en veut. S’en veut de ne pas avoir su la protéger de ce terrible moment. S’en veut de devoir lui faire subir toute cette stupide cérémonie et cette intense douleur. S’en veut de tout. Il a le cœur lourd et ne parvient pas à courir aussi vite qu’il le désire. Il veut vite la retrouver. Mais où ? Quand ? Comment ? Elle est juste partie. Elle a fui et il ne sait comment la retrouver. Il a peur. Peur de la perdre. Il sait qu’elle reviendra. Elle doit revenir. Mais il est quand même terrifié. Il regarde aux alentours, perdu. Totalement perdu, la panique lui coupant le souffle. Et il pleut, davantage, toujours plus, effaçant les traces de la jeune fille, le noyant dans une profonde solitude, devant faire face à son impuissance. Alors il crie. Il crie à en perdre la voix. Mais aucune réponse. Juste le bruit de la pluie. Il sert alors entre ses doigts le petit pendentif qu’elle lui a offert quelques années avant, espérant que celui-ci le guide sur la bonne route. Et alors, poussé par une soudaine énergie, il se relève et continue sa course poursuite, pour pouvoir la retrouver ; car il la retrouvera toujours. Il aperçoit alors au loin, sa silhouette si fragile, se mettant à courir dans sa direction, l’attrapant brusquement, et la blottissant contre lui. « Je t’ai retrouvé . . . je t’ai retrouvé », il calme l’ardeur de sa poitrine, respirant profondément. Il la presse contre lui, caressant ses cheveux avec une douceur extrême, oubliant la pluie torrentielle qui s’abat sur eux. Réalisant alors le danger potentiel en restant ainsi, il la prend par le bras, la tirant alors vers un endroit sec, une grotte, ou quelque chose dans le genre. Et quand enfin ils sont loin de la pluie, leurs corps trempés jusqu’aux os, il se tourne vers elle, lui lançant un regard mauvais, exprimant tout son mécontentement. « NE ME REFAIS PLUS JAMAIS CA RA-ON ! PLUS JAMAIS », il en tremble encore, la peur ayant laissé quelques résidus. « Ne me laisse pas Ra-On et ne fuis plus. Plus jamais. Je suis là et je serai là. Ne me fais pas sentir si impuissant, incapable de te réconforter. Ne me donne pas cette impression que je ne suis qu’un idiot incapable d’être présent pour sa bien-aimée. Ne me fais plus ressentir ça . . . plus jamais ». Il ne veut pas. Il ne veut plus. Parce que c’est angoissant. Bien trop pour lui. « J’ai cru . .  . j’ai cru que jamais je n’allais pouvoir te rattraper », il se tait, et la fixe intensément, perdant ses mots, « pourquoi tu te caches Ra-On ? Pourquoi de moi ? Je veux être présent pour toi, comme tu l’as été pour moi. Alors cesse donc de . . . me fuir, surtout quand tu as autant mal », il passe sa main sur sa joue, ne sachant pas s’il s’agit d’une larme ou d’une goutte, mais qu’importe. Il lui embrasse ensuite le front, et la serre dans ses bras, « ne me fuis plus. Et dis moi tous tes maux, s’il te plaît. Je t’en supplie Ra-On ».



† “I’ve learned that secrets make you sick. I’m learning how to be a voice and not a victim. I’ve learned that sex is natural. I’ve learned that love is necessary, heartbreak is unavoidable, and loneliness is brutal. I’ve learned the key to being happy is to tell your truth, and be okay without all the answers
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Force (1) ~ Perception (4) ~ Endurance (4) ~ Charisme (5)
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"Je continuais à te sourire. Malgré une douleur au fond de mon coeur, ce fragment de soleil sur mon visage s’avérait sincère. Et si tu entrevoyais au coin de mes yeux, la pluie perler, rappelle-toi que c’est ainsi que naissent les arc-en-ciel." #YeonKi


Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



Explorateur Unité C • leurre
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Mar 26 Déc - 17:17


À toi, que je ne quitterais jamais. À toi à qui j’avais acquiescé de hochements de tête pour l’usage des mots pour appuyer la valeur de notre promesse. À toi à qui j’ai promis, sans hésiter, que tu serais seul dans mes pensées. À toi à qui je me suis tant à accroché… Moi qui n’avait rien, rien d’autre qu’une famille réinventée à travers des visages qui tantôt me souriaient, tantôt juraient. Pièce rapportée que j’incarnais en vérité, il t’était aisé de représenter le centre de mon univers. À toi qu’aujourd’hui, sous la pluie, j’ai fui. Il semblerait que ce jour, je t’ai menti. Il m’arrivait parfois de penser à autre que toi. De vouloir me remémorer des visages estompés, voire totalement effacés.



