[FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥
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☼ Prez' ╰☆╮ Liens ☽
Suivi ϟ Acti

Force (1) ~ Perception (3) ~ Endurance (4) ~ Charisme (5)
Intelligence (6) ~ Agilité (8) ~ Chance (2)



Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



Explorateur Unité D • leurre
MessageSujet: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Lun 23 Oct - 12:01

Voile d’obscurité, mon monde de lumière était devenu ténèbres. Derrière moi, les jours heureux où mes petites jambes me portaient, à toute hâte à travers les grottes de mon clan : les Veilleurs. Mais voilà que les chevaliers noirs aux yeux gorgés d’un rouge sang étaient venus me chercher. Aux bras des miens, ils m’avaient arrachés. Mon appartenance, ils revendiquaient et pourtant, dans cette geôle lugubre, ils m’avaient enfermés. Enchainée à leurs murs, je demeurais tout autant attachée à mes racines. Jamais. Jamais, je ne serais l’une des leurs. D’acier ou de soie, leurs stratèges n’auraient raison de ma volonté. Du haut de mes huit ans, je ne me laisserais naïvement amadouer, bien que la tentation soit tendre, lorsqu’un de ses hommes posait sur ma tête une main plus douce que ceux qui me rouaient de coups afin d’obtenir ma résignation. Je n’en démordrais pas ! Même face contre terre, étendue sur le sol froid et rugueux de ma cellule, je ne cèderais pas. Même le ventre meurtri par la faim, grève entamée afin de manifester ma résistance, je ne flancherais. Non, même si le monde se met à tourner… Même si un voile se dépose sur ma vue… Même si je ne sens plus la force de me mouvoir… Que les signaux de mon cerveau ne parviennent plus jusqu’à mes muscles… Que le monde devient soudainement trou noir.

Sensation vaseuse, mes lèvres desséchées, péniblement  je décollais mes cils. Je crus mes paupières cousues d’un fil pour m’empêcher de les rouvrir, mais j’y parvins et un faisceau de lumière vint agresser mes rétines. Le plafond grisâtre se mit à tourner au-dessus de ma tête, tel un bateau chavirant. Aussitôt, mes yeux si laborieusement ouverts, je refermais prestement. Prenant conscience que je devais être allongée sur une forme de matelas durci par l’usure, la tête reposant sur un oreiller dégarni, j’oeuvrais à rétablir mon équilibre. Je me figurais les hommes qui revenaient du comptoir à alcool en titubant. Petit rire nerveux qui s’échappa entre mes lèvres, il irrita mes poumons fatigués. Je toussotais légèrement et je sentis le désert de ma gorge réclamer après une miraculeuse oasis afin de la sauver de cette sécheresse brûlante. Du bout de ma langue réduite à un silence dont elle ne s’accommodait guère, je tentais d’humecter légèrement mes lèvres. La conscience de mon corps me revenait peu à peu au sortir de ma torpeur. La matière aurait-elle flancher à la défaveur d’un esprit trop borné. Ultime rappel à l’ordre que mes organes m’avaient imposé. Doléances et supplications d’une abdication à laquelle je me refusais si farouchement. Puis, soudain, une prise de conscience, où étais-je exactement ? Où mes bourreaux m’avaient-ils emmenés ? Quel jugement sur mon être inconscient était tombé ? Brusquement, mes yeux, je rouvrais. Mon buste, je redressais, perdant presque aussitôt l’équilibre dans un vertige. Un brouillard qui se répandit sur ma vision. Une tache noire. Une ombre. Une silhouette dont je remarquai alors seulement la présence. Les traits se dessine. Un mirage, ton visage qui m’apparait.  Je te fixais. Désorientée et incrédule avant de parvenir à dissiper la brume m’envoûtant, soufflée par quelques battements de cils. Pourquoi continuais-je à me sentir projeter comme dans un autre monde ? Pourquoi ne m’inspirais-tu, toi l’inconnu, rien de comparable à quiconque ayant jusqu’à ce jour croisé mon chemin ? Pourquoi en un instant, tu me captivais déjà ? « Qui es-tu ? » Je te devinais accabler de la tâche de me veiller. Au moins, que je ne sois dans l’erreur. Ma tête, je penchais légèrement sur le côté pour t’observer. Mais, mes yeux, inexorablement semblaient être rappelés aux tiens. M’y accrocher, m’y raccrocher, incapable de m’en détacher. Comme si je les connaissais déjà. Curieuse impression de te rencontrer pour la toute première fois et pourtant… Comme un souvenir déjà profondément ancré dans ma mémoire. Troublante sensation de mon coeur soudainement allégé qui se mit à papillonner. Prêt à s’envoler. Sur mes lèvres, le sourire effacé par la captivité, revint timidement mais chaleureusement à la vie. Petit trésor de chair, elles s’entrouvrirent et posèrent une seconde question à ton intention : « Est-ce que je suis morte ? » Je ne souriais par félicité d’avoir quitté le monde des vivants. Non, sur les Terres Désolées ou dans l’au-delà, enfer ou paradis, peu m’importait. Je ressentais juste l’invisible conviction que le seul monde où je voulais être était celui où je pouvais voir ce visage. Ton visage, vers lequel ma main je tendis, lentement, doucement. Du bout de mes doigts, j’effleurais ta joue avec délicatesse. Tu semblais bien réel. Alors, sans le comprendre, je ne pus que sourire de plus bel.


 You're the Fire
I was looking at the silent sky That reflects on the red-stained window Then like a habit, I called out to you There’s no answer, I can’t see you You whispered to me that you’d protect me I believed you But without a single goodbye Without anything remaining, you got so far away
I FEEL SO ALONE...
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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.



✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout




A world without weaponry and war, where no one gets hurt, is but a pipe dream





Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






Whether you see it from the palace or from Banchon, the moon is still the same right? Even if I am Crown Prince, and you are who you are, we will be allright wherever we are as long as our hearts feel the same. Just like that moon




You must be careful with kindness. It’s usually mistaken for weakness by stupid people.

La Main Rouge • stratège
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Ven 27 Oct - 22:44
Interwined Destiny

L’homme ne peut éluder son destin, d’autant plus lorsque celui-ci fait trace dans le passé. Un passé souvent oublié. L’homme ne peut échapper à ce tragique ou bien heureux destin. Il se doit de se laisser porter par celui-ci, conservant malgré tout des traces invisibles, imperceptibles au sein de son âme, celle-ci se souvenant de chaque bribe. Le soir venu, l’âme laisse apercevoir quelques morceaux de ce passé oublié, le mélangeant au présent, trompant son propriétaire. Il arrive à Hun de faire des rêves étranges, le laissant souvent avec un goût amer, une certaine amertume. Pourtant, il ne se souvient jamais de rien, se réveillant en sursaut, allant même jusqu’à la sueur. Il sait, malgré ces oublis, que ce sont des détails importants, qui font battre son cœur à une allure affolante, et qu’il souhaite connaître et reconnaître. Mais chaque fois son esprit lui joue des tours, et le laisse sans réponse, le malmenant et l’amenant à réfléchir sur ces rêves ou cauchemars. Il se demande parfois si ce ne sont pas des présages, des rêves à accomplir plus tard. Il sait que c’est quelque chose de totalement farfelue, qui n’a aucun sens, encore plus à son âge, mais il espère trouver un jour le sens de ces insomnies, craignant toutefois le jour où il les comprendra. Néanmoins, pour le moment, il doit continuer à vivre pleinement cette vie insouciante et innocente, enfermé dans une cage dorée, ses yeux toujours rivés vers de nouveaux horizons, espérant trouver liberté ailleurs. Il se dit souvent que ses nuits perturbées trouvent leur source dans ce désir profond qu’il a de s’enfuir de ce lieu, de ce clan, qui ne lui correspond absolument pas. Il le sait Hun. Cette vie n’est pas faite pour lui. Il rêve d’un autre monde, d’une autre vie. Loin de tout ce sang, loin de toute cette torture, cette douleur, cette violence. Mais il sait aussi que c’est une belle utopie et que c’est un rêve irréalisable. Il est enfermé, à tout jamais. « Hun ! Dépêche-toi, c’est à ton tour de surveiller la prisonnière ». Relevant son visage sali par les tâches quotidiennes, détachant son regard de cet horizon qui s’étend à perte de vue, oubliant ses pensées, il se lève brusquement, hochant rapidement de la tête, se contentant d’un simple ok, laissant sous-entendre sa motivation à s’y rendre. Hun déteste lorsqu’il a pour tâche de surveiller un prisonnier, d’autant plus lorsqu’il voit celui-ci parsemé de blessures, saignant à certains endroits. Il ne se sent jamais à l’aise et finit toujours par rejeter, à la fin et lorsqu’il est seul, son déjeuner. Ce n’est pas qu’il soit faible d’esprit, ce n’est pas l’idée, c’est juste qu’il n’aime pas le fait de vivre ainsi, qu’il n’aime pas la vue de la souffrance. Ce n’est donc pas être faible d’esprit, c’est être empathique. Ce qui n’est pas le fort de beaucoup de personnes au sein de son clan. Poussant un long soupir, les épaules légèrement abaissées, Hun s’en va jusqu’au fameux prisonnier dont il a la charge, apportant avec lui, et par habitude, un morceau de pain et un peu d’eau.

