Sometimes, I've the impression of walking my dog
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MessageSujet: Sometimes, I've the impression of walking my dog Ven 23 Juin - 17:15
que désirs deviennent souvenirs.

Il avait l'impression de promener son chien. Cela faisait deux mois qu'ils étaient ensemble et il avait l'impression depuis qu'Izao ne le quittait plus d'une semelle. Ce n'était pas pour lui déplaire mais, dès qu'ils faisaient une expédition avec leur unité, Izao avait tendance à choisir de venir avec lui plutôt qu'aller avec les autres quand ils devaient se séparer. Il était tout le temps avec lui et il aurait pu trouver cela adorable mais, aux yeux d'Izao, il pressentait que c'était différent.

Aujourd'hui, il avait été décidé qu'ils iraient explorer la partie nord des terres désolées. Une aubaine pour Camille. Il insista pour partir jusqu'à l'hôpital où il irait seul s'il le fallait. Mais, son petit-ami était là et lui fit part de son envie de le suivre tandis que les autres iraient fouiller un endroit non loin du leur. Il accepta et, après une longue marche, ils arrivèrent à destination. Ce n'était pas la première fois qu'il venait jusqu'ici mais l'endroit était toujours aussi lugubre. Il espérait qu'ils aient autant de chance que la fois d'avant.
Ils y entrèrent d'un pas sûr mais discret. Camille arrêta son petit-ami dans son envie d'aller plus loin et fronça les sourcils. Ils devaient être prudents, ils ne pouvaient pas faire autrement. Depuis qu'il était devenu explorateur, il l'avait toujours été mais sans l'être de trop. Il fallait savoir doser la prudence car on pouvait autant se faire avoir en étant trop prudents qu'en ne l'étant pas assez. Camille était prudent mais était susceptible de se faire avoir à cause du calme dont il faisait preuve chaque jour. Il sonda les alentours et lui fit signe de passer devant.
Ils continuèrent de marcher silencieusement tandis que Camille dépliait la carte pour se souvenir vers où aller pour récupérer des médicaments ou matériels nécessaires pour la survie de leur espèce. Il lui indiqua où aller tout en faisant attention à ne pas tomber sur des bêtes. Par chance, ils arrivèrent sain et sauf dans la première pièce où souhaitait se rendre Camille. Il sourit et fit le tour des lieux tandis qu'Izao restait à la porte à surveiller le moindre danger.

« Tu es drôlement calme pour une fois, lui dit Camille, Est-ce que tu as peur de sur quoi on pourrait tomber ? »

Il y avait tant de médicaments mais certains étaient périmés. On n'avait pas réussi à les récupérer après la fin de la guerre alors il y en avait beaucoup inutilisables. Ils n'avaient pas le temps de faire le tri lors de leurs expéditions mais là ça commençait à devenir trop. Il s'étira les bras et regarda son petit-ami toujours aussi calme. Il décida de s'approcher de lui et de mordiller le lobe de son oreille.

« Tu pourrais me répondre quand je te parle, dit-il en le voyant sursauter et lui lancer un regard froid, Combien de médicaments puis-je ramener à ton avis ? »

Il repartit vers les étagères et se passa une main dans les cheveux. Il ouvrit son sac et commença sérieusement à récupérer les médicaments dont il pouvait avoir besoin. Il entreprit aussi pour une fois de mettre là où il y avait de la place les médicaments périmés depuis des années. Puis, du bruit se fit entendre.
Il récupéra son sac en vitesse et attrapa Izao par le bras pour le forcer à s'accroupir. Au bruit que la bête faisait, cela sembla être une goule. Il garda sa main sur la bouche d'Izao en le gardant près de lui car il lui était plus difficile pour lui de rester aussi calme que lui. Ils attendirent une bonne dizaine de minutes avant que la bête ne s'en aille et soit assez loin d'eux pour souffler. Il ébouriffa les cheveux d'Izao et se remit au travail.
lumos maxima
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MessageSujet: Re: Sometimes, I've the impression of walking my dog Sam 24 Juin - 18:43







Et ils avaient finir par en arriver là. Il avait fini par en arriver là. Aux côtés de cette personne qu’il haïssait tant. Cette personne qui était devenue son petit ami. Ridiculement. Cela faisait bien deux mois qu’ils « sortaient ensemble », presque six mois qu’ils se « connaissaient ». Ce qui, en soi, était un mensonge. Izao avait posé les yeux sur lui depuis bien plus longtemps que cela, le connaissait, lui et son parcours, son passé, depuis plusieurs années de cela. Et jamais, jamais, il n’avait cessé de le haïr. Mais pour l’instant, impuissant, il se contentait de garder son masque, attendant une opportunité d’agir. Il se comportait aimablement, dissimulant ses véritables attentions.
S’il était venu à tant se rapprocher de lui, ce n’était certainement pas pour lui permettre de lui glisser entre les griffes. Le jeune homme s’appliquait donc à être avec lui autant qu’il le pouvait, feignant le rôle de l’adorable petit ami. Il ne l’était pourtant pas. Surveiller Camille de la sorte lui permettait de garder un certain « contrôle » de leur situation. Partir avec lui lors de missions dangereuses était tout simplement primordial. Si les choses venaient à dégénérer, Izao aurait très bien pu saisir l’opportunité que cela pouvait lui offrir. Il ne savait encore trop comment, mais il souhaitait lui faire payer : lui faire payer sa simple venue au monde.