Ma chair dévorée par l’agressivité du fer chauffé, si tout à l’heure, je m’étais enfuie, tu ne devais nullement l’interpréter comme la conséquence d’un tort que tu aurais commis. Je ne t’en voulais. Jamais, je ne le pourrais. Au contraire, je m’esquivais pour t’épargner la vue de mes larmes qui aurait avivé en toi un sentiment de culpabilité. Le coeur par le vent emporté, je voulais m’isoler. Je souhaitais me retrouver. Enfant égarée qui de chemin se serait trompé. Yeux aveuglés, les pieds en enfer posés, de la marque du diable j’étais désormais porteuse. Voeu d’un homme agonisant, dernière volonté d’un père aimant qu’aujourd’hui, j’avais irrémédiablement trahie…

Alors, de torrents en cascades, les larmes roulaient sur les joues, ruisselant avec le flot des pleurs du ciel. Lui aussi, il souffrait. Il pleure cette terre dévastée qu’il avait vu s’épanouir pendant des milliers d’années jusqu’à être consumée par la bêtise des hommes. Et tous les défunts en son sein qui regrettent, qui éprouvent du chagrin… Et eux aussi… Hurlements de détresse étouffé par l’écho des vigoureuses gouttes s’abattant sur le sol ou sur les vestiges de murs de bétons qui m’entouraient, je hoquetais. Le souffle manquant, les traits déformés, les yeux montés jusqu’à cieux, je tentais en vain de parler. De m’exprimer. Jusqu’à ton arrivée. Toi que je n’avais entendu non plus à ton approche. Toi qui me surpris. Toi qui représentait tout ce que j’avais, je ne te rejetais. Poupée de chiffon, dans tes bras, je le laissais blottir. Larmes incessantes, une certitude dans mon coeur éclôt. Celle de t’appartenir. Marque ou non, tu incarnais mon seul véritable point d’ancrage. Derrière ma joie de vivre et mes sourires, tu étais la seule raison pour moi de vivre. Je te suivrais partout où tu m’en emmènerais.