A peine entre-t-il dans la pièce qu’un frisson parcourt son échine, ses mains venant se placer autour de ses épaules. Hun a une étrange sensation, et est pris d’un léger vertige, certes insignifiant mais qui l’empêche pendant quelques secondes de faire un pas de plus dans cette pièce. Il voit alors, au loin, une silhouette informe, une créature particulière. Il ne parvient pas à distinguer avec justesse les courbes de celle-ci mais son fort intérieur le pousse à avancer un peu plus, et c’est prudemment qu’il s’approche progressivement de la silhouette prenant forme au fil des secondes. De là, une étincelle vient égayer son cœur, celui-ci ratant plusieurs battements. Il se sent, de manière incompréhensible, attirer par cette silhouette, son corps répondant seul à l’appel, un sentiment nostalgique lui prenant l’âme. Douce fleur qui vient lui apporter inspiration. Il finit par atteindre la silhouette, le fameux prisonnier qui devient une prisonnière. Ses yeux pétillent à la vue de la jeune fille, ses yeux ne pouvant se détacher de celle-ci. Il ne sait quoi dire, ni quoi faire, et reste quelques secondes à l’observer dans le plus grand des silences. Ce n’est qu’après plusieurs secondes d’observation qu’il se décide à tendre, doucement, son bras, vers celle-ci, désireux de l’effleurer, de toucher sa peau soyeuse, de la savoir vivante et surtout réelle. Mais alors qu’il tend son bras vers elle, la magnifique créature ouvre enfin ses yeux, le faisant légèrement reculer, ramenant son bras vers lui. Il avale difficilement sa salive lorsque son regard croise le sien, devenant alors, sans le savoir, prisonnier de son destin. Il se noie dans l’éclat de ses pupilles, son corps ne pouvant faire le moindre mouvement, sa bouche ne pouvant prononcer un seul mot. Il ne dit rien lorsqu’elle lui demande qui il est, ne sachant lui-même pas qui il est, et souhaitant lui retourner la question. Qui est-elle ? Que fait-elle ici ? Pourquoi a-t-il le sentiment de la connaître alors que c’est la première fois qu’il la voit ? Moment ultime, regard d'azur, long chemin cimenté presque punitif. Il ne réalise pas de suite qu’elle approche sa main de son visage, l’effleurant avec une certaine douceur. Ses yeux ne peuvent se détacher des siens, et ce n’est qu’à l’arrivée de ce sourire innocent qu’il finit par réaliser, esquissant à son tour un sourire, sans même le réaliser. Appel mystérieux de l'aurore aux rayons. Quand une lumière rencontre une autre lumière il paraît qu’on entend monter un chant de prophète. « Hun » dit-il entre deux souffles, ne détachant pas son regard du sien. « Je m’appelle Hun ». Il ne dit rien pendant plusieurs secondes, laissant son âme aller à la rencontre de la sienne. « Et toi, comment t’appelles-tu ? » dit-il d’une voix intimidée, enlevant délicatement sa main de son visage, la gardant au chaud.

Tout le monde a un destin, mais peu de personnes prennent la décision de le suivre.


Actually, I can not afford to die



(c) proserpina
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Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Sam 28 Oct - 13:51

Divin charme que celui de m’accrocher à tes yeux, comme un reflet que trop connu et pourtant, ne m’y voyais-je pas pour la première fois ? Pourquoi, un tel portrait semblait si profondément gravé dans les abysses de tes rétines. Ton mutisme te faisait songe. Malgré mon touché, je redoutais que tu n’appartiennes à la réalité. Serais-je dans un rêve éveillé ? Ou mon esprit me duperait-il tandis qu’en vérité, je ne suis encore qu’assoupie sur ce lit, voire, sur le sol froid de ma cellule. Alors, sans ôter mes doigts sur ta peau, sans que mon sourire ne dépérisse, le rideau de mes paupières tomba. Je priais intérieurement pour que lorsqu’à mes iris la lumière parviendrait derechef, tu serais toujours là. Mais je n’en eus le temps avant qu’un son suave à mes oreilles ne rompent le sortilège. À moins que tout au contraire, il le rende encore plus puissant. Mes yeux se rouvrent. Mes lèvres s’entrouvrent. Soupçon incrédule. N’avais-tu pas compris ma question ? Puis, ta précision qui révéla la nature de mon incompréhension. Tu te prénommais Hun. Cela t’allait bien. J’eus presque envie de le graver à l’encre invisible sur ton visage. Le bout de mon doigt dessinant tel un pinceau le caractère de ton prénom sur ta peau.

De ma bouche, j’interrompis néanmoins l’épanouissement afin de te répondre, pourtant à lèvres ouvertes, aucun son ne voulut sortir. « … » La perplexité s’empara de moi. Le voile de douceur sur mon visage s’estompa, chassé par des sourcils légèrement froncés. « Te ne le sais pas ? » La méfiance et le redoute revenaient pointer le bout de leur nez. Un soupçon offusqué, comment ne pourrais-tu pas connaitre mon nom ? Après tout, ne fut-ce à cause de celui que j’eus atterri ici ? Non pas seulement dans cette pièce, mais bel et bien dans cette prison, car même par-delà les barreaux de ma cellule, nous restions dans l’enceinte d’un centre d’incarcération. Comment pouviez-vous réinventer le terme de liberté dans un lieu synonyme d’être enfermé ? Dubitative face à ta question, je penchais quelque peu la tête sur le côté, une petite moue rétractant la commissure de mes lèvres. Ma fierté qui considérait ma popularité pour acquise ne vit guère d’autres explications que celle-ci : « Serions-nous vraiment dans l’au-delà ? » Et je furetais alors, de-ci de-là, de mon regard en quête d’indice. Plus qu’une infirmerie, cette pièce serait-elle une antichambre de la mort ? Le vestibule d’entrée avant de longer l’interminable couloirs de limbes. Tout ressemblait pourtant à s’y méprendre à la vie terrestre. À l’exception, peut-être… de ta personne sur laquelle mes yeux à nouveau choisissaient de se déposer.   « Qui es-tu ? Es-tu un passeur d’âmes ? » Serais-je soumise à un test pour savoir si au bout d’un couloir dont tu m’ouvrirais la porte d’accès s’érigeraient devant moi un escalier montant vers le ciel ou descendant dans la fournaise des entrailles de la Terre ? Ou simplement m’accompagnerais-tu sur le chemin jusqu’au bout de mon voyage ? Étais-tu là afin de prendre ma main pour me guider ? Pourtant, alors même que je l’avais tendue à toi. Que du bout de mes doigts, ta peau j’avais effleuré, pourquoi ne l’avais-tu capturé ? J’étais oisillon à l’aile blessée, livré à merci, pourtant, tu ne bronchais pas. Tu ne te soustrayais ni ne répondais à mon approche. De quelle nature était donc le sang qui coulait dans tes veines ? « Es-tu un ange ou un démon ? » Ton beau visage serait-il un leurre pour me tromper ? Endormir ma méfiance, susciter ma confiance, attirer mon coeur afin que je m’abandonne au diable corps et âme. Ou était-ce juste le reflet de ta pureté ? Pour le savoir, car mon coeur réclamait d’obtenir réponse à ses questions. Je m’approchais. Fébrilement, mes deux pieds je reposais sur le sol. Mes jambes affaiblies tremblèrent, flanchèrent, et de justesse à des épaules, je me rattrapais avant que mes genoux ne viennent à cogner sur le sol les attirant tel un aimant. Mais au jeu de l’attraction, il n’avait vraisemblablement pas la puissance de ton don. Timidement, jusqu’à ton visage désormais encore plus près, mes yeux, je le relevais. Je déglutis, puis m’empressais de prendre mon recul. Néanmoins, si mes mains s’ôtèrent, de mon regard, je ne te lâcha pas. Tout au contraire, je continuais à te fixer. Un petit pas, puis un second, derechef, je m’approchais. De mes paumes, ton visage, je vins entourer. L’air sérieuse, à tes yeux, je m’accrochais, dans leur profondeur, je me plongeais. Je sillonnais et sondais l’âme qui s’y cachait. « Hum… sans l’ombre d’un doute, tu es un ange ! » Verdict sans appel clamé d’un sourire aussi franc que confiant, s’esquissant sur la chair de mes lèvres. De mon entrave, je te libérais. Toi, l’Ange, si je ne me sentais interdite de te toucher, peut-être ne devrais-je en abuser. Une humaine ne risquait-elle pas d’entacher ta pureté ?   « Puisque tu es un ange, je peux demander à boire de ton eau sans risquer d’être empoisonnée ? » Petit signe de tête malicieux, je désignais ce nectar tout en simplicité et limpidité mais dont mon corps réclamait désespérément de s’abreuver. Moi, qui me refusait depuis plusieurs jours à avaler la moindre gorgée, en ce monde où tu m’étais apparu, je concédais de capituler.