Regardant le couloir délabré qui lui faisait face, il restait perdu dans ses pensées. Combien de temps devait-il encore jouer cette comédie ? Il commençait à être lassé de tout ce petit jeu. Sourire lorsqu’il n’en avait pas envie était épuisant. S’investir dans les missions, montrer un tant soit peu de motivation était une plaie. Il détestait se forcer. Et pourtant...pourtant, il ne faisait que ça. Ne pourrait-il donc jamais être lui-même ? Pas pour le moment, du moins. Ce n’était pas possible, pas lorsqu’il avait tant de chose à accomplir. Pour le moment, il devait donc jouer la comédie. Jouer les enfants modèles, comme d’habitude. Il retint un soupir alors que son regard noir dévia d’un bout du couloir à l’autre. Et voilà qu’il était en train de monter la garde dans un stupide hôpital dans le but d’effectuer une stupide mission qui avait pour but de récupérer du matériel. Cela n’avait pas de sens. A la limite, il aurait préféré quelque chose de plus distrayant, de plus actif. Mais non. Il se retrouvait à monter la garde dans cet endroit désertique. Comme si des bêtes y rodaient... Izao n’y croyait guère. Mais c’était sans compter sur l’extrême prudence de Camille : prudence qui lui tapait plus que clairement sur le système.
Perdu dans ses pensées rageuses, il n’entendit même pas ce que lui demanda l’autre jeune homme. Ce n’est que lorsque celui-ci lui mordit doucement l’oreille qui revint à la réalité. Il sursauta avec violence, sortit de sa rêverie. Malgré lui, il ne put s’empêcher de le regarder un peu froidement ; c’était plus fort que lui. De temps à autres, ses réactions ressortaient spontanément, surtout lorsqu’il était pris par surprise. Izao tenta malgré tout de gommer cette expression qui avait durci un instant les traits de son visage. « Désolé j’étais perdu dans mes pensées... » s’excusa-t-il doucement avant de lever les yeux au ciel une fois qu’il lui tournait le dos. Même sa question lui semblait superficielle. Combien de médicaments ? Que voulait-il qu’il en sache ?... « Le contenu d’un sac devrait suffire, tu ne penses pas ? Enfin je peux aussi en prendre » lança-t-il avant de le rejoindre, regardant le contenu des étagères avec une attention feinte. Entendant un bruit étrange, le jeune homme fronça un sourcil puis tourna la tête en direction de l’encadrement de la porte. Une bête ?... Il n’eut même pas le temps de réagir d’une quelconque façon que Camille l’attrapa par le bras pour le forcer à s’asseoir alors qu’il mettait une main sur sa bouche. Cette subite proximité le fit légèrement frissonner sans qu’il n’en définisse réellement la cause. Entendant les bruits se rapprocher, il retint cependant sa respiration, sentant son pouls s’accélérer. Clairement, il n’était pas rassuré de se retrouver face à face avec une créature, ce que semblait comprendre son aîné. Izao tenta de se calmer, n’osant pas bouger pendant plusieurs minutes. Lorsque la bête s’éloigna, le soigneur le relâcha avant de lui ébouriffer les cheveux et se remettre au travail. Il fit la moue. Ce qu’il détestait le plus chez lui était le fait qu’il semblait le considérer comme un enfant ; une chose fragile. Il ne l’était pourtant pas.
Izao se releva à son tour pour regarder ce qu’il pouvait prendre sur les étagères. Il ne s’y connaissait pas vraiment et tous les noms qu’il pouvait lire lui semblait plus abstraits les uns que les autres. N’était-il pas plus simple de recréer des médicaments plutôt que d’aller les chercher aussi loin ? Bonne question. Cela faisait depuis longtemps qu’il avait arrêté de chercher à comprendre. Il soupira mentalement. Dieu qu’il s’ennuyait. « Je vais voir ce qu’il y a à côté » lança-t-il à l’attention de Camille alors qu’il se dirigeait dans la pièce adjacente. Il eut une drôle de grimace en y entrant. Tiens, le sol ne semblait vraiment pas solide....
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