Alors, sans résister, je te laissais m’entrainer. Courir sous les ardentes gouttes de pluie jusqu’à nous trouver refuge. Un renfoncement de bâtiment éventré en guise d’abri, du moment que tu étais avec moi, le moindre trou pouvait se faire alcôve. Mais lorsque tu te mis à crier, mes yeux, je ne pus qu’écarquiller. Stupéfaite, t’avais-je déjà entendu une seule fois hausser la voix sur moi ? Soudain, la froideur de l’eau du ciel recouvrant ma peau, imbibant mes vêtements, sembla s’abattre sur moi. J’en tremblais, de froid ou d’effroi tant t’entendre t’énerver si énergiquement après me bouleversa. Être durement sermonnée, sereinement, violemment réprimandée, je m’y étais accoutumée mais que toi, tu sois si fâché contre moi. Derechef, ma vue s’embrouilla. La tête, je baissais, me reconnaissant coupable. Coupable de t’avoir blessé à un point que je n’aurais pas soupçonné. Au contraire, je voulais surtout d’éviter de me voir pleurer. C’était raté. Je t’avais fait peur. Je le comprenais. De mes petits doigts, le tissu trempé de ton vêtement j’agrippais. Je m’y raccrochais. Incapable de redresser mon regard sur toi, je murmurais : « Je suis désolée, Hun… » Ne savais-tu pas que je n’irais jamais bien loin sans toi ? Qu’au fond de moi, j’aspirais à ce que tu viennes me retrouver. Peut-être que tu me prouves que toujours, tu viendrais me chercher. Je ne voudrais pourtant que tu te mettes en danger, mais toi, tu ne m’abandonnerais pas, n’est-ce pas ? Pas comme les autres… Maladroitement, à tes questions, j’essayais de répondre. « Je… Je voulais demander pardon… » De ma main libre, je vins serrer mon vêtement à hauteur de ma poitrine. De mon coeur qui me faisait si mal. Terriblement plus encore que la douleur infligée lors du marquage. Timidement, hésitante, je redressais les yeux, les remontant jusqu’aux tiens, incertains. « Je ne voulais pas te faire peur…Que tu t’inquiètes, toi aussi… » Je déglutis. Chaque mot me paraissait si difficile à prononcer. Mon regard glissait alors sur le côté, en direction de l’extérieur, du lointain. D’une profonde inspiration, je gonflais ma poitrine et te relâchais. À nouveau, je te quittais, mais de quelques pas seulement, lentement. Dehors, sous la pluie diluvienne, je m’en retournais. Là, mon regard je montais jusqu’au ciel, mes poumons d’air j’emplissais et sur ma voix, je poussais, de toutes mes forces. « PAPA ! TU M’ENTENDS ? » J’avais l’impression de donner tout ce que j’avais. De puiser dans une force cachée, conservée pour en user dans la détresse. Pour la toute première fois, à haute voix, je m’adressais à mon père en présence de quelqu’un. « PAPA ! Tu es fâché, Papa  ? » Ma gorge se noua, mon timbre vacilla. Pensait-il que je l’avais oublié pour ne plus lui avoir parlé depuis longtemps ? L’avais-je froissé en te tournant le dos ? Avait-il compris la honte qui pesait sur les épaules de sa petite fille pour avoir choisi de rester ici ? « Est-ce que tu m’en veux ? » Dernières larmes agonisantes qui lentement s’échappaient de la barrière de mes cils. Vers le ciel, vers mon seuil lui de recueil pour renouer avec mon défunt père, ma main je tendais. Cette main gage de mon ignominie. De mon adhésion totale et finale à ce clan dont il avait semblé vouloir me préserver. « Est-ce que je t’ai déçu ? Parce que… je suis devenue une Main Rouge ? » Aujourd’hui, je l’avais définitivement trahi. Si j’en croyais les dires qui m’avaient été contés, l’histoire de son agonie, de la division entre deux anciens bons amis, de la vengeance de Dongho qui m’avait valu d’atterrir ici, sa dernière volonté, en ce jour, j’avais bafoué d’un sceau scellé à même ma chair. « Pardonne-moi, Papa ! » Je le suppliais de bien vouloir me pardonner. De n’avoir été Veilleuse. D’accepter mon choix, car mon choix, c’était toi : « Mais, je veux rester avec lui ! » Dans ta direction, je me retournais alors, te tendant la main pour que tu la saisisses. Pour que tu me rejoignes, sous la pluie qui semblait se ralentir peu à peu. « Je veux rester avec Hun ! Il veillera sur moi, Papa ! » Je me plaçais devant toi. Dos à toi pour que tes bras guidés par mes mains, tu entoures ma taille. « Je serais heureuse, je te le promets ! » Continuant à m’adresser aux cieux, sur le dos de ta main droite marquée, je superposais la mienne. De mes petits doigts, je l’entourais puis l’incitais à monter. À venir se déposer sur ma poitrine. Sur mon sein gauche afin que tu puisses sentir les battements de mon coeur apaiser. « Alors, dis à Maman de sécher ses larmes, s’il te plait ! » À mon regard d’enfant, d’orpheline, en ce jour, les larmes du ciel témoignaient des pleurs de cette mère que je n’avais que trop peu connu. Entité sans visage que nul ne pourrait jamais remplacer. « Qu’elle ne pleure plus, je n’ai pas disparu ! Promis, je ne pleurerais plus non plus ! Regardez, je suis là ! » Ma voix j’imprégnais à nouveau de toute ma vigueur. Elle se faisait plus claire, dotée de notes mélodieuses plus joyeuses. Malgré mes yeux rougis, sur la commissure de mes lèvres, je poussais afin que sur mes traits se dessine à nouveau ce sentiment dont vous m’aviez prénommé : la joie. « Vous voyez comme je souris ? » Plus encore qu’avoir choisi le mauvais camp, la pire erreur que j’eus commis aujourd’hui fut celle d’oublier ma promesse. D’oublier de sourire. À mon père, j’avais promis de toujours irradier de bonheur afin que du haut du ciel, de jour comme de nuit, mes parents puissent me voir. Qu’ils puissent savoir où je suis. Que je vais bien. Ce fut sincèrement que je pus ainsi leur sourire.