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Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout




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Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Jeu 2 Nov - 19:56
Interwined Destiny

Son regard ancré dans le sien, il n’ose piper mot, ni user de ses membres pour faire le moindre mouvement. Cette douce sœur de son âme charme son cœur attristé et perce l’ombre voilant son visage. Cette créature, ou du moins prisonnière, ressemble à une rose épanouie, un ange se levant tout juste, un être doté d’un charme envoûtant et maléfique, que jamais il n’a connu auparavant. Il se sent aspiré de l’intérieur, comme de l’extérieur. Le charme est rapidement interrompu lorsqu’elle lui renvoie la question, ne répondant pas à celle-ci. Il arque un sourcil surpris de lire une forme de frustration sur le visage de sa vis-à-vis. « Je devrai ? » demande-t-il spontanément, le sourcil toujours froncé. Est-elle un personnage important au sein de la Main rouge ? La fille du chef ? Ou peut-être la fille du chef d’un autre clan ? Il n’en sait rien. Il ne sait jamais rien. Il faut dire qu’il n’écoute jamais les autres parler, les trouvant sans intérêt, préférant faire sa propre conversation. Seul. Il ne retient jamais les prénoms et encore moins ceux des prisonniers car il ne sait combien de temps ils vont durer. Il sait pertinemment que s’il commence à se renseigner sur l’identité d’un prisonnier, il risque de s’y attacher, et d’en souffrir par la suite. Un prisonnier reste un prisonnier. Un sans-nom. Un être dont il faut se détacher, avec qui aucune conversation n’est envisageable. Mais avec elle . . . il sent une différence, un désir enfoui d’en savoir plus, d’en apprendre plus. Néanmoins, pour le moment, il ne sait pas qui elle est, et comprend rapidement qu’il devrait peut-être se méfier. Qui sait ce qu’elle peut révéler. Qui sait qui elle est vraiment. Elle n’est pas prisonnière pour rien et puis, ce n’est qu’une enfant, alors pourquoi la mettre ici ? Pourquoi la garder ? Ses pensées s’obscurcissent, son regard reflétant à son tour une certaine crainte, froideur, mais il est de nouveau décontenancé lorsqu’elle lui demande s’ils sont dans l’au-delà. « Quoi ? ». Il cligne plusieurs fois des yeux, surpris par une telle question. A-t-elle eu un coup sur la tête ? Pourquoi prolifère-t-elle de telles paroles ? Pourquoi pense-t-elle qu’ils sont morts ? « Non . . . je . . . ». Il ne sait pas quoi répondre. Il ne sait lui-même plus. Est-il un ange ou un démon ? Il dirait un ange, métaphoriquement parlant. Contrairement à ses autres compères, il n’aime pas la violence, la maltraitance, les moqueries et se contente de suivre s’il y a nécessité, ou de fuir dès qu’il le peut. Il entrouvre légèrement sa bouche, prêt à lui répondre, jusqu’à ce qu’elle lui tombe dessus, tel un ange déchu. Ses joues prennent alors une teinte rosée, ses yeux tombant dans l’abysse de son regard, retenant quelques secondes sa respiration. Ses mains s’avancent vers le corps frêle de la jeune fille mais il les retient de justesse, trouvant cela déplacer de sa part d’oser toucher ce corps inconnu. Elle se relève, lui s’éloigne, mais elle s’approche, ses yeux s’écarquillant en grand, mal à l’aise. Il rougit à l’entendant dire qu’il est un ange, ses yeux cherchant un point fixe pour garder une certaine contenance. Il fait un pas en arrière dès qu’elle le libère, plaçant ses mains derrière son dos. « Pourquoi parles-tu autant sans me laisser la chance d’en placer une ? », sa tête se penche légèrement sur la droite, son visage durcissant un peu. « Je suis flatté de savoir qu’à tes yeux je suis un ange mais . . . je suis dans le regret de t’annoncer que je n’en suis pas un. Du moins pas réellement ». Il inspire profondément et approche de ses lèvres le liquide qu’elle semble tant désirée. « Bois donc. Tu sembles en avoir besoin ». Il esquisse un sourire, s’adoucissant de nouveau, son regard chaleureux la couvrant de bonté. Après qu’elle ait bu quelques gorgées, il prend de nouveau la parole. « Je ne sais pas ce qui est le mieux pour toi . . . de croire en ta mort ou de faire face à la vie ». Il jette de nombreux regards sur l’environnement qui les entoure, ressentant un léger pincement au cœur. « Je crois que nous pouvons considérer que tu es . . . morte. C’est peut-être mieux ainsi. La mort est sûrement plus agréable que la vie elle-même ». Il sait que ses paroles ne sont guère joyeuses mais il sait aussi que c’est la vérité. Il est préférable pour elle d’être morte car il ne sait ce que son clan a réservé pour cette prisonnière. Un sort probablement terrible, comme toujours. « Mais je vais tout de même te dire la vérité. Je suis là dans le but de te surveiller, parce qu’à notre âge c’est la seule chose que nous pouvons faire. Je ne le fais jamais avec grand enthousiasme, je le fais uniquement par obligation. Quoique si toutes les prisonnières ressemblent à de tels êtres, je pense me porter volontaire plus souvent ». Ses paroles sont fluides, rapides, et c’est bien la première fois qu’il aligne autant de mots, surtout face à un inconnu. « Au regret de te décevoir mais je ne sais pas qui tu es. Peut-être es-tu une personne influente, mais pour le moment je ne connais rien de toi, pas même ton identité. Puis-je la connaitre ? ». Il avale difficilement sa salive, ses yeux cherchant les siens. « N’ai aucune crainte, je doute pouvoir utiliser ton prénom pour quelque chose de malveillant. Je ne peux pas te dire de ne pas te méfier de moi car je doute que cela soit possible mais sache que je ne suis . . . probablement pas comme les autres de mon clan ». Il doute que ses paroles soient très aidantes. Il se racle la gorge, ne sachant pas quoi rajouter, et lui ramène un peu plus d’eau et éventuellement un peu de pain, si elle souhaite manger. « Et toi ? Es-tu un ange ou un démon ? ».


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Force (1) ~ Perception (3) ~ Endurance (4) ~ Charisme (5)
Intelligence (6) ~ Agilité (8) ~ Chance (2)



Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



Explorateur Unité D • leurre
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Mar 7 Nov - 12:29

Pendue à tes lèvres, tandis que les miennes s’humectaient timidement du désir de s’en abreuver, de cette eau, alors que dans mes tirades, je ne t’avais laissé place à la parole, le flot de me mot submergeant chacune de tes tentatives, à présent, j’attendais après ton accord. La vérité serait que pas un seul instant, un refus de ta part, je n’envisageais. Quand bien même je m’y confronterais, mon insubordination, je te démontrerais. Cependant, tes premiers mots ne furent ceux auxquels j’aspirais. Un reproche, comme il m’en était toujours difficile de réceptionner à mes oreilles. Je grimaçais. Rictus froncé qui prenait possession de mes traits prestement évincer par la suite de ta réplique. Pourquoi, bel ange, réfutais-tu le statut que je venais de t’octroyer ? Me pensais-tu convaincue que tu fus un représentant du ciel ? L’étais-je ? Je ne savais, le brouillard se repassait de ma mémoire. La clarté de mon esprit, il troublait. Les cellules de mon organisme souffraient de carence. Principalement celle à laquelle, tu remédias. Verre porté à mes lèvres assoiffée, main salvatrice qui était la tienne, de mes petits doigts autour posés du verre, je la couvais. Quelques gorgées, j’engloutissais. De ta prise, je libérais l’objet afin de m’en rassasier encore davantage. Ma gorge soulagée réclamait à s’en abreuver, encore et encore. L’avaler d’une seule traite, torrent de vie qui coulait le long de ma trachée. Mais l’ouverture des vannes rouillées ne se faisaient sans quelques difficultés. Un barrage, je toussotais, punie pour mon excès d’appétit. De mes lèvres, le verre, j’éloignais avant de me noyer dedans. Bien en main, je le conservais néanmoins. Douceur de ce moment comme je n’en avais connu depuis un temps, de ta voix pourtant si agréable, tu entachas le tableau. Plus tes paroles se déversaient, et plus l’ombre se répandait. Vieux bouquin aux lignes bien sage, si tu me semblais reflet dans ton éducation faite par les livres comme ton langage en témoignait, le sens vent de tes pensées soufflait tout à l’opposé du souffle qui me portait au quotidien. Pourquoi une telle obscurité dans ton coeur ? N’étais-tu pas, à mon égal, encore qu’un enfant ? Ne t’as-t-on jamais appris que, si les mots s’écrivent à l’encre noir sur le papier, ils se lisent et se chantent en couleurs ? Peinture enchantée dont la teinte varie au gré du sens. Mon âme ballotée, les vagues de mes émois oscillaient entre s’échouer sur la plage de la mélancolie ou se heurter aux récifs de la colère. Ton monde en gris me tirailler au for intérieur de mon corps frémissant. Alors quand ta voix s’éteignit sur ton ultime question, mon premier réflexe fut la libération, celle de la contrariété que tu venais de provoquer. A défaut de mots pour expliquer, ce que je ne parvenais moi-même à définir, je répondis tout d’abord par le geste. Le reste du contenu de mon verre, à ta figure, je jetais. Le bourgeon dépérissant dans ton coeur, j’arrosais. « Je crois que je pourrais te retourner la pareille ! » commençai-je par gronder, la frimousse retroussée, te dardant de mes petits yeux dotée d’une intensité reflétant parfaitement mon courroux.   « Toi aussi, tu parles, parles et parles encore sans me laisser répondre ! Pour raconter tout un tas de bêtises en plus ! » Oui, de ma voix encore fragile, je parvenais néanmoins à tempêter. Que mon corps sous frêle ne suffirait à faire barrière à la prestance que mon assurance intempestif me conférait. « Tu mériterais d’avoir la bouche cousue pour blâmer la vie ainsi ! » Sermon que je répétais, entendue de la bouche de quelques parents qui dans ce monde dévasté avait pour soucis d’inculquer l’espoir et la persévérance à leurs enfants. Remontrances d’une mère comme je n’en ai jamais eu, figure de l’exemple de prédilection que j’incarnais :   « Regarde la petite Ra On, elle n’a plus rien ni personne, mais elle continue de sourire tout le temps » . Par devant, j’en tirais fierté, comme si je pouvais espérer trouver place importante aux yeux de ces gens, mais au fond, ces paroles ne faisaient que me renvoyer à ma condition d’orpheline. Je  les considérais tous comme ma famille, mais je n’étais pas de la leur. Je n’étais, n’aurais jamais été ni leur fille, ni leur soeur… Je n’étais pas de leur sang. Mais, ils avaient raison, parce que j’avais promis qu’il en serait ainsi, je restais combattive quoi qu’il advienne. Tu en faisais présentement les frais. Minois froncé, vers toi, je me penchais, face à face, te fixant intensément. « Je fais la même tête que toi là… »  Quelques instants encore, en silence, de tes yeux, je ne me détachais   « Tu trouves que ça donne envie de te sourire en retour ? Non. Eh bah la vie, c’est pareil pour elle ! » Sur un éclat de voix au timbre ponctuée d'une nouvelle once de chaleur, finalement, de mon oppression, je te libérais. D’un pas, je reculais, manège incessant de monter à l’assaut avant de desserrer mon étau. Noble statut, le regard en biais, le menton haut, je feignais la réflexion pour donner enfin réponse à ta question. Sur ta personne, mes yeux glissèrent. La trace laissée par l’eau sur tes vêtements me déroba un malicieux sourire. Petite étincelle sur mes iris, je ne saurais te mentir : « Je suis un petit démon parmi les anges, un ange parmi les démons ! » Combien de fois eus-je entendu les grands plébisciter mes airs angéliques ? Combien de fois ont-ils désespérés de mes facétie diablotines ? Un léger rire contenu entre mes lèvres pincées, je ravalais ma salive, doucement. Mon âme s’imprégnait d’un nouveau voile aussi doux que délicat. Mon coeur se nimbait de tendresse. Mon corps tout entier me parut s’envelopper dans une étoffe chaude et légère à la fois. Mon nom puisque tu désirais l’entendre, je te le donnerais. « Je suis ce que ton coeur ne semble pas connaitre. » De ma petite main, je vins te toucher. Sur ta poitrine, à l’emplacement de ton coeur, ma paume précautionneusement, je déposais. « Je suis le baume pour y remédier. » Mes iris jusqu’à lors captivés par mon geste, jusqu’aux tiens, je redressais. Un sourire, je t’adressais. Mon nom, enfin, je te révélais : « Je suis Ra On. » Et je ne te connaissais pas. Nos regards se rencontraient aujourd’hui pour la toute première fois, pourtant, au fond de moi un voeu je me formulais en secret : je serais ta joie.


 You're the Fire
I was looking at the silent sky That reflects on the red-stained window Then like a habit, I called out to you There’s no answer, I can’t see you You whispered to me that you’d protect me I believed you But without a single goodbye Without anything remaining, you got so far away
I FEEL SO ALONE...
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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.



✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout




A world without weaponry and war, where no one gets hurt, is but a pipe dream





Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






Whether you see it from the palace or from Banchon, the moon is still the same right? Even if I am Crown Prince, and you are who you are, we will be allright wherever we are as long as our hearts feel the same. Just like that moon




You must be careful with kindness. It’s usually mistaken for weakness by stupid people.

La Main Rouge • stratège
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Sam 11 Nov - 0:52
Interwined Destiny