Quelques instants figées, sur mes talons je finis par tourner. Pour te faire face, toi à qui je devais de pouvoir continuer à toujours être heureuse, malgré toi. « C’est grâce lui… » Mes iris se plantèrent dans les tiennes. Je m’y noyais, sans restriction. Je ne pouvais pas plus que je ne voulais m’en détacher. J’étais à la fois heureuse et sérieuse. À travers cet aveu, je te remerciais du plus profond de mon coeur d’exister. D’être entré dans ma vie et de vouloir rester à mes côtés. Lentement, sur les lèvres, une esquisse de sourire mutin prit forme. Mon regard je te dérobais brièvement pour le relever au ciel et ajouter avec une pointe de malice : « Maintenant, fermez les yeux, s’il vous plait ! » Mon attention te revenait aussitôt. Mes doigts agrippés à tes bras, sur la pointe des pieds, je me hissais. Un tendre baiser sur tes lèvres au goût de miel, je déposais. Puis, sans trop me reculer, juste assez pour que nos regards puissent se rencontrer, je te confessais : « Park Hun… je t’aime ! » Tu le savais déjà, je n’en doutais pas, mais c’était la première fois que je te le disais, explicitement. Que ces mots qui t’appartenaient, je formulais. Et mes lèvres assoiffées des tiennes se rapprochèrent pour s’enivrer une seconde fois. Désir à consumer comme en témoigna ma langue s’immisçant en quête de la tienne, curieuse de découvrir la saveur d’un baiser comme les grands.


When I look at you, tears keep falling I don’t know why Did you go round and round to come to me ? I can’t avoid this love Did you recognize me right away ? I will find you Let’s never be apart now From my side Don’t leave me
   
I Miss You
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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.


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Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Ven 5 Jan - 17:24