L’eau lui arrive brusquement au visage, le désemparant mais le contrariant bien plus. Ce n’est qu’une prisonnière et pourtant elle ose agir de la sorte avec lui. Lui qui a eu la bienveillance de lui offrir un verre d’eau et quelques paroles. Il se sent quelque peu traîner dans la boue, touchant son ego d’une certaine manière. Les personnes de son clan auraient sûrement répondu par la même violence, d’intensité supérieure, mais lui, malgré sa colère grandissante, il se tait, reste placide, sans un geste de travers. C’est ce qui fait sûrement sa particularité et qui le rend bien moins idiot que ses compères. Il réfléchit avant d’agir, il utilise la passivité à la place de son contraire. Il reste donc ainsi, le visage mouillé, clignant plusieurs fois des yeux, attendant qu’elle daigne expliquer ce geste déplacé. Il ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire lorsqu’elle lui prive de nouveau de la parole, faisant son propre monologue, lui renvoyant la même impression. Au moins ils se renvoient la balle, dans un jeu infini de celui qui parlera le plus et le mieux. Il hausse alors des épaules quand elle émet le fait qu’il ne fait que blâmer la vie. Cette vie pourtant si meurtrière, lui privant de toute liberté. Il ne voit pas en quoi il a tort. Ce n’est pas un blâmeur juste quelqu’un de direct qui ne voit pas la vie en rose. De toute manière, comment la voir ainsi alors que le monde est déjà bien obscur. Ou peut-être est-ce son cœur qui est aussi dur que la pierre ? Ou bien au contraire, peut-être est-il trop empathique et voit toute la destruction et la peine que ce monde amène. Il fronce davantage les sourcils lorsqu’elle use de la moquerie pour tenter d’égayer ses paroles, lui indiquant ainsi que la vie ne peut lui sourire si lui-même ne sourit pas. Il trouve cela puéril mais mignon à la fois. Il se dit qu’elle a de la chance, d’espérer encore de ce monde. De sourire encore malgré toutes ces catastrophes, ces meurtres. Il aimerait penser comme elle. Trouver une pointe de luminosité dans ce monde obscur, mais il n’y arrive pas. Pourtant, il est jeune et comme tout autre jeune il devrait profiter de son innocence, sourire à la vie, ne pas penser à ce futur sombre qui l’attend, mais il n’y arrive pas. Parce qu’il ne se sent pas comme les autres. Parce que ses parents l’ont conditionné pour avoir cette mentalité-là. Pour être fort mentalement, palliant ainsi au manque de force physique. « Qu’importe si la vie ne me sourit pas. Je n’ai pas besoin de ça » répond-il doucement, dans un murmure presque inaudible. Et alors, avant même qu’il ne puisse placer autre chose, elle approche sa main de sa poitrine, la touchant de ses petits doigts, ses yeux s’imprégnant de son regard, Hun étant de nouveau subjugué par sa partenaire. Son cœur rate un battement, puis deux, puis trois. Son corps répond par un frisson tandis que ses pensées défilent sans le moindre contrôle. Sa gorge se noue tandis qu’il a la vague impression d’un déjà vu. D’un déjà vécu. Dans un passé fort lointain. Bien trop lointain pour qu’il puise s’en rappeler. « Ra On-Ah » dit-il doucement, sa main venant prendre la sienne, encore sur sa poitrine, restant quelques secondes ainsi, la regardant intensément. « Ton nom ne me semble pas méconnu, pourquoi ? ». Il ne sait pas si c’est une véritable question ou une question rhétorique, mais il a cette étrange sensation qu’il la connait et ce, depuis toujours. « Serais-tu ce que certains appellent la destinée ? ». Question stupide sortant de la bouche d’un enfant. Gardant sa main sur la sienne, il observe chacun de ses traits, essayant d’y décrypter quelque chose. Peut-être un indice. Mais rien. Il n’y a rien. Il se sent juste intimement lié à elle. « Penses-tu pouvoir être ma lumière dans l’obscurité ? Penses-tu pouvoir me faire de nouveau sourire même face à cette vie ? ». Y a-t-il une once d’espoir pour un enfant tel que lui ? A-t-il le droit au bonheur, lui aussi ?


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Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
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My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Sam 11 Nov - 18:15

Tes mots et l’ombre sur ton reflet me peinaient. Certainement bien plus que tu ne pourrais l’imaginer. Que tu ne t’en apercevrais derrière ce sourire que je t’adressais. Quelle était cette douleur, ce pincement qui sévissait dans mon coeur ? Tandis que contre le tien je déposais la main, c’était comme s’il me la transmettait. Comme un appel de lui venir en aide. Instant figé, où nos regards se rencontraient, je sentis des doigts venir couver les miens. Ils étaient si froids. Etait-ce là, le témoignage du blizzard qui soufflait sur ton âme. Pourtant au milieu des cris du vent, un nom discrètement s’éleva. Le mien tu répétas. Une vague de chaleur me subjugua comme si je l’entendais prononcé pour la toute première fois. Ou plutôt comme s’il n’avait eu autant de valeur depuis la mort de mon père. De toi, mes yeux, je ne pouvais plus détacher. Je t’écoutais, sans doute encore plus touchée par tes mots que la chaleur de la paume de ma main ne pouvait atteindre ton coeur, pourtant si proche. Tu semblais vouloir nous conter une belle histoire. Elle me donnait l’envie d’y croire même si ma première réponse serait de te décevoir. « Je ne voudrais que tu sois déçu, mais si tu connais mon nom, c’est sans doute juste parce que l’as déjà entendu… »  De sous tes doigts ma main glissait, s’échappant lentement. Mes yeux finalement retombait. J’avais l’impression de te confesser que je n’étais pas celle que tu semblais espérer. Comme si tu pouvais vraiment m’avoir déjà connu. Espérais-tu après le retour de celle avec qui tu m’avais confondu ? Etait-ce là, la raison de ton coeur si froid ? « J’ai été emmené ici par votre chef Dongho pour se venger de Heisuke… » A présent, tu savais. Les informations que précédemment tu demandais, désormais j’y répondais. Je redoutais qu’après cela, qu’après ta désillusion que je ne sois celle que tu attendais, ta curiosité à mon égard ne s’éteigne. T’en irais-tu ? T’envolerais-tu et disparaitrais-tu comme tu m’étais apparu ? Comme si en réalité, tout ceci n’était qu’un songe ? Je n’en excluais pas la possibilité. Mais alors, rêve ou réalité, j’avais quoi qu’il en fut tout intérêt à tenter. Tenter de retenir. De mes deux mains, je vins capturer la tienne. Mon sourire estompé renaissait avec autant de douceur que de candeur : « Mais j’aime l’idée de destinée. Peut-être ai-je été conduit jusqu’ici pour te rencontrer ? » Friande de contes et légendes, si on m’avait maintes fois répéter de ne pas les confondre avec la réalité, j’aimais me laisser porter à en rêver. Serions-nous nous aussi les protagonistes d’une belle histoire ? Mieux encore, soyons en les auteurs. Le destin n’est qu’une plume qui virevolte sous notre nez, il suffit de l’attraper. Puis de son encre invisible, nous pourrons écrire notre propre récit. Tu me la tendais. En me formulant tes souhaits sous l’intonation de question, tu me la tendais, cette plume que je décidais de manier avec toi. Si je puis être ta lumière aussi épais sous les ténèbres ?  « Je ne pense pas… » murmurais-je tandis que je me rapprochais, encore plus près cette fois. Je ne me contentais de nos regards plongés l’un dans l’autre. Ni de nos nez qui s’effleurerait. « J’en suis sûre ! » chuchotais-je toujours mais avec la tonicité de l’assurance, juste avant que sur ta joue, mes lèvres se posent. Qu’un baiser malicieux et sucré j’y dépose. Un papillon dans ma poitrine s’envole. Sur ta main déjà si grande comparée aux miennes, mes petits doigts se resserrent. Si j’en avais le pouvoir, je stopperais le temps sur cet instant. Mais, je ne pouvais, et il filait, alors, de ta peau je dus me résigner à me détacher. Droit dans les yeux, de toute ma franchise et ma confiance, je t’assurais : « Je le serais, je te le promets ! » Je vivrais ici pour tenir ma promesse. Raccrochons-nous l’un à l’autre. Dans le noir, je serais pour t’éclairer. Dans ce monde qui m’était inconnu, soit la main pour me guider. D’ailleurs, sans te lâcher, je me commençais à te tirer sur le bras pour t’inciter à m’accompagner :  « Tu m’emmènes visiter ? » Je désignais cette porte close qui nous appelait à l’ouvrir et à la franchir. L’étreinte de mes doigts se desserra : « Si tu ne veux pas… Alors contente-toi de me suivre, puisque tu dois me surveiller, car j’entends bien aller me promener ! » Je te laissais le choix, de tenir ou de lâcher ma main. De marcher avec moi ou malgré toi, car les doigts sur la poignet, tu ne parviendrais à me faire renoncer. Avec cette porte, j’ouvrais le portail vers un nouveau monde. J’acceptais enfin de tourner la page et t’entamer un nouveau chapitre de ma vie où le visage du héros se dessinerait sous les traits du tien…



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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Dim 12 Nov - 22:57
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Déception ou bien surprise ? Hun ne préfère pas se poser la question, se contentant de garder son regard ancré dans celui-ci de sa voisine. Il la trouve légèrement hautaine mais si belle. Et il comprend cette assurance lorsqu’elle lui évoque la raison de sa présence, son cœur lâchant quelques battements, son visage se voilant de tristesse. C’est donc pour cette raison qu’elle est là aujourd’hui, enfermée dans ce donjon, dans cette pièce si froide, privée de sa liberté. Il en est peiné et ne peut malheureusement l’aider, se sentant démuni de toutes capacités. Pour elle, il aurait bien grandi. Pour elle, il aurait appris à se faire entendre. Pour elle, il aurait pris davantage de force et de pouvoir. Pour elle, il aurait eu de l’ambition. Mais ce n’est encore qu’un petit homme, en apprentissage. Un apprentissage qui demande du temps et qu’il rejette véhément. « Je m’en excuse » dit-il en un murmure, sachant pertinemment que ses mots n’ont aucun impact et ne vont guère changer sa situation. Il imagine une scène violente, les siens l’arrangeant de sa famille, de son clan, l’amenant avec force, déterminés à l’utiliser pour mieux se venger. Elle doit en souffrir et se sentir abandonnée, seule sans membre de son clan. Il n’ose imaginer les émotions qui ont dû la traverser et qui la traversent sûrement encore. Et puis . . . de manière incontrôlable, une idée lui parvient à l’esprit, lui insinuant une possible manipulation de sa part. Lui, enfant non conforme aux autres. Lui différent des autres. Ce n’est qu’une jeune enfant et il le sait, mais méfiance est son deuxième prénom et prudence l’est tout autant. Mais . . . lorsqu’elle vient capturer ses mains entre les siennes, il oublie cette idée, ses yeux scrutant chaque parcelle de son visage de poupée. Il ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire, son cœur battant à tout rompre contre sa poitrine, ressentant pour la première fois la chaleur humaine. Sa destinée . . . Le simple fait de le penser engendre un frisson jusqu’à son échine. Il n’y a ni échappatoire, ni remède, ni refuge contre la destinée. Est-il donc condamné avec elle ? Est-il sincèrement et véritablement relié à cette jeune fille aux yeux intenses ? Si c’est le cas alors il est capable de se vouer corps et âme à sa destinée. Il l’accepte volontiers et ce, jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est décidé, aujourd’hui et face à cette charmante demoiselle, Hun ouvre son cœur. Serein. Sans rien attendre. Sans crainte, ni doute, ni peur. Ses joues s’empourprent lorsque Ra-On pose ses douces lèvres, aussi douces que la soie, sur ses joues refroidies, se sentant soudainement fébrile et heureux. « Moi aussi . . . j’en suis sûr ». Deux enfants reliés par un même destin qui, jamais, n’auraient dû se croiser, cherchant en vain à se retrouver. Sans crainte elle lui fait une promesse. Promesse entre deux âmes. Promesse d’un bonheur méconnu. Promesse d’être toujours présente. Mais si faire une promesse est une chose, la tenir en est une autre. Promettre du bonheur, c'est oublier que le bonheur est imprévisible, quasi insaisissable et surtout très éphémère. Le bonheur peut seulement être accueilli quand il passe tout près ou qu'il est présent dans l'instant. « Alors . . . si tu tiens ta promesse, je promets d’être un cœur sur ta main, une larme dans tes yeux, un soleil sur ton destin. Je serai une ombre sur le bord de ta route, et une lumière dans ta pénombre ». Ses lèvres s’étirent, gardant cette promesse au fond de son cœur, la refermant à tout jamais.
Elle l’entraîne alors vers ce qui semble être la sortie, l’incitant à transgresser les règles de capture, mais surtout à oublier son rôle premier qui était de la surveiller. Il hésite, sa main libre venant délicatement retirer sa main prise par son emprise. « Sais-tu au moins quels risques nous encourront si nous ne respectons pas les règles ? ». Il inspire profondément et regarde les alentours comme s’ils n’étaient pas seuls. Il ne veut pas la mettre en danger et accepter la mettrait en danger . . . tout comme refuser. Elle semble déterminer à sortir, avec ou sans lui, alors . . . n’est-il pas préférable qu’il se tienne à ses côtés, pour la protéger ? Elle sera toujours mieux avec lui que sans lui. Il avale difficilement sa salive, se pince la lèvre supérieure, hésitant encore, craignant les remontrances de ses supérieurs. Mais après tout, qu’a-t-il à perdre réellement ? En a-t-il conscience ? Absolument pas. Et c’est pour cette raison que pris par une bouffée de courage, sa main vient attraper celle de la jeune fille, son regard s’ancrant dans le sien, un sourire aux lèvres. « Partons ensemble, parce que c’est toujours mieux à deux. Mais avant tout, tâche de garder ma main dans la sienne, tout au long de ce dangereux voyage. Ne la lâche pas une seconde. Tiens là, jusqu’au bout ». Son autre main s’abat sur la poignet, la poussant, ouvrant la porte en grand.

Dans ce chemin inconnu, il s’aventure, à la recherche d'un peu plus de bonheur sans doute, à la fois conscient et ignorant des dangers. Et c’est donc passionnément qu’il poursuit cette route.


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Arme : Fusil à levier
Carnet de bord :
☼ Prez' ╰☆╮ Liens ☽
Suivi ϟ Acti

Force (1) ~ Perception (3) ~ Endurance (4) ~ Charisme (5)
Intelligence (6) ~ Agilité (8) ~ Chance (2)



Ra On
Rayon de Soleil filtrant à travers les nuages, de la chaleur de son sourire elle resplendit. Impétueuse et victorieuse, elle respire la vie à plein poumons. Enfermée, sa gorge s'assèche d'un désir de liberté. Princesse intrépide, elle défie fièrement le danger. Jolie effrontée qui sous son nom de naissance a hérité de la grâce de la Joie.


Yeonwoo
Clarté lunaire, caresse apaisante, du bout de ses doigts elle confère la douceur. Aimante, elle défend et protège ceux qui lui sont chers. Son esprit se déchire à la vue des conflits entre tous ceux auxquels elle tient. Insaisissable orpheline, elle est l'enfant de tous et de personne. File au gré du vent en quête d'un amour éperdu. Clair de lune dessiné par les nuages sous la bénédiction d'une pluie scintillante.




Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





ϟ HUN ✭



I’ve never forgotten about you even for a single day
In this life, next life
Even if I can meet you I tear up because of you
Even if the sad fate’s shadow covers me
I can’t get rid of myself who loved you ♫




I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
I love you, I love you so much, I can’t ever let you go
I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




My One and Only You
If only you can see
my frozen heart someday
Like a miracle, like a dream
I hope you will be there,
when I dreamed of you
Eventually, in the end,
I hope we will become each other's desperate wish




I Believe ღ



Explorateur Unité D • leurre
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Lun 13 Nov - 10:06

Ce jour là, de ma petite main dans la tienne, une promesse j’avais scellé. Toi qui serais désormais mon guide, mon phare dans la nuit et le brouillard, je serais le tien en retour. Ensemble, rien ne nous retiens. Le monde nous appartient. Partons à la conquête de cette bulle nommée prison, puis, nous repousserons toujours plus loin nos frontières. Un jour, nous marcherons jusqu’à la mer. Mais surtout, ô grand surtout, jamais rien ni personne ne nous séparera. Nous resterons ensemble, nos mains jamais ne se perdrons, jusqu’à la fin… N’est-ce pas ?

Loin d’avoir été blâmé pour avoir laisser l’oiseau s’envoler ce jour-là, tu aurais eu être félicité si les louanges ne se faisaient pas tant synonymes de rareté dans cette communauté. À ton insu, tu avais rempli l’informulée mission qui t’avait été confiée : celle de m’amadouer. Après des semaines de résistances où je m’étais refusée toute main qui m’étaient adressées, qu’elles furent douces ou brutales. Félin qui feulait du fond de sa cage, acculée, menaçant de ses fines griffes, au point que même la porte de sortie le faisait reculer. Car j’avais peur. Dans mon obstination, dans mon rejet de ces gens, le véritable sentiment qui m’animait plus que la haine et la rancoeur, portait le nom de peur. Grâce à toi, elle m’avait quitté. Mon coeur, elle avait libéré, balayé par le renouveau de ma gaieté.