Interwined Destiny

Oui il a eu peur. Il en est même encore terrifié, son corps étant parsemé de nombreux frissons, se sentant vaciller, prêt à s’effondrer. Il a vraiment craint de la perdre, à jamais. De ne plus l’apercevoir. Voir son visage rayonnant illuminé ses journées. Il a eu peur de la voir s’en aller vers l’obscurité, engloutie par le mal, sombrant dans la peine, ne retrouvant pas l’once d’une joie. Il a eu peur tout simplement. Et son corps en est encore marqué, par ses quelques tremblements. Elle a beau lui demander pardon, s’accrocher un peu à lui, il ressent encore cette peur envahissante, suffocante. Il ne peut se résoudre à la laisser s’échapper, à la laisser tomber. Il ne vit plus que pour elle et que par elle. Elle est son double, une part de lui. Ses mots sont peut-être dignes des grands fous et peut-être est-il fou, mais fou d’amour. Fou d’elle. C’est tout. Il s’éloigne légèrement d’elle pour apercevoir son visage encore ruisselant arquant un sourcil alors qu’elle parle de se faire pardonner, « par qui ? » dit-il doucement, regardant autour d’eux, essayant de trouver âme qui vive. Il reporte son attention sur la jeune femme, caressant délicatement sa joue,  « je ne peux que m’inquiéter pour toi Ra-on ». Oui parce qu’elle est la seule à le comprendre. La seule à être présente à ses côtés. La seule tout court. Il n’y a qu’elle et il n’y aura qu’elle. Elle est la prunelle de ses yeux, le centre de son monde. Et avant qu’il ne puisse faire quoique ce d’autre, elle s’éloigne, essayant de la rattraper. Mais elle est déjà trop loin et s’en va pleurer . . . son père. Hun reste inerte, ne sachant pas quoi dire ni quoi faire. Il est perdu, son cœur se brisant en plusieurs morceaux, ressentant une profonde amertume. Il se sent coupable. Et terriblement mal. Il a l’impression de ressentir sa douleur. Sa peine. Suffoque. Perd son souffle. Perd toute sa respiration. Il a envie de la protéger, de la tenir dans ses bras, de lui dire qu’il est là, qu’elle peut compter sur lui. Mais il n’ose pas. Il se contente de se taire et d’observer cette scène si déchirante. Mais il s’en veut. Terriblement. Et surtout, il ressent une profonde haine vis-à-vis des membres de son clan. Sa soi-disant famille. Il les déteste. Profondément. Une haine qui ne cesse de grandir jour après jour. Il le sait Hun : un jour ça finira. Un jour ça prendra fin. Un jour il s’enfuira, avec elle à ses côtés. Il se doit de le faire. Pour elle. Pour son bonheur. Mais aussi le sien. Parce qu’au sein de la main rouge elle ne peut être que malheureuse. Il le sait. Il l’a toujours su. Sa vie est ailleurs et non pas parmi eux. Il se doit de lui offrir le bonheur qu’elle désire et surtout qu’elle mérite. Il la regarde de nouveau, se laissant faire, prenant alors sa main et l’entourant de ses bras, pour la protéger et pour atténuer sa douleur. Il pose délicatement son front contre sa chevelure, inspirant profondément, essayant de conserver sa douleur. Il ne doit pas faiblir. Il doit se montrer fort. Il doit se montrer capable de la soutenir. Parce que c’est un homme à en devenir et parce qu’en tant qu’homme il doit devenir plus fort. Il doit pouvoir protéger celle qu’il aime tant. Et elle a raison, il promet de toujours la faire sourire. Que ce sourire soit conservé à jamais. C’est une promesse qu’il compte tenir, quoiqu’il advienne, et s’il doit en donner sa vie alors il la lui donnera.
Il ouvre alors les yeux, serrant légèrement sa fine silhouette, la sentant qui se détache, se mettant alors face à lui, le regardant avec une certaine lueur. Ses yeux essayent de la couvrir de bonheur, de chaleur et surtout de protection.  Son cœur ne fait qu’un bon lorsqu’elle lui dit avec profondeur qu’elle l’aime. Son cœur s’emballe et son âme s’adoucit, se sentant plus légère. Il est heureux. Heureux de l’avoir rencontré. Heureux d’avoir croisé son regard. Heureux d’être à ses côtés. Il sera le seul n’est-ce pas ? Le seul à pouvoir la protéger comme il le fait. Le seul à pouvoir l’aimer comme il le fait. Parce qu’entre eux c’est pour l’éternité. Il le sait. Il le ressent au plus profond de son âme. Et alors elle l’embrasse. D’un baiser plus fougueux. Bien moins timide que les précédents. Le cœur monte et s'ébat dans l'air mol et fleuri. Pris par un soudain désir. Interdit. Hun se sent alors tourmenté. Tourmenté par la dévorante braise qu’est l’amour. Une idée sourde et brûlante s’est emparée de son corps. Il se sent dévorer par la passion et caresse délicatement sa joue, la serrant contre lui, répondant à son baiser fougueux. Jamais aucune peau, ni aucun baiser n’avaient autant passionné son corps, ne l’avaient jamais autant étourdi. Elle est bien la seule femme, au pouvoir exquis, qui lui fait perdre perd dans de tels moments. Son souffle se mélange aux ardeurs du sien quand ses yeux dans ses yeux brûlent dans une flamme. Du parfum de ses lèvres au goût de ses étreintes il déguste béat de sa grâce manifeste. Il l’enlace, enfiévré sous la braise du désir.  Il l’embrasse en murmurant son bonheur et sa joie,  « je t’aime aussi Ra-on. Mon amour pour toi sans fin se fortifie ». C’est son cœur en personne qui s’adresse à son cœur, pour y apaiser la chaleur et la fièvre, et replonger soudain dans une vague de douceur.  « Tu es mienne Ra-On ». Ces doux gentils propos alimentent le feu, qui couve dans leurs cœurs, en braise incandescente. Odeurs des songes, parfums d'envies. Pour les caresses d'innocence. D’elle pour le goût de la vie. Les mots manquent, mais il n’a plus peur d'accepter l'aveu sans méfiance : il a besoin d’elle et il la désire.

Et le sablier du temps retient chaque grain pour profiter sans fin de chacun de ses charmes.


† “I’ve learned that secrets make you sick. I’m learning how to be a voice and not a victim. I’ve learned that sex is natural. I’ve learned that love is necessary, heartbreak is unavoidable, and loneliness is brutal. I’ve learned the key to being happy is to tell your truth, and be okay without all the answers
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