Les semaines, les mois filaient, à présent, on te reprocherait peut-être un excès de zèle dans l’accomplissement de ma fonction. Le chat sauvage ronronnait contre la main qui le nourrissait autant qu’il se plaisait à la griffer par jeu. Une seule journée ne saurait se passer sans que le tonnerre ne gronde mon nom. Sans être rythmer par l’orchestre de percussion que ma baguette menait d’une main de maitre, au gré de mes frasques et de mes farces. Il me fallait bien trompé ce vil ennemi nommé ennui. Mes doigts de fée n’étant voués aux corvées, il me fallait bien rusé pour les éviter. Il m’arrivait bien de participer, mais il y avait certaines taches dont je ne souhaitais pas m’accommoder, encore moins si, c’était seule que je devais me les coltiner.

Aujourd’hui, ne faisait pas exception. Un fracas retentit au coeur des murmures de la prison tandis qu’une voix de baryton claironner mon nom. Dans ma fuite, je lui rétorquais bien qu’il n’était pas dans le ton pour prononcer si belles syllabes à la signification agréable qui semblait échapper à son vocable. Un gémissement de ma bouche en suivit ensuite, puis, je me résignais à prendre la fuite. À toutes jambes, je courrais dans les dédales de nos ruines réhabilités. J’esquivais quiconque pourrait tenter de m’intercepter. Nombre ne manquait pas à vouloir m’inculquer quelques leçons à leur façon, mais, à défaut de parvenir à éviter les coups, j’avais néanmoins rapidement appris à leur échapper. Fruit de mon expérience de fouine fugueuse aux seins des grottes veilleuses. Ma confiance, tu m’avais redonné. Mon assurance, tu m’avais permis de révéler. Ma flamme rallumée, joie à mes geôliers désormais adoptés de subir mon impétuosité. Mais, mes facéties, je ne le commettais guère jamais en ta présence. Puisque seule coupable, je devais être seule à en subir le châtiment. Toi qui étais si innocent…

Toi qui à cet instant apparus sur mon chemin. Ma course accélérée, je te rejoignais. Par la  main, je t’attrapais et ma suite dans la direction opposée où tu te dirigeais, je t’entrainais. « HUN ! Suis-moi ! » Sans que tu ne puisses ni résister, ni rétorquer, je t’emportais. Pourquoi t’emmener avec moi dans mes ennuis ? Non pas pourquoi tu sois puni, juste pour que tu sois là, avec moi. Pour que nous partagions ce moment à la délicieuse folie. Sentir l’air qui filait sur mon visage au gré de ma course. Mes poumons appelaient à toujours plus d’oxygène pour fournir mes efforts. Mon coeur battait, folle galope tant par la liesse que le plaisir de tenir ta main. Quand tu étais là, je pourrais grimper le plus haut sommet. Nous devions fuir les foudres pour trouver cachette où nous lover en entendant que la tempête ne soit passée. Je fonçais, m’éloignais du centre principal de notre communauté au sein de cet ancien pénitencier. Puis, peu à peu, je ralentis. Souffle saccadé, ma poitrine se soulevait et s’abaissait, essoufflée, tandis que je m’arrêtais.  « On l’a échappé bel ! » m’exclamais-je, encore haletante mais le sourire aux lèvres. De ton beau visage, mes yeux se détachèrent et glissèrent sur le décors qui nous entourait.  « Je n’étais encore jamais venue dans cet endroit… » Et je m’émerveillais de cette découverte. Tournant lentement sur moi-même, j’observais ce lieu aux murs délabrés. Tableau inconnu, des fuites de lumières le parsemait à travers ses parois et plafonds percés. Béton inhabité, la végétation avait repris peu à peu ses droits de cité. Trop absorbée, j’en oubliais la douleur qui portait des assauts sur le côté de mon visage si durement frappé. Je ne ressentais, la trace de sang qui perlait à la racine de mes cheveux.


 You're the Fire
I was looking at the silent sky That reflects on the red-stained window Then like a habit, I called out to you There’s no answer, I can’t see you You whispered to me that you’d protect me I believed you But without a single goodbye Without anything remaining, you got so far away
I FEEL SO ALONE...
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Il y en a qui naissent avec une étoile et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et bien que vous ne vouliez peut-être pas le croire, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.



✲ I can’t go back to yesterday because I was a different person then ✲


Silence d’un mot, Silence d’une larme. Silence d’un frisson au-dessous d’une trame, d’une rage enfermée tout au fond, de l’obscure, isolée, dans l’abysse profond. Silence d’une décennie, de l’effroi qui les a désunies. Silence d’âmes lassées de tout, de dictateurs avides surtout




A world without weaponry and war, where no one gets hurt, is but a pipe dream





Perhaps the butterfly is proof that you can go through a great deal of darkness yet still become something beautiful.


We delight in the beauty of the butterfly, but rarely admit the changes it has gone through to achieve that beauty.



Who are you? Do you mean the first of your people in the nation you will create? Your first love who somehow went to you as a eunuch? Then who am I? You are Ra on, who fills my world.






Whether you see it from the palace or from Banchon, the moon is still the same right? Even if I am Crown Prince, and you are who you are, we will be allright wherever we are as long as our hearts feel the same. Just like that moon




You must be careful with kindness. It’s usually mistaken for weakness by stupid people.

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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Mar 14 Nov - 23:00
Interwined Destiny

Les minutes, les jours, les semaines et mêmes les mois sont passés depuis sa première rencontre avec cette jeune fille aux yeux pétillants et provocateurs, à l’âme pure mais malicieuse. Depuis, il ne cesse de passer ses heures de libre en sa compagnie, la rejoignant discrètement avec en ses mains de précieux mets. Ses parents lui ont pourtant interdits, de nombreuses fois, toute rencontre avec la jeune prisonnière, refusant qu’il n’entache leur réputation en s’amusant avec elle, trouvant cela presque dégradant. Mais Hun n’en a que faire des menaces de ses parents et de leur restriction, pour une fois il a choisi la liberté, pour une fois il a choisi la confrontation à la place de la soumission, pour une fois il a choisi de faire ce qui lui plaît, qu’importe les conséquences. Il n’en a que faire de leur remontrance du moment qu’il est avec elle. Elle est bien plus importante que ses propres parents. Elle a une place royale. Malgré tout il lui arrive d’obéir, préférant rester loin de sa dulcinée que de s’en rapprocher, pour la protéger, du moins, du mieux qu’il peut. Il sait pertinemment que sa vie en tant que prisonnière n’est déjà pas simple et il ne souhaite pas en rajouter des couches, ce qu’il fait déjà, malgré lui. Il s’en veut parfois, culpabilise souvent, surtout lorsqu’il voit sa peau blessée, en sang, sentant son cœur se déchirer. Elle ne mérite pas ça. Personne ne mérite ça . . . Hun sursaute lorsqu’il perçoit, de manière très fine, une certaine agitation, comprenant immédiatement l’origine tout ça. Il en est habitué. Il a l’oreille aiguisée chaque fois que cela la concerne. Chaque fois qu’un son provient de là où elle vit actuellement. Curieux, et surtout apeuré, il accourt jusqu’à l’endroit indiqué par les sons, se faisant alors brutalement heurter par une silhouette fine, qu’il reconnait dans la seconde. « Ra-On ! » dit-il surpris de la voir aussi brusquement. Il n’a pas le temps de lui demander comment elle va qu’elle l’entraîne avec elle, sur le chemin de la fuite, courant rapidement, sans jamais se retourner, sourire aux lèvres. Lui non plus ne regarde pas en arrière, ne se demandant pas les raisons de cette course poursuite, se contentant dans la suivre, comme toujours. Il ne réalise même pas qu’elle s’est sûrement encore mise en danger, et qu’elle a sûrement encore commis un crime : le crime de vouloir se rebeller, petite sauvage qu’elle est. Ils arrivent finalement au bout de leur course, essoufflés, Hun se retenant contre l’une des parois, apercevant alors la blessure sur son visage, ne pouvant s’empêcher de serrer les poings. Et avant qu’elle n’avance plus, il lui attrape le poignet et la tire vers lui, pour prendre délicatement sa joue entre sa paume, caressant doucement sa peau amochée. Il fronce des sourcils se promettant qu’en étant plus grand il la protégerait. Il l’éloignerait de tout ça, de tout ce qu’elle subit. Et il tiendra sa promesse, jusqu’à sa mort. « Ra-On », il inspire profondément, la regardant intensément, « tu ne devrais pas . . . tu ne devrais pas te blesser ainsi. Ne devrons-nous pas te soigner avant de . . . continuer à fuir ? ». Mais avec quoi ? A part retourner sur le camp il ne voit pas. Il passe alors son tee-shirt contre sa peau, passant ses doigts dans sa chevelure pour enlever le maximum de traces, se sentant démuni de toute capacité à la soigner. Il ne veut pas s’excuser de nouveau car il sait pertinemment que c’est au-delà de ce qu’il peut faire. Du moins à son âge. « Tu es légèrement plus belle ainsi, ça va » dit-il sur le ton de la rigolade, en prenant alors sa main pour explorer les lieux inconnus. « Je ne me suis jamais aventuré ici . . . » il regarde sur les côtés, quelque peu méfiant. « Devrions-nous continuer ? ». Question qui connait déjà sa réponse. A vrai dire, Hun, de lui-même, a le désir d’y aller. De partir au-delà des frontières. D’explorer toutes ces terres inconnues. Mais chaque fois une chaine le retient, l’empêchant d’avancer plus. Plus loin. Elle le retient, violemment. Et alors, il rebrousse chemin, déçu de lui et frustré de ne pas y arriver. Il tient fermement la main de sa compagne, désireux de ne jamais la laisser.
Mais avant même d'avoir sa réponse il avance, découvrant alors un paysage magnifique. La nature sauvage . . .


Actually, I can not afford to die



(c) proserpina
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Elle est le soleil qui réchauffe,
l’orage qui gronde, l’étoile qui scintille,
la lune qui éclaire dans l’obscurité.





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I miss you, I miss you so much, I can’t ever forget you
My tears, my heart is calling you
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I’m lost behind you
So I’m only crying My Love ♫




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Explorateur Unité D • leurre
MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥ Hier à 13:53

Course folle, dans notre évasion, nous semblions avoir franchi un portail, vers une autre dimension. Vers un univers tout nouveau. La nature y paraissait si belle, sauvage et endormie. Dans ces terres dévastées, dans cette sinistre prison que nous nommions maison, un tel jardin secret pouvait-il vraiment exister ? Devrions-nous en faire le nôtre ? Dans mes pensées, je me perdais lorsque d’une traction sur mon poignet, à toi tu m’attirais. Corps gracile qui te laissait l’emporter sans te résister, de mes grands yeux étincelants, je te regardais. Démangée par l’envie de te sourire, mes lèvres se pincèrent néanmoins discrètement. Je me doutais de la désapprobation qui t’habitait. Etais-tu en colère qu’une fois encore j’eus commis quelques insolences me valant d’être brutalement réprimée ? J’aimais le contact de ta paume sur ma joue. Si te contempler ne me ravissait pas tant, ne me captivait pas tant, bien volontiers, mes yeux j’aurais fermé afin de ne plus me concentrer qu’exclusivement sur ce touché. Du son de ta voix, j’entendis mon nom prononcé. Moi qui l’avait toujours porté avec tant de fierté, je crois ne l’avoir pourtant jamais autant aimé que depuis l’instant où pour la première fois tes lèvres se l’étaient approprié. À l’instar des miennes, mon coeur aussi fut pris d’un pincement lorsque je pris conscience de cette trace de sang que j’offrais à ta vue et dont tu devais certainement te sentir peiné. J’en étais désolée et crois-moi que si je ne t’avais pas croisé, je me serais bien évertuée de rester cacher le temps de me soigner avant de réapparaitre devant tes yeux. « Ce n’est rien… » D’une voix soufflée, je m’apprêtais à te rassurer, l’âme tout de même ravie lorsque tu me couvais de la sorte, quand tu te permis d’en ajouter. « Yah ! Je suis toujours jolie… » Ma beauté sacrée de poupée, je la prônais autant que j’y tenais ! D’autant plus que de tous les regards, c’était bien au tien, voire au tien seul que je désirais plus que toi qu’elle soit reconnue. Que jamais rien ne puisse sévèrement l’entacher au risque que tu puisses en venir à ne plus m’aimer, à regretter un trésor devenu gâché, que ma vue n’en vienne à te dégouter… Alors, tandis que calmement, vers le décors tu te tournais, tes premiers pas tu engageais, de ma main libre, je vins passer le bout de mes doigts sur ma plaie, soucieuse n’ont pas de la douleur mais de sa potentielle profondeur. Il ne faudrait que ma peau n’en reste marquée d’une disgracieuse cicatrice. « Je n’arrête pas de leur dire qu’ils devraient avoir honte d’abimer une telle beauté… » marmonnais-je pour moi-même à demie voix avant de te clamer avec plus d’intensité : « Et ne crois pas que tu vas t’en sortir à si bon compte ! » Toi qui te tournais déjà vers notre jardin d’Eden. Toi qui le foulais de tes pas, sans attendre ma réponse à ta proposition. Tu pouvais néanmoins t’en douter, qu’en aucune façon, je ne m’y serais opposée, à cette exploration. Docilement, guidée par ta main, je te suivais. De mes pas pourtant plus petits, je trépignais. Pour une fois, je t’attendrais. Ou plutôt, je te laisserais suivre ton instinct en marchant devant. Difficilement, je me retenais d’accélérer pour être celle qui à mon habitude t’entrainerait. Car il était vrai qu’au fond, me sentir portée au gré de ta volonté me procurait une si douce sensation. Tu savais Hun, je n’avais nul besoin d’autre essence que de sentir ta main couvant la mienne pour peindre tout autour de nous un sublime tableau enchanté du pinceau de mon imaginaire. Où que nous soyons… Tant que n’y étions ensemble. Jamais nous ne serons séparés. Dans ton coeur aussi, bien que nous ne nous le soyons jamais déclarer, tu le pensais ? Qu’importait que les grands nous disent n’être que des enfants, incapable de comprendre ce que signifiait réellement ce qu’on appelait éprouver des sentiments. Quand de mes yeux, je te regardais, quand même mes paupières abaissées inévitablement tu m’apparaissais, je ne doutais. Je savais qu’en ce monde, je n’avais nulle volonté plus forte que celle de rester à tes côtés.

Parce que les mots ne seraient parfois d’aucune utilité, même la pipelette invétérée que j’étais l’attestait, surtout en ta présence, nous marchâmes quelques instants, dans un silence seulement troublé par le bruissement de nos pas de la brise caressant le revêtement végétal. Jusqu’à ce qu’un léger sifflement n’éveille mes sens en alerte. A moins que ce ne fut la sensation de ta main se crispant car certainement l’avais-tu perçu bien avant moi. Cependant, ce fut ma rapidité qui répondit la première à l’appel de nos sens. « Hun ! Attention ! » Fermement, je te retenais de vers un pas de plus en avant. J’usais de toute la force de mes deux petits bras sur le tien pour te faire reculer avant de te lâcher pour me saisir de la première branche cassée ou barre de métal trainant dans les ruines environnante, dans ma précipitation, je n’y fis attention. Puis, d’un geste au vif que preste, j’en glissais le bout sous la fine créature au corps anguleux qui nous menaçait depuis le sol afin de l’envoyer voler au loin par-delà les murs effondrés. Mon habilité et ma vivacité avait toujours été deux de mes plus incontestable qualité, bien que l’usage que j’en faisais pour me sauver, explorer, plaisanter, s’avérait en revanche bien souvent déploré. À l’instar de mon rythme cardiaque, ma respiration s’était accélérée sous l’effet de la brusque pression. « Ce n’était qu’un jeune serpent, mais il y en a probablement d’autres dans les parages… » Et mes yeux furetaient, à l’affut de mouvements ou de silhouettes. Mon échine frémissait autant sous l’adrénaline du potentiel danger que par l’exaltation d’admirer quelques unes de ces mortelles créatures qui avaient le don de me fasciner. Je rêverais un jour de pouvoir en adopter un. Le familiariser, l’étudier dans son comportement, et peut-être en grandissant pouvoir prélever quelques gouttes de ce venin qu’il pourrait être bon d’analyser afin de pouvoir nous en protéger. J’observais quand soudainement, je fus attaquée par un insecte non-identifié tant il m’apparut directement au plus près, entre les deux yeux, presque à se ruer sur mon nez, m’arrachant un gémissement de stupeur. « Kyaaah ! »  Mon corps lui réagit par lui fuite, se projetant auprès du refuge protecteur que représentait le tien.


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MessageSujet: Re: [FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥
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[FB]Intertwined Destiny #HunRA ♥
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